30 novembre 2008
"J'irai dormir à Hollywood"
Sortir d'une salle de cinéma avec le sourire bien accrochée sans avoir mis de côté les neurones n'est pas si fréquent. C'est pourquoi il faut sans hésiter foncer voir "J'irai dormir à Hollywood". D'un concept on ne peut plus simple, Antoine de Maximy, a su faire un vrai road-movie. Bardé de 3 caméras accrochés à lui, l'homme se filme, et surtout filme les gens rencontrés au hasard, sans préparation, sans scénario préalable. Scénario qui tient sur un ticket de métro, traverser ainsi équipé les Etats-Unis, de New-York à Los-Angeles, en passant la nuit chez qui le veut bien. Démarre ainsi des rencontres drôles, inquiétantes, tristes, d'une Amérique de communautés, de Hobo, de laissés pour compte. Indiens Navajo, ancien du Vietnam prenant le train pour aller purger 15 ans de prison...pour une broutille, malade mental, ancien agent immobilier ayant tout perdu... autant d'incarnations d'une Amérique approchés avec douceur et humanité. On a peur pour lui dans une Nouvelle-Orléans encore en ruine, à la rencontre d'un homme perdu dans un lotissement, lui-même perdu dans le désert; on sourit tristement à la rencontre d'une famille Navajo, replié sur elle-même, d'un Hobo sur une plage de Los-Angeles. Nous vivons avec lui son périple, sa recherche du semblable, sa quête du "des gens sympas il y en a partout, il suffit de les trouver"! Formidable moment de cinéma vérité, et si vous avez mal au coeur en sortant, c'est que celui-ci est bien rempli d'émotions et non parce que ces minis-caméras sur l'épaule vous auront donné le tournis ! Courez-voir ce film, antidote parfait à l'Amérique de bush.
KLL
Film : "J'irai dormir à Hollywood" d'Antoine de Maximy avec Antoine de Maximy !
Bande son : "I Started Out with Nothin and I Still Got Most of It" Seasick Steve
22 novembre 2008
Dostoïevski en Amérique
L'avantage de préférer Dostoïevski à jean- marie bigard, c'est de pouvoir y revenir et toujours d'y trouver plus de sens et de profondeur. C'est ce sentiment qui me submerge en redécouvrant ces derniers jours un morceau de bravoure, encore un des 16 Horsepower. "Haw" est l'objet du plaisir quotidien sur la platine noire. Il me semble impossible ce soir de créer un morceau où le sentiment de danger, d'urgence, d'intensité soit plus fort. Ce groupe avait une classe, une élégance absolue.
Ce n'est pas la première fois que je déclare ma flamme pour la musique de ce groupe, bande son souvent parfaite de mes sentiments. Rien trouvé de mieux depuis 10 ans, avec l'Ami Elliot Smith.
Demain soir à "La Maroquinerie" le sieur David Eugene Edwards creusera toujours plus profond avec "Wovenhand".
KLL
Bande son "Live March 2001" 16 HORSEPOWER
24 octobre 2008
Ma France

Immigrés sur une chaîne de montage aux usines Renault. 1975 © Berretty / Rapho
Il faut un début à toutes choses, y compris à la fin. Que le nabot de neuilly soit devenu président de ce qui n'est plus une République, n'a rien d'étonnant. Que les Français aient eu à choisir entre la mystique du Poitou et l'excité à talonnettes, prouve à quel point la Démocratie est morte. Elle n'existe que sous la forme évidente d'un jour, aller voter. Libre ? Pour quel choix ? Libéralisme contre social-libéralisme ? Noir contre gris foncé ? Le peuple n'a plus ni conscience nécessaire, ni choix possible. Alors voir aujourd'hui l'omniminiprésident se poser en réformateur du capitalisme fait mal. Mais ce qui fait encore plus mal c'est de ne rien entendre de la gauche majoritaire. Un silence assourdissant ou presque, mais logique. les socialistes ont abandonné en 1983; cela fait donc 25 ans qu'ils ne pensent ni n'osent d'autre alternative au capitalisme. Abandonnant aux requins les bras du peuple. Je pense à la France que je connais, celle qui n'a jamais attendu le nain pour se lever tôt. Celle qui n'a qu'à vendre sa force, son temps de travail, et souvent ses bras et son dos. Cette France qui travaille plus sans voir la couleur des promesses sarkoziennes. cette France aux yeux creusés, aux manteaux qui durent tous les ans un an de plus, femmes de ménage, ouvriers de l'automobile, du bâtiment, caissières...
Depuis le début des années mitterand la part des salaires dans le PIB de la France a baissé de 9,3%, soit plus de 150 milliards d'euros par an, 12 fois le trou de la sécu ! Alors entendre depuis 30 ans les patrons réclamer moins de charges, allonger l'âge de la retraite, réduire les dépenses publiques...pour saigner encore un peu plus les salariés. Et partager ? Répartir ? Non ? Au lieu de cela les socialistes comme les autres ont continué à ouvrir toutes les vannes, libéraliser, privatiser, externaliser, dépecer le bien public. Brader, donner le fleuron des entreprises publiques pour former des monstres incontrôlables, incontrôlés, aux mains des actionnaires.
Je repense à Patrice, conducteur de travaux, 50 ans, 35 ans de métier, plombier puis chef d'équipe et enfin chargé d'affaires. Il avait toujours su gagner de l'argent, gérer ses gars, mener à bien ses chantiers. Il aimait ça se lever tôt, gueuler parfois, mais boire un verre aussi; casser une croûte à 10h00 avec les gars. Et puis sa boîte est entré en bourse, un fond de pension américain a pris sa part. Une main invisible a commencé à réclamer 3% de plus par an, puis 5 puis 7, il a fallu pousser encore un peu plus les hommes. Jusqu'à ce qu'ils atteignent les limites prévisibles. On lui a parlé de tableaux de bord, de courbes, de planning incompressible, d'évaluation de compétences, de formation. En réponse, il s'est mis à boire un peu plus, est rentré toujours plus tard à la maison; a fait un infarctus. Combien comme Patrice ?
Alors je soupçonne aujourd'hui l'imposteur d'utiliser cette crise comme une aubaine, un prétexte énorme pour faire taire les voix différentes, sous prétexte d'unité nationale.
Ce pantin n'est que le fruit de ses amis milliardaires, un petit avocat qui se croit président, de la France, de l'Europe, du monde. il faut le voir saoulé de sa propre suffisance, réunir les "grands", donner des leçons, faire la morale. Gageons qu'il fatiguera nos voisins Italiens, Allemands ou Hongrois qui se rendront vite compte que rien n'y changera. Si nous devons nous en sortir ce n'est pas en sauvant le capitalisme mais en le DETRUISANT.
KLL Black and Red
16 octobre 2008
Woven Hand "Ten Stones"
Il y a ce morceau entêtant au possible en plage 4 de l'album. Pas entendu à la première écoute, mais qui ce soir tourne, tourne, tourne. "Cohawkin Road" commence sur une guitare sèche à peine joué, doucement frotté, puis arrivent douces cymbales, choeurs magnifiés sur lesquels se pose la voix de l'ancien leader du 16 Horsepower. Le morceau gagne alors une intensité effrayante, sans jamais hausser le ton, tout en nuances de noir et de gris. Cet album est heureusement plus facile, on n'est pas chez johnny H quand même; mais plus riche, plus varié que les précédents.
A la première écoute j'avais trouvé le disque de l'ancien leader de "Sixteen Horsepower", plus électrique, plus proche de ce qu'il faisait avec ses magnifiques seize chevaux. Et c'est le cas. Rien de gratuit néanmoins, il faut creuser en son âme pour apprécier cette dernière oeuvre. Même si les couleurs ont pour nom rédemption, mélancolie, ferveur; la musicalité l'emporte. Ce disque est fait pour être joué sur scène, partagé, donné. L'intensité de cette dernière oeuvre m'emporte en des abysses bienvenues en ces temps financiers. David Eugene Edwards creuse avec Woven Hand les mêmes sillons pour y semer les mêmes graines, rédemption, pardon, quête de l'absolu, amour, haine, résistance. Illusion de Résistance.
KLL
Bande-son : "Ten Stones" Woven Hand 2008 et le 23-11-08 en concert à La Maroquinerie - Paris
14 octobre 2008
Krach 40
Sauvés ! ils sont sauvés... Deux jours seulement que les bourses bandent à nouveau, la bourse comme thermomètre de notre bonne santé ? Cela en dit long sur l'état de nos démocraties. Nous devrions boire du "petit lait" à voir les apôtres du libre échange, les ayatollahs du moins d'état, les intégristes de la privatisation; convertis au Socialisme. Mais non, mais non... il s'agissait de sauver le soldat capital, ce capitalisme virtuel, jonglant avec les milliards arrachés aux bras, eux réels, de la plèbe ! Peu importe qu'il faille nationaliser banques, compagnies d'assurance pour éponger les pertes de ces salopards. C'est avec notre petite monnaie, nos livret A, nos poches pas encore troués qu'ils "garantissent" la pérennité du système...qui crèvera donc plus tard. 6 jours, 6 mois ou 6 ans, le temps qu'ils oublient tout et qu'ils recommencent. L'Homme de la rue résigné se dit, on lui a appris; qu'il ne peut de toute façon rien y changer. Ce qui permet ce hold-up planétaire. Mais demain ? Puisque le capitalisme ne peut que se nourrir de croissance, de plus de consommation, plus de profit... Qu'inventera t'il pour nous sauver de la récession, du chômage, de la famine, de la pollution ? Une guerre mondiale, bonne vieille recette déjà usitée. Crise et Krach sont sur le même bateau. Le fascisme comme forme ultime du capitalisme moribond.
Pendant ce temps l'omniminiprésident fait ce qu'il sait faire. S'agiter, convoquer, réunir, il a appris cela tout petit déjà, maire de la besogneuse Neuilly, président du conseil général 92, ministre. Réunir, réunir, réunir; et se présenter doctement en sauveur, donneur de leçons à l'envers des précédentes. Mais peu importe car les médias, majoritairement, rapporteront la bonne parole, sans y relever matière à contradiction. Et notre gauche social-démocrate à nous, celle majoritaire, dite encore socialiste; et bien elle s'abstient...de voter contre le plan de "redressement". Quel courage, quelle lucidité, quelle clairvoyance. Il faut dire qu'ils n'ont rien de mieux à proposer. Et surtout pas revenir aux fondamentaux qui font l'identité du peuple de gauche. ARRÊTER TOUTES LES PRIVATISATIONS, NATIONALISER TOUT (dans un premier temps) ce qui doit l'être. Eau, gaz, électricité, transports... Le moment devrait être historique pour engager le débat d'idées. Au lieu de cela la madone du Poitou nous sert un show mystico-baba, strauss-khan dirige le FMI, delanoë n'a rien à dire, rien à penser.
Je rêve d'un Nuremberg du libéralisme, de la mondialisation, qu'ils soient jugés pour crimes contre l'Humanité. Le libéralisme aujourd'hui et demain contre la Démocratie.
KLL Black and Red
Lecture : "L'Empire de la honte" Jean ZIEGLER
Pendant ce temps l'omniminiprésident fait ce qu'il sait faire. S'agiter, convoquer, réunir, il a appris cela tout petit déjà, maire de la besogneuse Neuilly, président du conseil général 92, ministre. Réunir, réunir, réunir; et se présenter doctement en sauveur, donneur de leçons à l'envers des précédentes. Mais peu importe car les médias, majoritairement, rapporteront la bonne parole, sans y relever matière à contradiction. Et notre gauche social-démocrate à nous, celle majoritaire, dite encore socialiste; et bien elle s'abstient...de voter contre le plan de "redressement". Quel courage, quelle lucidité, quelle clairvoyance. Il faut dire qu'ils n'ont rien de mieux à proposer. Et surtout pas revenir aux fondamentaux qui font l'identité du peuple de gauche. ARRÊTER TOUTES LES PRIVATISATIONS, NATIONALISER TOUT (dans un premier temps) ce qui doit l'être. Eau, gaz, électricité, transports... Le moment devrait être historique pour engager le débat d'idées. Au lieu de cela la madone du Poitou nous sert un show mystico-baba, strauss-khan dirige le FMI, delanoë n'a rien à dire, rien à penser.
Je rêve d'un Nuremberg du libéralisme, de la mondialisation, qu'ils soient jugés pour crimes contre l'Humanité. Le libéralisme aujourd'hui et demain contre la Démocratie.
KLL Black and Red
Lecture : "L'Empire de la honte" Jean ZIEGLER
05 octobre 2008
A qui profite les crimes ?
Bon, je ne tenais pas particulièrement à revenir sur l'affaire, mais ce soir mon mauvais sang a grimpé de quelques °...Putain, "ils" ont cambriolé "Siné Hebdo", c'est à dire rien moins que le domicile du vieil Anar. Et bien entendu en n'emportant que 4 ordinateurs portables, la liste des abonnés, des signataires de la pétition... Ce pays est en voie de poutinisation. On défouraille pas encore les journaleux, enfin ce qu'il en reste, dans les ascenceurs; mais les signaux sont alarmants. Intimidations, coupure des vivres, copinage, journaux aux mains des marchands d'armes...et ce n'est que la partie visible (?). Au moins.
Pour la petite anecdote, je voulais mettre un commentaire sur Libé, en gros je dénonçais un pays en voie de poutinisation, que le modérateur du site n'a jamais mis en ligne ! C'est pas possible d'être aussi naïf, val, joffrin même combat. Quel con !
deuxième couche :
Et vendredi je "tombe" sur la chronique hebdomadaire du valet sarkozien, val, où ce tout petit imposteur se lance dans un portrait forcément féroce du simplet qui faisait sauter les radars en région parisienne. Dés le début de la chronique je me suis trouvé mal à l'aise en entendant ce valet dégommer un pauvre type, moignon main gauche, 3 doigts en moins sur l'autre, brûlé aux jambes... c'est plus que tirer sur l'ambulance. Alors pourquoi cette diarrhée verbale ? la réponse n'allait pas tarder! L'apprenti artificier s'était déclaré la veille partisan d'Olivier Besancenot. C'est donc le postier Rouge que notre ami de sarkozy cherchait à atteindre. Ce qui dans le studio de France-Inter fût certainement réussi, à en juger par les ricanements perceptibles dans le studio. Quel courage ce val ! s'attaquer à cet affreux gauchiste, pourfendeur de radars pour mieux atteindre Besancenot.
Aux dernières nouvelles, 70 à 80% des exemplaires de Charlie-Hedo pourrisse sur les présentoirs (chiffres curieusement impossibles à vérifier) alors que le Siné tourne toujours à 120, 130 000 exemplaires. Il paraît ;-) que le ou les cambrioleurs du Siné se sont enfuis en scooter. Merde en plus le vieux Bob va devoir raquer de sa poche ! les barbouzes ont repris du service depuis qu'ils sont installés à levallois, riante cité de l'honorable balkany.
Dernière précision, le courageux "journaliste, askolovitch, mandaté sur RTL pour dénoncer le papier supposé antisémite de Monsieur Siné a été récompensé par Europe 1 la station du grand frère. No more comment !
Tous les mercredis, je vous avais bien dit que c'était un acte premier de Résistance, Siné-Hedo + Le Canard !
KLL Black and Red
14 septembre 2008
Trop de classe pour les voisins.

Envie ce matin de Rock'n'Roll, de retour aux sources, sans prise de tête mais avec panache, style, classe. Et pour corser le truc ce sera un groupe Français. Les merveilleux Rouennais "Dogs" du regretté Dominique Laboubée. Ils avaient tout ces gars-là, le style, les gueules, le sens de la belle mélodie, fins musiciens, voix. Et puis ils avaient le bon goût de chanter en Anglais. Et certainement une jolie discothèque de mono-maniaques pleines de vinyles "Flaming Groovies", "Kinks", "The Easybeats"...
Les Dogs, le Téléphone des débuts, Noir Désir...Et puis quoi ? Pas grand chose. Combien d'affreux Tryo pour un Bashung, de Cali pour un Arthur H, de Bérurier (même noir) pour un Little Bob ? Comme disait l'ami LUZ, "J'aime pas la chanson française". Trop de texte tue la musique.
KLL
Bande son du dimanche un hymne Rock'n'Roll, spécial dédicace aux voisins: "Too Much Class For The Neighbourhood" 2mn50 pas un bout de gras ! sur l'album du même nom en 1982, début des années bien pourries.
12 septembre 2008
Crève charlie, crève.
Je sais c'est pas bien de souhaiter la mort de quelqu'un, même d'un journal.
1) Rien à foutre car de toute façon MONSIEUR Siné est revenu aux sources, tout se permettre à Gauche, avec humour, talent, esprit. Rentrer dans le lard des bien-pensants, des adeptes de l'ordre moral, militaire, économique, sexuel; de tous ses larbins, cireurs de pompes, journalistes passe-plats du pouvoir, et escrocs à col blanc. Oh putain merci val :-)
2) Il semblerait qu'à charlie, on se foutait par avance de la bande à Siné, que l'on pariait sur un journal bancal, mal foutu, piloté en vrac par un sénile Siné rongé au 13° ! Alors voir pourrir les exemplaires d'un journal de valais ne me tirera pas une larme. Pas plus que de voir couler le bateau au grand complet... pas un courageux pour avoir suivi le Siné... même pas Cavanna :-(
oh !!! les potos TOUS les mercredis !!! bon pas obligatoirement deux exemplaires chaque mercredi ;-), mais il s'agit bien de ne pas mollir, c'est une résistance possible ET (encore) facile.
Et enfin pour en finir (ce soir) avec les socialistes, visez un peu les membres de ce groupuscule... manque juste drucker et de gaulle :-)
KLL Black and Red
ps : dernier post sur Siné (???)
Bande son : un truc joyeux...bon je cherche c'est vrai ! ah ça y est, spécial dédicace au défunt charlie : "If You Want Blood You Got It" AC/DC Album "Highway To Hell" 1979
10 septembre 2008
Boomerang.

Si j'avais un seul talent, ce soir je prendrais un crayon pour dessiner un boomerang qui aurait la tête de Siné, revenant pleine poire dans la tronche de val :-)
Je me suis donc fait un (petit) plaisir en achetant deux exemplaires du n°1 , et contempler la surprise de ma libraire, soit 5,20€ avec le Canard. Enfin deux journaux pour tenir la semaine !!!
Gros succès pour le premier numéro de Siné Hebdo ! Pourvu que ça dure :-)
Seule vraie bonne nouvelle depuis des mois. Un grand grand merci donc à monsieur val. En attendant la venue du cirque Romain du petit benoit dit XVI. Question : "petit nico amènera t'il le révisionniste bigard dans ses bagages ?"
KLL Black and Red
Bande son : "Chelsea Hotel '78" Alejandro Escovedo Album : "Real Animal" 2008
04 septembre 2008
Siné Die (prononcez Dié :-) 10/09/08


C'est en écoutant l'indispensable Mermet que l'envie de reprendre du clavier m'a pris ! Soutenir , militer pour ce brave Siné, jeune Homme de 80 balais, viré par la voyoucratie mal-pensante, nichée au sein même de Charlie-Hebdo; à sa tête, j'ai nommé l'usurpateur le petit val, ver dans le fruit Charlie. Chansonnier raté, arriviste réussi, en virant le joyeux Siné, val a certainement commis sa plus visible saloperie et une grosse connerie.
Au lieu de se morfondre, geindre et pleurnicher sur son sort l'affreux Siné lance son Canard.
Alors pour emmerder les cons, les val, les joffrins, sarko, les censeurs de tout poil; les moralistes, les militaires, les bigots juifs, cathos, musulmans, boudhistes, scientologistes; les petites bites, BHL, les peines à jouir, les centristes, les socialistes, les cravatés, les staliniens; les moines, le CAC 40, les profs, les nationalistes, les sionistes, les istes; les traders fous, le drapeau, BHL, les milices, la télé; les directeurs, les petits chefs, les patrons, les néos cons; BHL, les libéraux, les experts, les spécialistes, BHL... (liste à compléter à ta guise, suggestions bienvenues ;-)
Amis, Amies, libertaires, libertins, libres penseurs; sans morales autre que la tienne, jouisseurs, tricheurs, amis de Bacchus; entartreurs, pourfendeurs de l'évidence, des idées toutes faites, des "solutions" simples; Amis et Amies d'Eros, voyeurs, pornocrates, nymphomanes, végétariens (?); prolos, chômeurs, sans-papiers, intermittents du boulot, de la culture, du cul; partouzeurs, partouzés, internationalistes... mercredi prochain un jour avant ce putain de 11 septembre, souscris à SINE HEBDO emmerde sarko et son val(ais).
KLL Black and Red
Lecture : "Pourquoi êtes-vous pauvres ?" William T. Vollmann
14 juillet 2008
Eldorado Belge
"ELDORADO" un film de Bouli LANNERS - Belgique 2008 -
C'est un ovni Belge, un formidable LITTLE BIG FILM, plein d'une humanité décalée et terriblement attachante. Une Belgique en monochrome, filmée en couleurs avec amour, humour et tendresse. Une Belgique filmée comme on imagine le Canada.
La rencontre de deux paumées qui ne comprennent plus grand chose au monde qui les entoure. Société qui leur rend bien. Cela commence par une virée solitaire en Chevrolet bleue, musique et voiture Américaine. Yvan, dealer de V8 américain, rentre dans son pavillon pourri, dans un village où on le sent pour le moins "à côté". Pas marginal, seulement à part. Et c'est parce qu'il est le seul à ne pas avoir de chien, qu'un jeune lunaire, un brin sauvage, casquette vissée sur la tête, décide de le cambrioler. Juste pour récupérer un peu d'argent afin de retrouver le foyer familial, dit-il... Au cours d'une longue, drôle et tendre scène (Yvan attend qu'Elie sorte de sa minable cachette, sous le lit) avant de finalement lui proposer de le ramener chez ses vieux. S'ensuit une série de rencontres singulières, collectionneurs de Chevrolets psychopathes, naturiste en camping car, chien jeté d'un pont... une humanité loufoque, étrange, inquiétante, terriblement humaine. "Eldorado" c'est aussi de grands moments de pur cinéma, longs travelling amoureux sur fond de musique forcément alternative. Envie de partager la discothèque de Bouli Lanners, d'en savoir plus. An Pierlé,Jessee Sykes entre autres diamants... Arrivé chez ses parents, Elie perdra vite l'illusion, qu'il n'avait certainement pas, d'un retour heureux. Pendant qu'éclate l'inévitable dispute entre Elie, en fait Didier, et son père militaire; Yvan attend en bas face à la mère. Peu à peu l'intime transpire. Intime qui prend la forme d'un petit film de famille en super 8, deux frangins filmés d'en haut, chahutant plein de vie, plein de vies.
Il faut donc repartir, quitter une morne campagne pour ramener Didier en ville, impasse obligée d'un ex et futur (?) junkie. Yvan attend ce qui ne reviendra plus, sa jeunesse perdue, une fraternité ratée, Didier... Le film laisse sans boussole, sans repères. Il ne finit ni bien ni mal, il se finit en nous.
Je pense au "Pigeon" de Monicelli, à "Paris Texas" de Wenders, "Eldorado" touche au sublime, avec milles délicatesses,avec retenue. Tout est suggéré lors de magnifiques moments de cinéma, de longues virées en chevrolet, de grands travellings audacieux tournés vers un ciel forcément sombre, sur fond de folk, blues, rock fifties...
Deux acteurs, une Chevrolet bleue, un chien dans le coffre, un voyage possible, un pur bijou, une ode triste à la vie. Une ode quand même.
Merci Bouli.
Bande son : "Pretty Baby" MILKSHAKE
27 juin 2008
Rien à foutre ?
C'est ce que je me demande parfois, souvent, devant le peu de réactions que suscitent les "réformes" de ce "gouvernement". Vous remarquerez l'inflation de "...", juste pour appuyer le fait que ces pantins ne font rien. Enfin rien pour réellement améliorer notre sort. Ce nain président est sous influences, celles de ses amis bouygues, bolloré, requins en attente des derniers bastions publics gardiens de l'équité Républicaine.
Et c'est toujours sous des prétextes simples que ce petit et ses cireurs de pompes (à grelots), justifie le pire social.
âge de la retraite repoussée, chômeurs, malades, retraités coupables. Détourner l'attention du peuple qui a (encore) la chance de travailler, pour stigmatiser ceux qui ne le peuvent plus; le malade, le retraité, l'étranger, le chômeur et le...fonctionnaire. Toute l'action de ce gouvernement n'est le fruit que d'une idéologie et d'une seule. Ultralibéralisme, modernité capitaliste. Il va falloir se réveiller et ce n'est pas sur les socialistes qu'il faudra compter. J'apprends aujourd'hui que sir delanoë veut (encore) passer le ramassage des ordures de quatre arrondissements aux mains sales du privé. Pendant ce temps little brother met la main sur la TV, contrôle un peu plus internet, brade le livret A, serre la main des pires dictateurs...l'étau se resserre.
Un peu de musique adoucira mes meurtres.
KLL
CAT POWER "The Greatest"
Et c'est toujours sous des prétextes simples que ce petit et ses cireurs de pompes (à grelots), justifie le pire social.
âge de la retraite repoussée, chômeurs, malades, retraités coupables. Détourner l'attention du peuple qui a (encore) la chance de travailler, pour stigmatiser ceux qui ne le peuvent plus; le malade, le retraité, l'étranger, le chômeur et le...fonctionnaire. Toute l'action de ce gouvernement n'est le fruit que d'une idéologie et d'une seule. Ultralibéralisme, modernité capitaliste. Il va falloir se réveiller et ce n'est pas sur les socialistes qu'il faudra compter. J'apprends aujourd'hui que sir delanoë veut (encore) passer le ramassage des ordures de quatre arrondissements aux mains sales du privé. Pendant ce temps little brother met la main sur la TV, contrôle un peu plus internet, brade le livret A, serre la main des pires dictateurs...l'étau se resserre.
Un peu de musique adoucira mes meurtres.
KLL
CAT POWER "The Greatest"
30 mai 2008
The Duke Spirit
En fait cela faisait un petit moment que je n'avais pas pris une telle claque Rock'n'Roll. pas depuis le premier album des canadiens déjantés "The Arcade Fire". C'est donc en rotation continue et lourde que tourne ce fabuleux dernier album des "Duke Spirit". Suis même obligé d'aller récupérer l'objet du plaisir dans la chambre du petit...11 ans quand même ! Et puis quel plaisir au fil des écoutes, d'aimer ce morceau, puis celui-là, et encore un autre; un truc rare, addictif et jouissif.
Ce groupe a tout, et même plus pour faire grimper aux rideaux. Pur moment de Rock'n'Roll. Pas encore remis du fabuleux concert de la semaine dernière.
KLL
Bande son : "Lassoo" sur "NEPTUNE" THE DUKE SPIRIT
25 mai 2008
Pioche, poussière et bible.
SIXTEEN HORSEPOWER 16HP...
Ce groupe sera forcément culte, s'il ne l'est déjà... Revenir à ce Rock sombre teinté de country, de folk, de folklore, une Americana qui n'appartient qu'à eux.
Un Rock où s'exprime avec force et mélancolie toutes les nuances du gris, transportant l'auditeur dans une Amérique des pionniers, des premiers films en noir et blanc, des outlaws de Johnny Cash, des mormons. Une Amérique des petites gens, pioches, sueur,sang, poussière, et bible.
le chanteur David Eugene Edwards poursuit seul sa route, où un mysticisme encore plus sombre, noie parfois la beauté de ses compositions. à suivre quand même...sur un chemin parsemé d'écueils, d'inquiétudes, de questions sans réponses. Âmes sensibles ne pas s'abstenir.
KLL
Bande son : "Nobody 'Cept You" sur "Secret South" Une reprise de Monsieur Dylan, enfonçant l'original !
Film : "There Will Be Blood" P.T. Anderson 2007 Pur chef d'oeuvre.
24 mai 2008
Bloody and sexy Rock'n'Roll
Revenu d'un vrai concert de Rock'n'Roll, urgence, tension, plaisir, passion, classe.
NOM : THE DUKE SPIRIT
CV :
Une blonde chanteuse à la présence scénique Jaggerienne électrocute tous les mâles présents, et attaque de suite là où ça fait du bien. Sans complexes ni pudeur.
Les compos du groupe sont sublimés par l'énergie organique de la jolie et bien entendu sexy demoiselle. Chant puissant, urgent et maîtrisé. En bonus un harmonica bienheureux de rencontrer les lèvres talentueuses de la miss. Magnifique.
Derrière, on ne mollit pas ! un groupe soudé, puissant, jouant fort, vite et juste. Un bassiste...bassiste, deux pieds soudés, rythmique simple, donc efficace.
Deux guitaristes usant sans abuser de décibels saturés ou clairs, une orgie sonore toujours contrôlée. Pas de bordel façon Queen of the Stone Age ou autres bourrins du genre.
Un batteur précis, étonnant, au look de Dylan, frappant sec. Pas de gras ici.
THE DUKE SPIRIT, un groupe Stendhalien, héroïque, un groupe en Rouge et Noir, blooddy and sexy. Une dose de poison urbain, urgent, actuel, suave, où leurs influences ne transparaissent pas facilement. La marque d'un talent unique ? Je les imagine bien potes avec "Sons And The Daughters", "The Kills" ou du "Velvet Underground" égayé de soul music.
The Duke Spirit confirme haut la main ce que j'attendais d'eux après un second album, moins noisy, mais mieux contrôlé grâce à des compositions aux mélodies plus affirmées.
Bel avenir pour sûr. Un conseil les garçons, malgré votre talent certain, ne lâchez pas la demoiselle Liela Moss !
KLL
Bande son : "Cuts Across the Land" The Duke Spirit 2005
"Neptune" The Duke Spirit 2008
et deux vidéos d'une chanson entêtante au possible, prouvant l'immense potentiel de ce groupe, une version à la maison tout acoustique et une deuxième en triphasé sans disjoncteur.
NOM : THE DUKE SPIRIT
CV :
Une blonde chanteuse à la présence scénique Jaggerienne électrocute tous les mâles présents, et attaque de suite là où ça fait du bien. Sans complexes ni pudeur.
Les compos du groupe sont sublimés par l'énergie organique de la jolie et bien entendu sexy demoiselle. Chant puissant, urgent et maîtrisé. En bonus un harmonica bienheureux de rencontrer les lèvres talentueuses de la miss. Magnifique.
Derrière, on ne mollit pas ! un groupe soudé, puissant, jouant fort, vite et juste. Un bassiste...bassiste, deux pieds soudés, rythmique simple, donc efficace.
Deux guitaristes usant sans abuser de décibels saturés ou clairs, une orgie sonore toujours contrôlée. Pas de bordel façon Queen of the Stone Age ou autres bourrins du genre.
Un batteur précis, étonnant, au look de Dylan, frappant sec. Pas de gras ici.
THE DUKE SPIRIT, un groupe Stendhalien, héroïque, un groupe en Rouge et Noir, blooddy and sexy. Une dose de poison urbain, urgent, actuel, suave, où leurs influences ne transparaissent pas facilement. La marque d'un talent unique ? Je les imagine bien potes avec "Sons And The Daughters", "The Kills" ou du "Velvet Underground" égayé de soul music.
The Duke Spirit confirme haut la main ce que j'attendais d'eux après un second album, moins noisy, mais mieux contrôlé grâce à des compositions aux mélodies plus affirmées.
Bel avenir pour sûr. Un conseil les garçons, malgré votre talent certain, ne lâchez pas la demoiselle Liela Moss !
KLL
Bande son : "Cuts Across the Land" The Duke Spirit 2005
"Neptune" The Duke Spirit 2008
et deux vidéos d'une chanson entêtante au possible, prouvant l'immense potentiel de ce groupe, une version à la maison tout acoustique et une deuxième en triphasé sans disjoncteur.
18 mai 2008
Coculand
Difficile de trouver dans le peuple un pékin moyen pour se réclamer encore du petit nicolas. Tous cocus ? Au moins ceux qui ont eu l'heureuse idée de voter pour lui. A la trappe le pouvoir d'achat ? Pas pour tous. Pas pour bouygues et ses amis du caca 40.
Cocu le pékin ayant cru au travailler plus, au rêve pavillonaire, au karcher social, à l'ordre moral. A toutes ces saloperies poujadistes. Cocus et honteux.
KLL Black and Red
Cocu le pékin ayant cru au travailler plus, au rêve pavillonaire, au karcher social, à l'ordre moral. A toutes ces saloperies poujadistes. Cocus et honteux.
KLL Black and Red
Painted Black
Pendant que le petit démago continue de détricoter les acquis sociaux de nos parents et grands-parents, continuer à espérer. Dans le Noir. Au pays du 11 septembre, un groupe débarqué du très réac Texas : "The Black Angels". Tout ce qu'il y a de plus fréquentable. A classer près du "Brian Jonestown Massacre, des "Black Rebel Motorcycle Club", du "Velvet Underground" et des "Warlocks"... Bref pas vraiment la table de nuit de bigard et clavier, les amis cultureux de notre miniprésident. Les garçons et filles de ce groupe ont bien des choses à dire, titres explicites; "Young Men dead", "The first Vietnamese war", "Manipulation", "Call to war". Guitares trempées dans un bain d'acide fuzz, basse lourde, chant sombre, des ingrédients qui les mèneraient tout droit au bûcher. On aura tôt fait de comprendre que cette jeune Amérique n'est pas celle du croisé bush junior. La couleur d'une certaine Amérique qui sait que tout est foutu et préfère peindre en noir une longue et délicieuse (?) agonie.
KLL
Bande son : THE BLACK ANGELS "Passover" 2006
17 avril 2008
Manifeste pour une gauche Epicurienne ?
En "réponse" à un très courageux et brillant commentaire non censuré (pas de ça ici :-) sur le post 'Italia Anima persa"
Oui courageux Anonyme, vous avez raison, il s’agit d’un syndrome dépressif nommé sarkozite aigue. Consécutif au renoncement de la gauche démocrate, aux valeurs du libéralisme; épuisant les hommes et les ressources sans vergogne. Consécutif à la transformation du citoyen en consommateur. Je ne souhaite pas vous déprimer plus...la liste est longue. Je suis bien entendu de gauche et ce depuis que j’ai compris très intuitivement que l’Humanité était une valeur de gauche. Non pas qu’à droite il ne se trouve pas de bonnes âmes... Mais je ne réfléchis, ne juge ni ne vis sur des valeurs boursières.
Par ailleurs, je déteste la morale, toutes les morales, me méfie des drapeaux, des “leaders”, des puissants, des directeurs, des cravates, des technocrates de gauche comme de droite, etc...
Nietzche disait : “ Il m’est aussi odieux de suivre que de commander”... voilà ce qui me résume et certainement me limite politiquement. Par ailleurs je suis effectivement quelqu’un de chiant. C’est à dire exigeant sur certains principes, et complètement ouvert aux simples gens, à mes amis. Epicurien en tous les sens, par tous les sens. Je ne me prive de rien de ce que la morale de “l’autre” réprouve, seules limites, ne pas jouir en prenant, en volant, en blessant. La morale est une affaire privée, comme la religion, le reste est Politique.
Boire, baiser, manger, rire, faire l’amour, Aimer, marcher, lire, écouter, penser, contempler la beauté du monde... Essayer avec mes limites d’être un homme, et parfois par accident un Homme.
Mais vous avez raison, il faut rester optimiste, nous n’avons pas encore touché le fond. Vos amis de l’UMP y travaille plus surement jour après jour.
Dernière chose, courageux anonyme, si vous arrivez à rester optimiste en ouvrant les yeux devant le spectacle en cours, courez vous acheter une bonne paire de lunettes et de jumelles.
L’optimiste se satisfait effectivement du monde tel qu’il est et ne souhaite donc aucun changement. Cela se nomme aussi un conformiste.
Et pour finir une citation d’un affreux gauchiste :
“Le pessimisme de la connaissance n'empêche pas l'optimisme de la volonté.” [Antonio Gramsci]
KLL Black and Red
Lecture : "Le conformiste" Alberto MORAVIA
Bande son : "Requiem pour un con" Serge GAINSBOURG
Oui courageux Anonyme, vous avez raison, il s’agit d’un syndrome dépressif nommé sarkozite aigue. Consécutif au renoncement de la gauche démocrate, aux valeurs du libéralisme; épuisant les hommes et les ressources sans vergogne. Consécutif à la transformation du citoyen en consommateur. Je ne souhaite pas vous déprimer plus...la liste est longue. Je suis bien entendu de gauche et ce depuis que j’ai compris très intuitivement que l’Humanité était une valeur de gauche. Non pas qu’à droite il ne se trouve pas de bonnes âmes... Mais je ne réfléchis, ne juge ni ne vis sur des valeurs boursières.
Par ailleurs, je déteste la morale, toutes les morales, me méfie des drapeaux, des “leaders”, des puissants, des directeurs, des cravates, des technocrates de gauche comme de droite, etc...
Nietzche disait : “ Il m’est aussi odieux de suivre que de commander”... voilà ce qui me résume et certainement me limite politiquement. Par ailleurs je suis effectivement quelqu’un de chiant. C’est à dire exigeant sur certains principes, et complètement ouvert aux simples gens, à mes amis. Epicurien en tous les sens, par tous les sens. Je ne me prive de rien de ce que la morale de “l’autre” réprouve, seules limites, ne pas jouir en prenant, en volant, en blessant. La morale est une affaire privée, comme la religion, le reste est Politique.
Boire, baiser, manger, rire, faire l’amour, Aimer, marcher, lire, écouter, penser, contempler la beauté du monde... Essayer avec mes limites d’être un homme, et parfois par accident un Homme.
Mais vous avez raison, il faut rester optimiste, nous n’avons pas encore touché le fond. Vos amis de l’UMP y travaille plus surement jour après jour.
Dernière chose, courageux anonyme, si vous arrivez à rester optimiste en ouvrant les yeux devant le spectacle en cours, courez vous acheter une bonne paire de lunettes et de jumelles.
L’optimiste se satisfait effectivement du monde tel qu’il est et ne souhaite donc aucun changement. Cela se nomme aussi un conformiste.
Et pour finir une citation d’un affreux gauchiste :
“Le pessimisme de la connaissance n'empêche pas l'optimisme de la volonté.” [Antonio Gramsci]
KLL Black and Red
Lecture : "Le conformiste" Alberto MORAVIA
Bande son : "Requiem pour un con" Serge GAINSBOURG
14 avril 2008
Italia Anima persa (Italie âme perdue)
Dans très peu de temps, l'Italie saura si elle replonge dans les mains du vrai modèle sarkozien, millionnaire bling-bling avant l'heure; ou de cette "gauche" démocrate (lire social-démocrate), avec à sa tête una bella figura, résignée (vendue ?) aux valeurs capitalistes. Et en Italie comme en France, en Espagne en Angleterre, la démocratie se dilue dans un bipartisme aux fondements capitalistes identiques. Pour qui voter alors ?
Ecrit à une amie d'Italie ce dimanche :
"Cara Lidia,
Triste, triste, triste... Je pense à cette Italie que j’aime, à toi, ta cousine... Comment voter aujourd’hui pour une droite vulgaire, arrogante, suffisante et une “gauche” qui a renoncé depuis longtemps. Veltroni est l’exemple parfait de ces néo sociaux-démocrates. Bella figura, mais aucunes idées, enfin, aucunes convictions à gauche. La démocratie est aux mains d’un bipartisme excluant le peuple, les forces réellement réformistes. Cela ne présage rien de bon et comme la gauche dite démocrate (traduire résignée aux lois du marché), a échoué, que le libéralisme nous suicidera à court ou moyen terme; le pire est à venir. Et l’Italie n’est ni en avance ni en retard, la France suit le même mouvement. Des hommes comme berlusconi, veltroni, sarkozy et même une royal sont les produits de ce système. Nous les regardons défaire un système imparfait mais fondé après guerre sur une volonté collective, nous les regardons en sachant que notre bulletin n’y changera rien, nous les regardons en sachant le pire à venir. Et pourtant que la vie est belle, qu’une jolie figure, un beau paysage, un sourire nous distrait et nous donne espoir; un repas entre amis, un bon disque, une bonne lecture nous nourrit et nous éloigne d’un monde agonisant. Mais il faudra bien, un jour, réagir et agir.
Ecco Lidia, je suis désolé de t’ennuyer, mais la situation politique de l’Italie m' inquiète vraiment, autant que celle de la France.
Que cela ne vous empêche pas de profiter du printemps Toscan, de tes amis, tes amies, de ta famille...de tous ces riens qui font la Vie.
Film : "Palombella Rossa" Nanni MORETTI 1989
Ecrit à une amie d'Italie ce dimanche :
"Cara Lidia,
Triste, triste, triste... Je pense à cette Italie que j’aime, à toi, ta cousine... Comment voter aujourd’hui pour une droite vulgaire, arrogante, suffisante et une “gauche” qui a renoncé depuis longtemps. Veltroni est l’exemple parfait de ces néo sociaux-démocrates. Bella figura, mais aucunes idées, enfin, aucunes convictions à gauche. La démocratie est aux mains d’un bipartisme excluant le peuple, les forces réellement réformistes. Cela ne présage rien de bon et comme la gauche dite démocrate (traduire résignée aux lois du marché), a échoué, que le libéralisme nous suicidera à court ou moyen terme; le pire est à venir. Et l’Italie n’est ni en avance ni en retard, la France suit le même mouvement. Des hommes comme berlusconi, veltroni, sarkozy et même une royal sont les produits de ce système. Nous les regardons défaire un système imparfait mais fondé après guerre sur une volonté collective, nous les regardons en sachant que notre bulletin n’y changera rien, nous les regardons en sachant le pire à venir. Et pourtant que la vie est belle, qu’une jolie figure, un beau paysage, un sourire nous distrait et nous donne espoir; un repas entre amis, un bon disque, une bonne lecture nous nourrit et nous éloigne d’un monde agonisant. Mais il faudra bien, un jour, réagir et agir.
Ecco Lidia, je suis désolé de t’ennuyer, mais la situation politique de l’Italie m' inquiète vraiment, autant que celle de la France.
Que cela ne vous empêche pas de profiter du printemps Toscan, de tes amis, tes amies, de ta famille...de tous ces riens qui font la Vie.
Film : "Palombella Rossa" Nanni MORETTI 1989
12 avril 2008
Voleurs de mémoires
Coluche et Gandhi font de la publicité pour le n°1 du travail temporaire, et personne, pas un BHL, pas un attali pour y trouver matière à l'indignation, à la réflexion.
Il faut dire que ces vautours ne font que suivre l'exemple du haut. que notre naboléon d'opérette récupère la mémoire des résistants n'est pas plus légitime. La droite que représente aujourd'hui notre omniprésident est celle de 1942. Une droite de collabos, de patrons continuant leur business à l'ombre des nazis, avec les nazis. Voler la mémoire des anonymes au plateau des Glières, des communistes avec la lettre de Guy Mocquet, des Gaullistes, relève de la même logique. Faire de la mémoire un terrain unique et indivisible, pour mieux faire passer l'ignominie passée et présente. S'approprier à bon marché un courage, un honneur qui ne leur revient pas. Pendant ce temps la chasse aux hommes, femmes et enfants sans papiers continue. Et notre belle police de faire preuve d'un zèle que pétain ne renierait pas.
KLL
Il faut dire que ces vautours ne font que suivre l'exemple du haut. que notre naboléon d'opérette récupère la mémoire des résistants n'est pas plus légitime. La droite que représente aujourd'hui notre omniprésident est celle de 1942. Une droite de collabos, de patrons continuant leur business à l'ombre des nazis, avec les nazis. Voler la mémoire des anonymes au plateau des Glières, des communistes avec la lettre de Guy Mocquet, des Gaullistes, relève de la même logique. Faire de la mémoire un terrain unique et indivisible, pour mieux faire passer l'ignominie passée et présente. S'approprier à bon marché un courage, un honneur qui ne leur revient pas. Pendant ce temps la chasse aux hommes, femmes et enfants sans papiers continue. Et notre belle police de faire preuve d'un zèle que pétain ne renierait pas.
KLL
06 avril 2008
Sexe, Pinot des Charentes and Rock'n'Roll
Et dire que Supergrass va tourner en juillet en première partie des "Foo Fighters"... y a vraiment pas de justice. Passer avant ces bourrins pas fichus d'écrire une vraie chanson, un truc texte, mélodie...
Sinon hier très belle soirée Rock'n'Roll, à bâtons rompus avec un meilleur pote :-). Il y a quand même un intérêt à (bien) vieillir, entretenir l'amitié, l'amour sur la durée, une vraie richesse.
Soirée sexe, enfin en parler, suis pas pratiquant avec les amis; Pinot des Charentes, merde c'est bon ce truc là, and Rock'n'Roll; en parler, en écouter, en parler, en écouter.
Et partir pour cause de dernier métro, fatigué mais heureux de ces riens qui font tout.
En vrac et en résumé, il ressort que sur les dix dernières années "Sixteen Horsepower" fut LE truc, le groupe inclassable, habité, classieux, intégre, et noir. Qu'Elliot Smith fût une très très belle étoile filante ? Qu'il nous manque comme un copain parti bien trop tôt. Que la dernière galette des "The Duke Spirit" est drôlement bien (première écoute hier) et que grâce au rouquin en question, je découvre un nouveau groupe (enfin pour moi !) Okkervil River avec "The Stage Names", le meilleur d'une certaine Amérique (?) décalée et sensible.
KLL
Bande son : Okkervil River "The Stage Names"
Sixteen Horsepower "Live March 2001"
02 avril 2008
Gazon Briton

Après un énième album sous-estimé, "Road to Rouen", pop psyché mais déprimé, aimé par moi tout seul; Supergrass renoue avec la fougue de ses deux premiers albums.
"Diamond Hoo Ha" est fait d'un bloc...aux multiples facettes. Souci d'écriture, textes et mélodies d'argent; sans facilités façon James Blunt ou autres loukoumeries pour pucelles trentenaires. Rythmique impeccable sans jouer des muscles, Supergrass c'est d'abord une bande de potes talentueux, vrais et fins musiciens.
L'impeccable et teigneux "Whiskey and Green Tea" (quel titre !), d'où surgit un saxo rageur et saturé. Vrai morceau de bravoure.
"Diamond Hoo Ha" ouvre l'album (oui ami jeune, un truc rond avec une pochette), véritable marque de fabrique de ces fanatiques herbivores. Un truc immédiatement jouissif, enlevé, joyeusement crétin et superbement joué.
"When i needeed You", calme le jeu mais tient haut le pavé aux mièvreries façon Coldplay ou Oasis.
"Rebel in You" pleins de choeurs "oh oh oh oh" putain de mélodie, pleines de guitares sur un chant impeccable. Classieux.
Le bien nommé "Butterfly" clôt l'album superbement, beau, tendu, nerveux, carré. Le chant de Gaz Coombes emporte tout sur son passage.
A vrai dire quand j'ai posé la galette sur la platine, à la première écoute, quelques "bruits" électrobizaro, m'ont un peu perturbé... Et puis j'ai replongé, quinzième écoute, nouvelles découvertes, je préfère un morceau et puis l'autre et encore le suivant. Rien à jeter. Je suis accro à cette super herbe.
Un mélange savant mais actualisé de leur premier et second album, un truc pour sourire et bander même en sarkozie.
Malheureusement ce n'est pas avec ce niveau d'exigence, de qualité d'écriture, d'énergie Glam Punk Rock (Buzzcoks, T Rex, Small Faces et Kinks dans la marmite), et d'humour au second degré, qu'ils décrocheront la timbale. Pourvu que ce relatif insuccès ne leur donne pas envie de spliter. Pratiquement 13 ans qu'ils tournent et pas un album dont ils n'aient à rougir. Et cerise dans le papier à rouler, un formidable groupe de scène, soudés, jouant sans mollir, envoyant ce qu'il faut, jamais trop tôt ni trop tard, jamais trop ni trop peu. Intelligence, humilité, amitié et humour, ingrédients parfaits pour ne jamais atteindre la place qu'ils méritent.
J'ai vu ces gars trois fois en concert, dont deux à la Cigale, toujours avec le même plaisir, en prenant même une grande claque en juin 2002 (?).
Surveiller l'agenda des britons amoureux, comme chacun sait, d'un gazon impeccable. (lien sur le titre)
Coup de coeur du mois. De l'année pourri (?) même Sir Ungemuth est d'accord !
KLL
Bande son : "Diamond Hoo Ha" SUPERGRASS et ses 11 pépites.
16 mars 2008
Soupe populaire en sarkozie
Vendredi soir, 20h10, je sors du métro aux abords du Père Lachaise. Tiens ! une manif à cette heure ? De loin, dans la nuit je perçois une foule de 200, 300 personnes. Mais mes narines me guident vers l'odeur d'une soupe, une soupe d'hôpital, mais une soupe quand même. En me rapprochant je comprends alors qu'il s'agit d'une distribution par la ville de Paris de soupes, fruits et légumes.
Normalement en vieillissant on se replie sur soi-même, sur son confort, ses acquis, ses certitudes. Bref on vieillit. Mal. L'autre fait peur, le flic rassure. On préfère la charité au grand soir...
Le Rouge des 18 ans vire au rose, au bleu voire pire. Je devrais remercier la marionnette sarkozy, ses grands patrons, cet ultra libéralisme de m'aider à rester aussi jeune (avec le chocolat et le sexe).
Penser l'utopie collective comme possible. Passer du Rouge au Noir.
30 ans et plus, de renoncement, de capitulations, face à l'ogre capitaliste, de crédits, de télévision, de consumérisme forcené, ont laminé la conscience politique des classes populaires. La misère du "tiers-monde", voulue, entretenue, exploitée sera demain la notre. 30 ans et plus que l'on nous rabâche les oreilles d'un seul modèle possible, route obligée et certaine de désastres écologiques et sociaux à l'échelle planétaire. Demain la guerre comme seule solution à la renaissance du capitalisme. Que fait l'amérique de bush en Irak, demain en Iran ?
KLL
Bande son : « Là bas si j’y suis » un miracle d’intelligence et de probité intellectuelle sur France-Inter tous les jours de la semaine à 15h00.
Daniel Mermet et son équipe.
Lecture : "LA POLITIQUE DU REBELLE" Michel Onfray
Bande son : "Working class Hero" John LENNON
Judas en sarkozie
Enfin !!! Dès demain notre grandissime altesse présidentielle pourra sortir de son château. Et annoncer qu'il a compris, entendu et tiré les leçons du vote des Français. Comme celui du non au traité (libéral) européen ? il a déjà commencé en interne en virant ce gros bébé de martinon, gueule de balladur avant l'âge... BB sarkozyste parachuté dans le territoire hostile de neuilly et lapidé en place publique par le fils de. Il faut dire que la trahison est à l'école sarkozienne une matière à très fort coefficient et que papa donne souvent de sa personne. C'est donc en lui disant simplement : "Tu ne fais plus partie du dispositif" que ce bon martinon a appris de la voix de son maître qu'il dégageait !!! oh rassurez-vous, il ne sera plus que consul à New-York où nos impôts pourront toujours contribuer à son way of life. "Tu ne fais plus partie du dispositif"... il a raison petit nicolas, on croirait entendre un chef mafieux s'adresser à ses lieutenants, portes flingues et seconds couteaux. Et c'est bien connu même la mafia n'a plus aucun sens de l'honneur. Demain nouveaux règlements de compte à Matignon et au conseil général des hauts-de-seine... ça va saigner en sarkozie.
KLL
KLL
08 mars 2008
Velib et nausée rose
Se préparer péniblement à entendre les socialistes se réjouir, la droite relativiser une défaite prévisible. Et laisser la France populaire toujours plus aux marges, de la ville, de la culture, de la santé…
Cette « victoire » rose n’annonce rien de bon. Incapables de revenir aux valeurs de la gauche ; (re) municipaliser l’eau, (re) nationaliser EDF/GDF, (re) nationaliser les autoroutes, bref tout ce qui a été bradé aux requins libéraux.
En 5 ans de ce dernier mandat municipal, le prix de l’immobilier a été multiplié par deux…au moins. Obligeant les classes populaires à partir toujours plus loin. C’est cet électorat là qui ne votera pas dans les grandes villes, ayant laissé la place aux nouveaux cadres. Ces cadres que vélib, parc paysager et centre ville « Decaux » rassurent et flattent, voteront socialiste pour ménager leur conscience. Mais rien de plus. Aucunes envies de participer au changement d’une société capitaliste dont ils tirent également les meilleurs profits. Cette population aisée avait déjà voté oui au référendum Européen, accentuant la fracture avec la France du non, hostile à une Europe libérale. Ce vote bafoué, piétiné par la droite ET les socialistes. Alors demain, nausée rose garantie.
Pendant ce temps, dans les campagnes, les banlieues, le no man’s land culturel et social s’installe, progresse, gangrène et divise toujours plus profondément les consciences populaires. Entendre et voir les classes populaires captives de l’extrême droite et de naboléon sans autres alternatives. Pour l’instant ?
KLL
Bande son : "Dead end Street" THE KINKS
extrait :
"We are strictly second class,
We don't understand,
(Dead end!)
Why we should be on dead end street.
(Dead end!)
People are living on dead end street.
(Dead end!)
Gonna die on dead end street."
Cette « victoire » rose n’annonce rien de bon. Incapables de revenir aux valeurs de la gauche ; (re) municipaliser l’eau, (re) nationaliser EDF/GDF, (re) nationaliser les autoroutes, bref tout ce qui a été bradé aux requins libéraux.
En 5 ans de ce dernier mandat municipal, le prix de l’immobilier a été multiplié par deux…au moins. Obligeant les classes populaires à partir toujours plus loin. C’est cet électorat là qui ne votera pas dans les grandes villes, ayant laissé la place aux nouveaux cadres. Ces cadres que vélib, parc paysager et centre ville « Decaux » rassurent et flattent, voteront socialiste pour ménager leur conscience. Mais rien de plus. Aucunes envies de participer au changement d’une société capitaliste dont ils tirent également les meilleurs profits. Cette population aisée avait déjà voté oui au référendum Européen, accentuant la fracture avec la France du non, hostile à une Europe libérale. Ce vote bafoué, piétiné par la droite ET les socialistes. Alors demain, nausée rose garantie.
Pendant ce temps, dans les campagnes, les banlieues, le no man’s land culturel et social s’installe, progresse, gangrène et divise toujours plus profondément les consciences populaires. Entendre et voir les classes populaires captives de l’extrême droite et de naboléon sans autres alternatives. Pour l’instant ?
KLL
Bande son : "Dead end Street" THE KINKS
extrait :
"We are strictly second class,
We don't understand,
(Dead end!)
Why we should be on dead end street.
(Dead end!)
People are living on dead end street.
(Dead end!)
Gonna die on dead end street."
25 février 2008
Klapisch et nos Vies de Rien

Je ressors toujours des films de Klapisch avec une petite musique intérieure où se mêle intimement joie et mélancolie. Impossible à démêler. Quelques grincheux trouveront à “Paris” une certaine facilité aux clichés… Mais pourtant on a tous déjà croisé cette boulangère au racisme simple et banal, ces bourgeoises venues s’encanailler à Rungis ou ailleurs, l’assistante sociale plus débordé par ses problèmes que les gens qu’elle reçoit… On peut y voir quelques maladresses mais finalement cela apporte une certaine gravité au film. Dans la vie aussi les gens s'enferment dans l'image que l'on a d'eux, ou renvoie cette image à l'autre pour cacher l'intime. A cet égard les scènes de Rungis avec les maraîchers sont très fortes. Ce peuple brut, maladroit mais aimant, est aussi à sa place dans "Paris" et dans Paris.
J’aime l’attention que porte Klapisch aux riens qui font et défont nos vies, accumulant tous ces détails insignifiants pour les mettre en musique. Rien dans le cinéma de Klapisch ne donne l’impression d’être calculé, trop précis ou parfait. Ses gens comme son cinéma laissent la porte ouverte, la vie comme un courant d’air. Pas d’aigreur, même et surtout dans la tristesse, juste l'envie de marcher, marcher encore. Merci à lui.
KLL
bande son : "Mysteries" Beth Gibbons in "Les poupées Russes"
20 février 2008
Vestes à franges, sexe et patchouli

Je ne sais pas exactement pourquoi. Mais il y a des groupes dont j'achèterai toujours les albums...espérant peut-être qu'ils puissent avoir été et être. The Blacks Crowes fait partie de cette liste avec Supergrass et autres, Neil Young, Stones, Page, Plant... finalement ce que les plumes paresseuses nomment "Classic Rock". J'ai adoré ces mecs dès le premier album. Début 90, on est en plein grunge, et "hard" rock californien, gusses en pantacourt, bad trip for Rock'n'Roll.
Et déboulent ces gars, cheveux longs, très longs, vestes en daim, à franges, lourds colliers, baguouses à chaque phalanges; mixant Stones, Zeppelin, Lynyrd Skynyrd, rock sudiste et 70. Ils avaient le truc, le son, le look...compteur bloqué en 1972 mais avec talent, joie, légèreté. Puis progressivement la magie s'est évanouie, doucement mais trop surement. Divorce fratricide. J'espérais et achetais quand même leur album, devenus foutraque, trop produit.
Il faut à ces mecs là de la crasse, de la poussière Texane, de la sueur Nouvelle-Orléans. Alors la sortie d'un nouvel album studio, encensé dans Rock'n'Folk suffit à mon bonheur ce soir, et le souvenir d'un concert mémorable à l'Olympia. C'était en 1999, c'était hier. Une grande claque, joie partagée, High Energy, classe, sexe, vrai Rock'n'Roll avec de gros morceaux dedans. Un groupe qui serait l'enfant d'"Exile on Main Street". Mélange de patchouli, de cambouis et autres douceurs moins licites.
KLL
Bande son : "The Southern Harmony and Musical Companion" 1992
16 février 2008
Punk attitude
Quand les keupons se donnaient un peu de mal pour écrire de vrais chansons, ça faisait mal... découvert ce groupe par hasard, et ce morceau emblématique, à écouter debout :-)
KLL
KLL
Morbide cartable
Tes grosses ficelles fonctionnent encore. Depuis deux jours on ne parle que de "ton" "idée", mettre un cadavre d'enfant juif dans le cartable de tous les élèves de CM2. Et pendant ce temps oublié les licenciements, le pouvoir d'achat..et les rafles de sans-papiers ? tu as raison nicolas, il faut faire cadeau à nos enfants de la mémoire. Et surtout bien leur expliquer que c'est la police Française, qui est venu chercher des enfants dans leurs foyers, leurs écoles, la rue...4000 enfants raflés les 16 et 17 juillet 1942, 8000 personnes au Vél'd'Hiv.
Il faudra alors les mettre au garde à vous en écoutant l'hymne raciste et guerrier ?
Je me demandais bien pourquoi une dame aussi digne que Simone Veil, soutenait ce naboléon. A lire donc sa réaction pleine de sagesse et de raison. monsieur sarkozy, vous jouez avec le feu, attisez les communautarismes de toutes sortes...dans quel état laisserez-vous la France ? Je rêve parfois de votre fuite et de celles de vos sbires, loin, loin, chassé par le peuple enfin éveillé.
KLL
Lecture : GUÉNO Jean-Pierre "Paroles d’étoiles" : mémoires d’enfants cachés (1939-1945), Librio, Radio-France, 2004
Il faudra alors les mettre au garde à vous en écoutant l'hymne raciste et guerrier ?
Je me demandais bien pourquoi une dame aussi digne que Simone Veil, soutenait ce naboléon. A lire donc sa réaction pleine de sagesse et de raison. monsieur sarkozy, vous jouez avec le feu, attisez les communautarismes de toutes sortes...dans quel état laisserez-vous la France ? Je rêve parfois de votre fuite et de celles de vos sbires, loin, loin, chassé par le peuple enfin éveillé.
KLL
Lecture : GUÉNO Jean-Pierre "Paroles d’étoiles" : mémoires d’enfants cachés (1939-1945), Librio, Radio-France, 2004
Morbide cartable
Tes grosses ficelles fonctionnent encore. Depuis deux jours on ne parle que de "ton" "idée", mettre un cadavre d'enfant juif dans le cartable de tous les élèves de CM2. Et pendant ce temps oublié les licenciements, le pouvoir d'achat..et les rafles de sans-papiers ? tu as raison nicolas, il faut faire cadeau à nos enfants de la mémoire. Et surtout bien leur expliquer que c'est la police Française, qui est venu chercher des enfants dans leurs foyers, leurs écoles, la rue...4000 enfants raflés les 16 et 17 juillet 1942, 8000 personnes au Vél'd'Hiv.
Il faudra aussi mettre nos enfants au garde à vous en écoutant l'hymne raciste et guerrier ?
Je me demandais bien pourquoi une dame aussi digne que Simone Veil, soutenait ce naboléon. A lire donc sa réaction pleine de sagesse et de raison. monsieur sarkozy, vous jouez avec le feu, attisez les communautarismes de toutes sortes...dans quel état laisserez-vous la France ? Je rêve parfois de votre fuite et de celles de vos sbires, loin, loin, chassé par le peuple enfin éveillé.
KLL
Lecture : GUÉNO Jean-Pierre "Paroles d’étoiles" : mémoires d’enfants cachés (1939-1945), Librio, Radio-France, 2004
Il faudra aussi mettre nos enfants au garde à vous en écoutant l'hymne raciste et guerrier ?
Je me demandais bien pourquoi une dame aussi digne que Simone Veil, soutenait ce naboléon. A lire donc sa réaction pleine de sagesse et de raison. monsieur sarkozy, vous jouez avec le feu, attisez les communautarismes de toutes sortes...dans quel état laisserez-vous la France ? Je rêve parfois de votre fuite et de celles de vos sbires, loin, loin, chassé par le peuple enfin éveillé.
KLL
Lecture : GUÉNO Jean-Pierre "Paroles d’étoiles" : mémoires d’enfants cachés (1939-1945), Librio, Radio-France, 2004
08 février 2008
Love Zeppelin
J'ai déjà bredouillé sur ce blog tout l'amour que je portais à Led Zeppelin. Alors ce soir c'est la face blanche du groupe sur la radio KLL. Merveilles d'accords mineurs, mélodie de soie sur guitare sèche, percussions orientales, folk Celtique et blues Arabe... En 1971 Led Zeppelin cherche et trouve. Putain j'avais 6 ans, Claude François n'avait pas encore pris son dernier bain !
KLL
Bande son : "Gallows Pole" et "Going To California" Led Zeppelin
KLL
Bande son : "Gallows Pole" et "Going To California" Led Zeppelin
07 février 2008
Mur mur
Singeant le "Tout devient possible" du nain, vu sur un mur Parisien "Tout devient pénible".
KLL
KLL
06 février 2008
Playlist Plaisir
Grâce à l'ami Stephan, j'ai bien ramé...pour finalement parvenir à coller une "radio" sur ce blog. Enfin. Car si j'aime cette musique, j'aime encore plus la partager, donner envie et envies. Et pourquoi pas faire découvrir aux copains virtuels ou non des morceaux qui me portent, transportent... En cliquant sur le bouton "play", les morceaux de choix KLL sont joués en vrac (dommage), mais rien n'empêche de passer au suivant. Je ne manquerai donc pas de revenir plus souvent sur ce blog pour (enfin) y causer de notre musique :-)
KLL
Bande son : "Pablo Picasso" The Modern Lovers...sur la playlist !!!
KLL
Bande son : "Pablo Picasso" The Modern Lovers...sur la playlist !!!
05 février 2008
Les pieds nickelés à l'Elysée

Dans les meilleurs moments la smala sarkozienne me fait penser aux pieds nickelés, une bande de joyeux drilles ayant réussi le casse du siècle. N'en revenant pas eux-même. Elever tant de médiocrité au sommet de l'état. Et la gueule de l'emploi en plus, un casting réussi, hortefeux en papon 2008, dati (mince encore raté :-), et autres devedjian et l'impayable balkany. Allez encore un effort ce n'est qu'un début...
Pour un blog qui devait rendre compte de mon amour pour le R'n'R...
En attendant que le ciel nous tombe (vraiment) sur la tête, espérer la reformation et la tournée de Led Zeppelin et des Kinks. Les Kinks, un amour tenace. Led Zeppelin, LE groupe des années 70, prêt à casser la tirelire pour voir Messieurs Page et Plant... Quelle belle année à vomir.
KLL
La dépression sarkozienne sera t'elle reconnue par la sécu comme maladie nationale ?
Lecture : "9-2 le clan du président" Hélène CONSTANTY et Pierre-Yves LAUTROU
et une reprise brillante par un drôle de gusse de MON morceau des Kinks..parmi des dizaines d'autres. Pas trouvé l'original !
20 décembre 2007
mickey au vatican
Petite leçon d'équivalence :
Qui disait ?
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver"
« Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge ; répétez le dix mille fois, il deviendra une vérité » ou autre "Le travail rend libre"
2007 France :
- Quand j'entends le mot culture je sors mon bigard (inoubliable auteur du "lâché de salopes") au Vatican et ma pouf chez mickey.
- "Travaillez plus pour gagner plus"
- "Tout devient possible"...
à jeter aux chiens le "Liberté, Egalité, Fraternité".
on devrait toujours apprendre à se méfier des slogans, de tous les slogans.
Les premiers slogans sont de goebbels, le directeur de communication d'un certain adolf hitler.
bonne nuit
KLL
Bande son : "Bella Ciao" chant des partisans Italiens.
Qui disait ?
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver"
« Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge ; répétez le dix mille fois, il deviendra une vérité » ou autre "Le travail rend libre"
2007 France :
- Quand j'entends le mot culture je sors mon bigard (inoubliable auteur du "lâché de salopes") au Vatican et ma pouf chez mickey.
- "Travaillez plus pour gagner plus"
- "Tout devient possible"...
à jeter aux chiens le "Liberté, Egalité, Fraternité".
on devrait toujours apprendre à se méfier des slogans, de tous les slogans.
Les premiers slogans sont de goebbels, le directeur de communication d'un certain adolf hitler.
bonne nuit
KLL
Bande son : "Bella Ciao" chant des partisans Italiens.
16 décembre 2007
nico VRP, stupéfiants, orifices et bobo.

Il a failli me couper toutes envies de continuer...ce pauvre blog. Le petit démagogue, VRP en canons, centrales nucléaires et autres friandises. Joyeux Noël.
Nous allions voir ce que nous allions voir, une droite décomplexée ! Yacht,Fouquet's,johnny, christian clavier, macias et autres joyeux intellectuels.
Et dire que ce triste gnome et sa suite de cireurs de pompes ne nous fouette que depuis 8 mois… nous plongeant toujours un peu plus dans une dangereuse schizophrénie. La France est (encore) tombée entre les sales pattes d’un mythomane. De Gaulle avait fait croire à une France résistante, mitterand à une France de Gauche et petit nicolas ? Qu’il n’y a plus ni droite ni gauche ? kouchner aujourd’hui, lang et allégre demain confirmeront… qu’ils n’ont JAMAIS suivi d’autres voies que celles de leurs ambitions. Ah oui, ami bobo tu découvriras bientôt que tu as dans ta discothèque le disque de la nouvelle amie de nicolas… bonne écoute ☺
Pour ma part, je suis bien trop responsable et bien élevé (merci papa) pour ne pas me foutre par tous les orifices ce qui me ferait oublier cette triste réalité. Question : comment fait-on pour avoir 16 ans aujourd'hui en France ? avec quels idéaux, quels rêves ? dans une France partagée au Fouquet's comme à Yalta entre les amis de nico, grands patrons du CAC 40.
Lecture : « J'aime pas la chanson française » LUZ
Bande son : « Ya Rayah » Rachid TAHA spécial dédicace à notre ministre de l’identité nationale.
KLL
15 septembre 2007
Burlington, Police et Rock'n'Roll

Je n'avais plus envie. Pas envie de reprendre du clavier après l'avénement de sarko 1er. La nausée l'emporte sur les neurones. Trop à dire, à penser, d'autres le font mieux que moi.
Et puis par la grâce d'un pote gentiment provocateur, envie de répondre à sa question : "Le rock est-il fondamentalement de droite et conservateur ?" http://kultura.over-blog.com/article-7072585.html
Bien écrit, bien argumenté, mais à mes yeux et surtout à mes oreilles, la question ne s'est jamais posé ainsi.
Putains d'années 80. Je me disais que finalement c'est aujourd'hui l'avénement des gamins de ces années, chaussettes et écharpes burlington, mocassins à ponpons, lodens et impers...Ces jeunes déjà vieux qui écoutaient "Police" et se foutaient de nos gueules de prolos, de nos sacs US siglés AC/DC,Téléphone et TRUST, forcément ! L'avénement des années fric, frime, des années bernard tapie, glucksmann et mitterand, vrais imposteurs et fossoyeurs de nos idéaux.
Je n'ai jamais pensé que le rock avait vocation à la révolution, il faut être né bourgeois pour y croire. Alors oui je suis ok pour penser que le rock canalise une certaine révolte et énergie, et que finalement cela arrange bien les pouvoirs en place. Nous vivons tous une schyzophrénie effrayante, avoir l'âme à gauche, rester éveillé, révolté... et jouir malgré tout des joujous capitalistes, maintenir notre "way of life" grâce à l'exploitation des petits Chinois ou des Marocains. Moi aussi j'éprouve un certain malaise à la sortie de concerts de groupes en devenir, un public arty, au look impeccable, étudiants, cultivés, fils et filles de cadres forcément supérieurs. Maintenant cette musique me fait toujours bander et m'apporte des émotions qui elles n'ont rien de sarkosyste. Le rock n'est pas conservateur, ni de droite. Il est récupéré, digéré, assimilé comme tout et tous par l'ogre libéral. Tous les groupes de Rock ayant prétendus bousculer le système, se sont cassés la gueule. Noyés qu'ils furent par leur réusite commerciale, le pognon, le confort, la vieillesse. Il y quand même moyen d'Elliot Smith à Herman Dûne, d'Arcade Fire à The Hives, pour être et penser différemment. Et si le Rock ne sert plus aujourd'hui qu'à supporter cette triste réalité, c'est déjà ça... en attendant mieux.
KLL
Bande son : "Antisocial" TRUST
10 juin 2007
Tous aux urgences

Dans moins d'une demi-heure, le PS entrera aux urgences, le PC en soins palliatifs. La gauche dite parlementaire en lambeaux, la ceinture rouge réduite à presque rien... triste pays. Ne pas allumer l'écran gris des hommes de même couleur, écouter Jeff Buckley, faire un bon repas, jouir tant que c'est encore permis.
KLL
Bande son : "Grace" - Jeff BUCKLEY -
06 mai 2007
bienvenue à sarkoland
Plus que quelques heures pour donner à ce nain humain et géant démagogue les clefs de la maison. Quelle naïveté que d'avoir cru à un sursaut républicain à l'issue du premier tour. Toute la société Française a glissé à droite et sarkosy de récupérer une partie des voix du borgne, et le socialisme parlementaire de glisser toujours plus vers un social-capitalisme résigné... la droite est, elle, sur ses valeurs et c'est en cela qu'elle a réussi par l'entremise d'un homme éminemment dangereux, sans foi ni loi autre que son moi. Nous ne tarderons pas à nous apercevoir, à subir ses lois et celles de ses sbires, tristes produits d'un dogme libéral. Confondre liberté et libéralisme... mettre au pouvoir un homme qui n'a rien entendu, (ce sont ses mots) de plus stupide que le "Connais-toi toi-même" de Socrate, un nain humain qui pense que la génétique explique le suicide ou la pédophilie; demain la pauvreté, l'homosexualité, que sais-je encore. L'inné contre le social et l'acquis ! Une société transformant toujours plus le citoyen en consommateur, docile, décérébré et forcément insatisfait; continuellement frustré d'un bonheur matérialiste impossible. sarkosy et les hommes qui le suivent sont dangereux, car dépourvu de culture, d'idées et d'humanisme, mais plein de leurs névroses. L'idée qu'un homme affirmant la connaissance de soi comme stupide puisse arriver à la tête de l'état me glace le sang. Merci aux socialistes et à Mme Royal d'avoir ouvert en grand les portes républicaines à ces ogres capitalistes. Plus qu'hier, être de gauche c'est être libertaire, anti-capitaliste, renier la croissance comme seule solution et modèle économique. Etre de gauche c'est lutter, dire non, s'opposer, se mettre en travers, Et demain le clavier n'y suffira pas.
KLL
Bande son : « Street fighting man » - The Rolling Stones
Lectures : « Jusque-là tout allait bien en Amérique » - Jean-Paul Dubois
« Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre » - Robin Cook
"La ferme des animaux" George Orwell
KLL
Bande son : « Street fighting man » - The Rolling Stones
Lectures : « Jusque-là tout allait bien en Amérique » - Jean-Paul Dubois
« Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre » - Robin Cook
"La ferme des animaux" George Orwell
02 février 2007
Les Juifs de sarkosy

Les juifs du tout petit homme sont les pauvres. Et ce n'est que l'aboutissement logique, engagé, d'un système inique, où se complaisent, s'engraissent des hommes dits supérieurs. Lobotomisés, asservis, dociles, mais durs à appliquer, faire subir aux petits les règles d'une société marchande. La société civile agonise sous les coups de boutoirs des représentants, vendeurs de services, stages et photocopieurs, apôtres du tout libéral, dépeceur des services publics. La mise en scène moderne, souriante, brillante ne trompe que ceux qui veulent l'être, et masque (mal) la violence des échanges en milieu tempéré (un film je crois...)
Camus disait que "Penser c'est dire Non". Cela n'a jamais été aussi vrai.
Continuez messieurs à enfiler vos costumes, à vendre vos foutaises, à toucher vos primes, continuez à vivre sans idées, sans idéaux, sans culture. Soyez convaincu de mériter vos salaires d'indécence. Et les autres, tous les autres, suivez poliment les chemins balisés, obligés, dessinés par ces porcs libéraux.
Un jour vous viendrez nous faire chercher, nous faire poursuivre, nous faire punir de notre résistance. Nous saurons vous répondre. Animaux traqués de fahrenheit 451.
Le pauvre est la cible, la dernière cause qui vous empêche de jouir paisiblement de vos études, de votre réussite. Le pauvre est coupable de son état, de ses échecs scolaires, de sa position dans la société. Voilà aujourd'hui la droite sarkosienne, la droite fière de ses certitudes.
Travailler plus propose le petit homme...
Une pensée aussi ce soir pour Patrick Dewaere et Elliot Smith... je saurais peut-être dire pourquoi demain ou après-demain...
KLL
Bande son : "Ave Maria" de Schubert (je sais rien à voir, quoique...)
Lectures : "A droite toute" Eric Dupin - "L'Etranger" Albert Camus - et enfin grâce à l'amitié et à l'intuition d'une belle âme "Les coups" de Jean Meckert
17 janvier 2007
Direction Calexico Paris 18éme
Tous les jours et les nuits aussi. C’est donc cela l’absence d’un père, que le temps, cette saloperie ; m’avait rendu familier. Perdu dans les rues du 18éme d’un quartier encore populo, appeler mon père et lui demander mon chemin. C’est fini petit garçon, tu devras trouver ta route tout seul. Juste panser ses blessures de musique forte, poignante.
Calexico sera le remède du jour et des nuits à venir. Juste laisser parler (et voir) un peu de leur country folk rock mariachi pop musique.
Merci à eux.
KLL
Bande son : "Garden Ruin" - CALEXICO -
WARNING : deux pépites inside - "Deep Down" - "All Systems Red"
Calexico sera le remède du jour et des nuits à venir. Juste laisser parler (et voir) un peu de leur country folk rock mariachi pop musique.
Merci à eux.
KLL
Bande son : "Garden Ruin" - CALEXICO -
WARNING : deux pépites inside - "Deep Down" - "All Systems Red"
07 janvier 2007
29 décembre 2006
La main de mon père.

Je devais avoir 8, 9 ou 12 ans. Du premier étage mon père a passé la tête par dessus l’escalier en me demandant d’aller chercher une savonnette à la cave.
« T’es feignant, tu pourrais y aller toi-même ».
C’est la seule fois où mon père a mis la main sur moi autrement que pour me consoler.
J’ai su au moment même où je prononçais ce mot combien cela était injuste. D’une enfance dans les caniveaux de Dickens, de la rue de l’Avenir, il n’avait pas appris à dire les mots bleus. Toute sa vie il parla de ses mains, d’abord et toujours pour ses enfants, mais aussi pour ses frères, ses amis, ses petits enfants. Réparer une voiture, une serrure, un vélo, était aussi un prétexte pour marquer son attachement. Nous en fûmes certainement ingrat. Mon père était un homme du quotidien, tenace, dur au mal, courageux, très courageux. Il parlait peu et donnait en exemple l’action, les faits. C’était pépé bricoleur pour ses petits-enfants. Luca et Sandro veulent faire une petite boite à poser sur la tombe, pour y mettre vis, clous et boulons trouvés.
Au revoir mon papa.
Pascal
10 décembre 2006
Seize chevaux en colère
Revenir sur ses pas ? Demander son chemin. Eviter. Mais finalement boucler 2006 avec le retour de "Sixteen Horsepower", déjà posté en janvier de cette sale année.
C'est peu dire que la musique hantée de ce groupe m'accompagne partout. Incapable que je suis d'écouter autre chose que de sombres musiques dans les moments difficiles. C'est alors que Johnny Cash, 16HP et autres outlaws reviennent au galop, traversant des plaines forcément américaines.
Mais dans le sang gris et noir de ce groupe coule une belle colère. Des Colères. Rien n'est plus sain pour moi que de sortir de cette forte mélancolie mélodique pour me lever, marcher droit. Homme en colère. De plus en plus étranger à ce monde sans pitié.
Sixteen Horsepower est devenu au fil du temps, mon groupe. Point.
KLL
Bande son : "Blessed persistence" - album - Folklore -
C'est peu dire que la musique hantée de ce groupe m'accompagne partout. Incapable que je suis d'écouter autre chose que de sombres musiques dans les moments difficiles. C'est alors que Johnny Cash, 16HP et autres outlaws reviennent au galop, traversant des plaines forcément américaines.
Mais dans le sang gris et noir de ce groupe coule une belle colère. Des Colères. Rien n'est plus sain pour moi que de sortir de cette forte mélancolie mélodique pour me lever, marcher droit. Homme en colère. De plus en plus étranger à ce monde sans pitié.
Sixteen Horsepower est devenu au fil du temps, mon groupe. Point.
KLL
Bande son : "Blessed persistence" - album - Folklore -
17 novembre 2006
Sociale bobocratie
Comme annoncée, la dame aux tailleurs immaculés a mis la main sur le sceptre rose, adoubée par les bobos des villes.
Ce sera donc en 2007, une élection rubik's cube, sarko/ségo.
C'est le borgne qui doit se marrer.
KLL
Bande son spécial dédicace à la nouvelle dame de fer et au roquet de l'UMP
"Betty" - Bernard Lavilliers - album "Nuit d'amour" -
extrait : "Je hais la morale, les prisons centrales, les maisons d'arrêt..."
PS euh non, Post Scriptum : ne pas oublier de cliquer sur le titre, un entretien avec Michel Onfray
et pour (mal) finir une belle leçon de démagogie populiste :
Ce sera donc en 2007, une élection rubik's cube, sarko/ségo.
C'est le borgne qui doit se marrer.
KLL
Bande son spécial dédicace à la nouvelle dame de fer et au roquet de l'UMP
"Betty" - Bernard Lavilliers - album "Nuit d'amour" -
extrait : "Je hais la morale, les prisons centrales, les maisons d'arrêt..."
PS euh non, Post Scriptum : ne pas oublier de cliquer sur le titre, un entretien avec Michel Onfray
et pour (mal) finir une belle leçon de démagogie populiste :
12 novembre 2006
Capuche, couteau, Herman Düne.
Laisser son grand garçon de 15 ans faire les derniers 200 mètres le menant à ses cours, où il croisera le loup tapis au fond d’une ruelle.
- « tu as l’heure »
- « non »
- « donne ton mp3 »
- « non, je ne te le donnerai pas »
Bien décidé à ne pas se laisser faire, Luca lui assène un coup de poing puis s’enfuit, avec un handicap scolaire de 10kg dans le dos.
Evidemment le gusse à capuche et casquette, le rattrape ; et lui met un coup de couteau au dessus du genou. La caillera a eu ce qu’il voulait.
Hôpital, commissariat, officier médico-légal… plus de peur que de mal, mais pour quelques centimètres, une vie aurait pu basculer...
Je ne lui souhaite pas de tomber entre mes mains. Et ce malgré mes convictions citoyennes et républicaines dont ce genre d’individu n’a rien à battre.
Comment grandir, vivre dans cette jungle, sans en être affecté ?
Alors j’ai découvert (avec l’habituel train de retard, voir deux ou trois) un merveilleux groupe de pop indie, juste barré ce qu’il faut ; au service de mélodies imparables appuyées de toutes sortes d’instruments décalés. Une autre planète s’ouvre alors, faite de joies, de rires d’enfants, mais aussi de muettes inquiétudes.
Sandro, 10 ans, ne s’y est pas trompé qui m’a piqué le disque pour l’écouter dans sa chambre.
Combien de groupes, de musiciens, savent-ils ainsi capter l’âme des enfants ? T. Rex, Supergrass parfois, et aujourd’hui ce groupe de freaks français nommé « Herman Düne ». Encore une histoire de frangins.
Les deux albums glissent tout seul, j'en suis à la vingtième écoute sans que jamais mes pavillons auditifs ne s'en lassent.
et quel moment de grâce absolue que ce "Giant" track 13 de l'album éponyme
Bande son : - Giant – Herman Düne - 2006 -
- Not On Top - Herman Düne - 2004 -
KLL
- « tu as l’heure »
- « non »
- « donne ton mp3 »
- « non, je ne te le donnerai pas »
Bien décidé à ne pas se laisser faire, Luca lui assène un coup de poing puis s’enfuit, avec un handicap scolaire de 10kg dans le dos.
Evidemment le gusse à capuche et casquette, le rattrape ; et lui met un coup de couteau au dessus du genou. La caillera a eu ce qu’il voulait.
Hôpital, commissariat, officier médico-légal… plus de peur que de mal, mais pour quelques centimètres, une vie aurait pu basculer...
Je ne lui souhaite pas de tomber entre mes mains. Et ce malgré mes convictions citoyennes et républicaines dont ce genre d’individu n’a rien à battre.
Comment grandir, vivre dans cette jungle, sans en être affecté ?
Alors j’ai découvert (avec l’habituel train de retard, voir deux ou trois) un merveilleux groupe de pop indie, juste barré ce qu’il faut ; au service de mélodies imparables appuyées de toutes sortes d’instruments décalés. Une autre planète s’ouvre alors, faite de joies, de rires d’enfants, mais aussi de muettes inquiétudes.
Sandro, 10 ans, ne s’y est pas trompé qui m’a piqué le disque pour l’écouter dans sa chambre.
Combien de groupes, de musiciens, savent-ils ainsi capter l’âme des enfants ? T. Rex, Supergrass parfois, et aujourd’hui ce groupe de freaks français nommé « Herman Düne ». Encore une histoire de frangins.
Les deux albums glissent tout seul, j'en suis à la vingtième écoute sans que jamais mes pavillons auditifs ne s'en lassent.
et quel moment de grâce absolue que ce "Giant" track 13 de l'album éponyme
Bande son : - Giant – Herman Düne - 2006 -
- Not On Top - Herman Düne - 2004 -
KLL
04 octobre 2006
D'outre-tombe, Bourdieu enterre ségoléne !
D'un grand grand bonhomme, l'air de rien autour d'un verre.
Une lucidité exprimée simplement, les 2mn de la fin éclairent mme royal sous son vrai profil et c'était bien avant le buzz merdiatique actuel. Un régal ! Désirs d'avenir dit-elle, ça fout les jetons !
KLL
Lecture : "Propos pour servir à la résistance contre l'invasion Néo-libérale" Pierre Bourdieu
Une lucidité exprimée simplement, les 2mn de la fin éclairent mme royal sous son vrai profil et c'était bien avant le buzz merdiatique actuel. Un régal ! Désirs d'avenir dit-elle, ça fout les jetons !
KLL
Lecture : "Propos pour servir à la résistance contre l'invasion Néo-libérale" Pierre Bourdieu
15 septembre 2006
Promis, j'irai à la fête de l'Huma...
Oui demain, j'irai. Et cela fera au moins dix ans que je n'aurai pas marché dans la boue de la Courneuve. Prendre le risque que tout ce barnum ne me gave au bout d'une heure, fuir les rabatteurs à la carte rouge, les discours formatés, les staliniens mal ou pas dégrossis, les beaufs et autres dinosaures... Mais aussi trouver, retrouver le simple peuple, partager leurs désirs, leurs volontés sincères d'un monde forcément meilleur.
Parcourir le village international, fouiner les stands de l'Amérique du sud, de l'Italie... déjà gamin, c'était ma partie préférée de la fête de l'Huma, celle qui me faisait rêver d'un idéal partagé au-delà des frontières. Celle qui me faisait vraiment rêver.
Demain j'irai à la fête de l'Huma, fuir les comptables de droite, les bobos de tout poil, le cynisme d'un sarkosy, le « socialisme » « modern blair » d'une ségolène royal (beurk !).
Pas que les dirigeants communistes soient meilleurs mais quand même...
Merci à Monsieur Didier "RATP" Wampas.
KLL
bande son : "Rimini" Didier Wampas
Parcourir le village international, fouiner les stands de l'Amérique du sud, de l'Italie... déjà gamin, c'était ma partie préférée de la fête de l'Huma, celle qui me faisait rêver d'un idéal partagé au-delà des frontières. Celle qui me faisait vraiment rêver.
Demain j'irai à la fête de l'Huma, fuir les comptables de droite, les bobos de tout poil, le cynisme d'un sarkosy, le « socialisme » « modern blair » d'une ségolène royal (beurk !).
Pas que les dirigeants communistes soient meilleurs mais quand même...
Merci à Monsieur Didier "RATP" Wampas.
KLL
bande son : "Rimini" Didier Wampas
10 septembre 2006
Premiers Punks ?
juste un retour éclair. j'écoutais ce matin le "You really got me" des merveilleux Kinks, en me disant qu'il avait alors plus de 10 ans d'avance sur le mouvement Punk. confirmation ici :
KLL. néo fan des sixties.
Bande son : Reprise par THE JAM du "David Watts" des KINKS.
KLL. néo fan des sixties.
Bande son : Reprise par THE JAM du "David Watts" des KINKS.
30 mai 2006
Let's Impeach The President
Sacré claque que ce disque de Neil Young. Oui ! Attaquons le président bush, sinistre clown qui répond à l'échelle des Etats-Unis à la médiocrité de berlusconi ou autre poutine.
Aussi ce disque est plein d'une fureur maîtrisé, électrique sans sortir les muscles. Pas nécessaire, car le Neil a retrouvé la voie des riffs saignants, de la mélodie juste, une merveille d'album. Dés le départ on sent l'homme en proie à une saine colère et des morceaux comme "The restless consumer", "Let's Impeach The President" ou encore "Shock and Awe" déboulent à fond de train, appuyés par des choeurs ou une trompette rageuse.Voilà qui donne envie de comprendre les textes du Canadien. Dans "Let's Impeach The President" il ne demande pas moins que la destitution de bush. Un Neil décidément très remonté qui accuse également l'administration bush d'espionner les citoyens, d'avoir laisser tomber les noirs lors de l'ouragan katarina... Ce disque parle d'urgence, d'une volonté d'en sortir enfin, d'ouvrir les yeux, de passer à autre chose. Bref un formidable album, d'une cohésion absolue, ou jamais pendant les 10 morceaux que contient l'album, on n'ait envie de zapper une seule fois. Un disque qui s'inscrit dans la grande tradition populaire des "protest songs", sans négliger la force des mélodies, la puissance instrumentale.
Téléchargement interdit.
Extrait de « THE RESTLESS CONSUMER »
…What out on the desert sands
Lies a desperate lover
They call her the « Queen of oil »
So much to discover…
Don’t need no ad machine…
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
N'oubliez pas de cliquer sur les titres de ce blog qui sont tous des liens en rapport avec le post.
KLL
Bande son : "Living with War" - Neil Young – 2006
(Merci Stephan !)
Aussi ce disque est plein d'une fureur maîtrisé, électrique sans sortir les muscles. Pas nécessaire, car le Neil a retrouvé la voie des riffs saignants, de la mélodie juste, une merveille d'album. Dés le départ on sent l'homme en proie à une saine colère et des morceaux comme "The restless consumer", "Let's Impeach The President" ou encore "Shock and Awe" déboulent à fond de train, appuyés par des choeurs ou une trompette rageuse.Voilà qui donne envie de comprendre les textes du Canadien. Dans "Let's Impeach The President" il ne demande pas moins que la destitution de bush. Un Neil décidément très remonté qui accuse également l'administration bush d'espionner les citoyens, d'avoir laisser tomber les noirs lors de l'ouragan katarina... Ce disque parle d'urgence, d'une volonté d'en sortir enfin, d'ouvrir les yeux, de passer à autre chose. Bref un formidable album, d'une cohésion absolue, ou jamais pendant les 10 morceaux que contient l'album, on n'ait envie de zapper une seule fois. Un disque qui s'inscrit dans la grande tradition populaire des "protest songs", sans négliger la force des mélodies, la puissance instrumentale.
Téléchargement interdit.
Extrait de « THE RESTLESS CONSUMER »
…What out on the desert sands
Lies a desperate lover
They call her the « Queen of oil »
So much to discover…
Don’t need no ad machine…
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
N'oubliez pas de cliquer sur les titres de ce blog qui sont tous des liens en rapport avec le post.
KLL
Bande son : "Living with War" - Neil Young – 2006
(Merci Stephan !)
29 mai 2006
Il Caimano - deuxième partie

Envie d'ajouter que cette dernière oeuvre de Nanni Moretti est aussi et avant tout un vrai film. L'histoire d'un producteur de série Z qui se retrouve à défendre presque par défaut un film contre berlusconi. Alors dit-il que "j'ai voté pour lui !". On suit donc ce petit homme malheureux dans sa vie, se séparant de sa femme, ne produisant plus rien d'autre que des émissions de télé-achat. Nanni dépeint cet homme dans son intimité et dans sa lutte forcée et maladroite pour produire le film. Et c'est parfois (un peu) laborieux, pas facile de faire se recouper la vie de ce petit homme et celle de berlusconi. Ce n'est que quand l'acteur pressenti pour tenir le rôle de berlusconi, magnifique Michele Placido, se défile que le film prend à la gorge. Et surprise c'est Nanni lui-même qui endosse le rôle de berlusconi. A cet égard la dernière scène du film fait froid dans le dos. berlusconi-Moretti sort du tribunal où il vient d'être condamné, monte sous escorte dans une berline noire. La caméra filme en plan serré le visage de Nanni-berlusconi, la voiture s'éloigne et on perçoit le tribunal en arrière plan qui flambe sous les cocktails molotovs du "peuple" vengeant berlusconi. On en frémit. Il y a aussi deux autres moments de pur cinéma. Bruno Bonobo, le producteur, quitte le notaire en compagnie de son ex-épouse, où ils viennent de régler cette séparation. Et alors nous les suivons tous les deux dans les embouteillages Romains, ils se passent et se dépassent plusieurs fois, se saluant de la main, se souriant. Autre scène magnifique également ou Bruno découvre que le film qu'il prévoyait de faire au départ (Le retour de Christophe Colomb) se fait finalement dans son dos et avec la trahison de son réalisateur et de son acteur fétiche (Michele Placido). Ce qui donne l'occasion à Nanni de nous amener sur une plage Romaine de nuit, sur un plateau de cinéma. J'ai pensé à la plage de Pasolini.
Merci encore Nanni.
Nanni, Nanni, Nanni, Signore Moretti

Sorti de la salle de cinéma, cueilli par un froid qui n'a rien de saison. Et pourtant je viens de quitter un ami de longue date, d'une amitié platonique.
"Bianca" avait été pour moi la découverte d'un nouveau cinéaste Italien, acteur-réalisateur qui parlait si bien de la société, notre société à travers nos vies, nos travers, nos désirs et nos désillusions.J'avais adoré aussi "Palombella Rossa", et tous les films qui suivraient. J'aime profondément cet homme dont j'ai su de suite qu'il ne ferait pas de film pour faire un film... de plus. Mais seulement parce qu'il avait à nous dire, à nous provoquer, à nous questionner, à travers lui, Michele, Nanni, Moretti.
Le Caïman ne fait pas exception à cette règle. Et si finalement le film parle évidemment de berlusconi, il nous parle aussi et surtout de nous, de notre position face à cette société mercantile où seule la vulgarité égale la médiocrité. Il nous parle de cette Italie qui fût belle, résiste encore parfois. D'une Italie vulgarisée par la loi de l'argent, des télévisions, des journaux berlusconiens. Que du capitalisme triomphant naissent des hommes tels que berlusconi, à cela rien d'étonnant. Le plus grave est qu'il s'approprie par les urnes le pouvoir législatif. Et seul en Italie résistent encore quelques juges courageux, incarnant presque à eux seuls le nécessaire contre-pouvoir. L'Italien est sorti affaibli, appauvri, malade de 30 ans de berlusconisme télévisuelle, c'est un fait. Un fait suffisamment sûr pour que même le téléspectateur "moyen" français soit bien incapable de regarder une chaîne de ce sinistre bouffon sans migrer ailleurs. Cet homme a joué habilement sur la volonté partagée par tous d'avoir une vie meilleure. Et pour cela il s'est bien sûr présenté en modèle absolu, dictateur d'opérette, entraînant l'Italie toujours plus bas. Jusqu'à se faire élire en prônant (bien entendu) moins d'état et plus de privé, refrain connu mais efficace, laissant la place aux requins dépeçant rageusement des services publics déjà mal en point. berlusconi disait en substance :"je suis milliardaire, élisez-moi, je ne mettrai pas les mains dans la caisse, je n'en ai pas besoin...". Et la moitié des Italiens de voter pour ce piètre bouffon.
Il n'y a pas d'équivalent en Europe d'un homme aussi puissant ayant tenu en ses mains un pays entier, économie et politique incestueusement mêlés. Et pourtant les gens savent, sont avertis. berlusconi a corrompu, est corruptible, a été condamné. Nanni interroge à plusieurs reprises ses personnages sur l'origine de la fortune de berlusconi, sur ses société écrans, ses prêtes noms. Les gens savent mais votent pour berlusconi, pour balkany, demain pour sarkozy ? Tout cela est bien triste et prépare idéalement la place à l’homme fort, fossoyeur de nos libertés.
Et la gauche officielle, proclamée comme telle, n'a que peu d'idées à opposer, toute affairée qu'elle est à se disputer une place au soleil.
Je me souviens qu'il y a quelques années, Nanni avait lors d'une manifestation de l'Olivier (gauche unie), saisit la tribune pour haranguer devant une foule énorme, les hommes politiques présents. Pour leur jeter à la face leur tristesse, fustiger leur inertie, leur incapacité à proposer, à résister brillamment et avec intelligence au caïman. Y a t'il UN seul Nanni Moretti en France ? Il Caimano est aussi une magnifique déclaration d'amour pour un cinéma militant, un hommage à Gian Maria Volonte, Michele Placido, Francesco Rosi... et tant d'autres.
Grazie Nanni, Grazie mille.
KLL
Bande son : « The Blowers Daughter » - Damien Rice – album « O » (que l'on trouve dans le film)
… si même nos penchants musicaux nous rapprochent…
23 mai 2006
Who knows where the time goes ?
21 mai 2006
Parodie Stonienne

Pour un retour...
Je me demandais ce soir en écoutant "Moonlight Mile" © The Rolling Stones © à quel moment les pierres étaient-elles devenues une parodie d'elles-même ? Certainement pas sur ce merveilleux album "Sticky Fingers". Ce morceau flotte à la fin de l'album en apesanteur absolu, les Stones encore, encore, encore. Superbe numéro de Rock and Folk ce mois, et un Ungemuth nous donnant à (re) découvir quelques pièces Stoniennes oubliées au grenier...et pourtant. Mais une parodie des Stones par eux-même est encore préférable aux vilains copieurs sans âme... et puis en concert ces gars mettent encore tout le monde d'accord... putain dire que j'ai raté l'Olympia !!!
Merci Monsieur Ungemuth
KLL
Bande son : Moonlight Mile" - Sticky Fingers - The Rolling Stones
Inscription à :
Articles (Atom)

