Mauvaises humeurs Rock'n'Roll , la France vu de l'autre rive...loin de sarkozy. Chroniques d'albums récents ou pas du tout ! d'AC/DC à Elliot Smith, en passant par Johnny Cash et Tanger, Rock & Folk & politique !!!
"L'Anarchie, c'est la victoire de l'esprit sur la certitude." (Georges Henein)
Je me dis souvent en finissant la dernière ligne du Canard Enchainé, qu'il serait peut-être préférable de ne pas savoir, acheter un pavillon dans un no man's land social et culturel, fuir la mixité urbaine et populaire, regarder le JT de JP Pernault, et remplacer donc le volatile par le Parisien même libéré ou les "Inrocks"...
Or depuis 3 semaines c'est un feu d'artifice de révélations sur les véritables motivations de la bande de mafieux qui nous "gouverne". Les appartements de fonction du motodidacte estrosi, requalifié par lui-même, en agent immobilier, de "souspente", dont un appartement "donné" à fifille. christian blanc (pas comme neige) et son patrimoine immobilier épluché par le fisc...oh trois bricoles !!! une résidence principale dans le (forcément) XVIe arrondissement de Paris, un autre appartement dans le IIeme, un studio dans le XVeme, une villa en Tunisie, une maison en Bretagne et cf le Canard : "Quelques autres bricoles en Eure et Loir". Le fisc interroge également le ministre sur des actions non déclarées à l'ISF, d'une société qui "monnayait" des contrats avec de vertueux pays d'Afrique du Maghreb et Moyen-Orient...et cerise sur le gros gâteau 20 à 25 comptes courants sans compter le patrimoine de mme pas très net non plus. Quel homme méritant !
N'oublions pas la vertueuse et bigote christine boutin et son salaire du silence de 9500€, les cigares du même christian blanc pour 12000€ aux frais du con tribuable...et tout ce que même le Canard ne peut savoir...et ce qu'il sait mais ne peut dévoiler faute de preuves formelles !
Cette semaine c'est au tour de joyandet, secrétaire d'état à la coopération (oui celui au jet privé à 116 500 euros AR pour la Martinique afin de cirer les pompes lors d'une réunion du petit nicolas) d'être canardé pour un permis de construire pas vraiment clair et franchement bétonné dans le vertueux Var. Affaire à suivre...
Un feu d'artifice disais-je, sans compter les brèves en "off", véritable portrait de cette équipe de pieds nickelés. un naboléon toujours aussi suffisant, auto-satisfait, méprisant et manipulateur, une équipe de cire pompe, vaseline dans la main gauche, cirage main droite ! Croire en la chose publique, la République après cette lecture hebdomadaire relève du sacerdoce. Mais le plus étonnant est la résignation populaire, le seuil de tolérance qui recule encore un peu plus...Dans les années 70, de telles révélations auraient coûté leur maroquin à ces voyous.
J'attends toujours, comme le Canard, que notre président des égouts de carla (Au cap Nègre) s'explique sur les véritables conditions de la construction, de l'achat et des travaux de son ex appartement de Neuilly, ile de la Jatte...alors messieurs les journalistes, messieurs les juges, encore un effort.
C'est un drôle d'album que l'on jurerait sorti tout de travers des Etats-Unis, d'un crossroads poisseux, folk teinté d'électricité et d'inquiétude existentielle. Pour sûr le garçon connait ses classiques, de Woodie Guthrie à Leonard Cohen en repassant par l'inévitable Bob Dylan. Mais ce Frenchie (from Drôme !) fait de ce folk intime, ce blues blanc une musique très personnelle. Avec pour fondation une simplicité bienvenue, H-Burns évite l'ennui, la déprime facile, la mièvrerie façon Coldplay. L'écriture très cinématographique, l'ambiance générale nous amène sur des routes forcément tortueuses, des plaines sombres, un ciel en clair obscur, des rencontres périlleuses. Ce folk inquiet perce l'âme comme le faisait le toujours regretté Elliot Smith...(je viens de réécouter tous ses albums et en resterai définitivement inconsolable). La musique de ce Drômois est une invitation au voyage, à la découverte de terra incognita...en bonne compagnie.
Il y a a quelques années, au moment où je me décidais à aller voir Sixteen Horsepower en concert, le groupe splittait sur fond de désaccords politico-religieux. Il est vrai que le mysticisme présent dans la musique du groupe commençait sérieusement à gangréner le cerveau de David Eugene Edwards, chanteur et âme du groupe. Aussi ce soir, revenu d'un concert du garçon, extatique, exalté, mais au service d'une musique belle et singulière... même si je préfère toujours 16 HP, ses chansons plus simples, aux outlaws héroïques. Très belle soirée, loin des 750 (750 !!!! milliards), donnés aux "marchés"...ça fait cher le viagra, bander une journée, une seule et s'effondrer de nouveau ! Alors essayer de profiter du présent, de la musique, des amis, des enfants...le reste s'écroulera de toute façon avec ou sans pilule.
KLL
Bande son : "The Threshingfloor" WOVENHAND...en regrettant malgré tout SIXTEEN HORSEPOWER et sa puissance de feu !
Revenir à la musique en attendant que ce vieux peuple se réveille enfin...quand il n'aura plus le choix ? Voir s'agiter le tout petit pour nous faire croire qu'il va sauver la Grèce alors qu'il soutient ce pays (avec le FMI et ce bon strauss-khan) en lui prêtant la corde du pendu ! Après la Grèce suivront l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la France. Que faire alors si ce n'est écraser les émeutes à venir, noyer le peuple dans son propre sang. L'état policier post et pré-fasciste est en place...voir la Grèce aujourd'hui, l'Italie de Gênes en 2001 (« La plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la fin de la seconde guerre mondiale. » (Amnesty International)...tout est en place, la spéculation sur la faillite de l'état social, la poursuite des politiques de dérégulation, la casse des services publics, la volonté socialiste et libérale de poursuivre vers une économie de croissance, la politique de rigueur appliquée avec violence aux classes populaires... Ce soir je suis Grec et fier de l'être...en attendant que la France d'en bas se réveille d'une trop longue apathie.
J'y étais tôt, bien avant le départ de la manif. Et je me suis senti entouré d'une Humanité, d'une famille, de Bedosà Bob, d'Alévèque à la femme de Filoche...et ceux dont je ne connaissais pas le nom. Le plaisir d'échanger quelques mots ou bien plus et surtout échanger ce qui nous rapproche, une empathie réelle pour les "sans", une volonté d'en découdre et d'en rire malgré tout. J'ai enfin réussi à donner à Bob "ma" photo du 1er mai 2009.
Alors Jeudi 6 mai à 20h00 RDV devant le Fouquet's pour répondre à l'appel d'Alévèque et fêter les 3 ans du "petit'.
merci Bob, Catherine et la bande.
Lecture : "La désobéissance civile" Henry David Thoreau
Demain matin...se lever tôt, et comme pour le premier numéro, acheter deux exemplaires de "Siné Hebdo" sans se lamenter mais restant en colère contre la bobocratie, l'orthodoxie socialiste, l'ordre établi et rétabli, le bon goût; tous ennemis du libertaire que je suis devenu en vieillissant (bien ;-). Et à la manif du 1er mai, espérer voir ce vieil Anar de Siné pour lui donner enfin ma photo spécialement encadré et dédicacé, le remercier, penser à vieillir comme lui, obsédé sexuel (j'y travaille depuis fort longtemps), révolté, vif, généreux, vivant pour toujours. Merci Bob.
KLL
Lecture : "Siné Hebdo" dernier numéro ce maudit 28 avril 2010.
Décidément les mois de mars sont pourris en sarkozie...Siné Hebdo cette année, Monsieur Bashung l'année dernière, l'hiver dure 10 mois... Aucun rapport ? Si, moi !
J'avais acheté deux exemplaires du premier n°, je ferai de même pour le dernier. Pas que je voulais en faire des collectors (au contraire) comme on dit à boboland, juste soutenir la cause. Il ne me manque rien, aucun n°, pas un hors série, les autocollants, et même un tee-shirt acheté à Catherine Siné à la manif "no sarkozy" du 27 mars. Putain je vais le regretter ce canard, foutraque, forcément mal élevé, drôle, mais avant tout libertaire, libertin, libre...intelligent. J'ai appris, découvert, tout un monde de libres penseurs (merci Ami entartreur). Vous me manquerez. Merci Bob, je veux vieillir comme toi (les bouteilles d'oxygène en moins !)
Journée noire... j'apprends deux fois, par un Ami et mon Frangin que Siné jette l'éponge. L’aventure Siné Hebdo est donc finie.... Pays de crevures, pour une fois qu’un VRAI journal satirique ET d’information prenait sa place à GAUCHE... Ça me fait chialer...j’ai TOUS les n° depuis le début, moi qui ne garde rien à part mes disques. Tous les mercredis j'accouplais le Canard avec Siné Hebdo, un vrai feu d’artifice et d'artifesses. Marre de ce consensus, il n'y a décidément pas de place pour penser autrement que dans les sentiers balisés, manifestations, grèves, syndicats autorisés ? Merci à tous ceux, et ils sont forcément nombreux qui savaient... et n'ont rien fait. Putain 2 euros par semaine à boboland, c'est donné, non ? Plus belle la vie ?
Siné ouvrait courageusement une voie et une voix différente, reste l'Ami Mermet, combien de temps encore ?
Alors merci à Siné et sa bande, de Didier Porte à Onfray, de Berroyer à Filoche, de Bedos à Alévêque, de Bouyxou à Alonso, sans oublier il Partigiano Quadruppani, les dessineux talentueurs, Lindingre, Large, Carali, Mix et Remix, Malingrey, Jiho, Kap, Faujour, Beith, Geluck...et tant d'autres. Il faut croire que les dessineux ont une tendance sérieuse à penser et pencher à gauche...
Alors merci Bob, Catherine, et la bande, vous étiez devenu des amis. Je n'oublierai pas et quelque chose me dit que je ne serai pas le seul, malgré tout. Catherine, nous avons échangé quelques mots à la manif du 23 mars, j'ai toujours ma photo à donner à Bob...
Et pourtant ils avaient bien assimilé la méthode sarkoué toute la mafia à bulbe rétréci, lefèvre et chatel en tête !
Il l'a senti cette fois la claque le nain de neuilly ? Ce qui ne l'empêchera certainement pas de continuer à mettre ce pays en vrac, "déréguler", privatiser, trahir, mentir; faire ce pour quoi le CAC 40 fascisant le soutient encore. Les Français, qu'ils se le disent, n'ont pas compris, pas encore eu la chance de bénéficier des effets des réformes du nabot.
Mais pas de quoi se réjouir d'un FN qui remonte en flèche ! merci qui ? A force de remuer le lisier noir, le couple sarko/besson (en instance de divorce ?) nous a bien foutu dedans. Ce pays est malade du capitalisme et des ses produits dérivés, et si le sarkosisme en a été la manifestation évidente, sa chute ne prouve en rien sa guérison. Voir les socialistes mous se féliciter (de quoi au fait ?) me fait gerber. Rose sans épines... Plus de 50% d'abstention, un FN à plus de 17% (23% dans le Nord Pas-de-Calais !!!), voilà les fruits pourris de presque 3 ans de règne du naboléon. Sans parler de la misère gangrénant un corps social déjà très affaibli. Seul raison de sourire, une droite encore rangée derrière son parrain, qui commence à s'interroger sérieusement sur la qualité de stratège de son "fureur". Bientôt un 20 Juillet 1944 au sein de la droite décomplexée ?
La nouvelle est arrivé sans prévenir, par le clavier d'un meilleur pote... Alex Chilton a tiré sa révérence à 59 ans. Perdant magnifique, Des Box Tops à Big Star, ses chansons servies par des mélodies un peu tordues, émouvantes, troublées... une power pop unique, imparfaite et parfois malade. Je ressors le coffret que je n'avais pas rangé...pour une journée pluvieuse dédicacée à Monsieur Chilton "My Life is Right".
Puisque l'hiver en sarkozie dure 9 mois... sur la platine KLL tournent en rotation lourde :
- THE HOT RATS, 50% de SUPERGRASS, soit Gaz, chanteur et guitariste, Goofey, batteur des mêmes SUPERGRASS, pour un disque de reprises très savantes. Energie, concision, classe absolue ! Quand donc ces gars, SUPERGRASS en entier, seront ils reconnus pour ce qu'ils sont ? Rien moins que le meilleur groupe Briton des ces 10 dernières années ! une reprise (forcément) de mes Kinks adorés "Big Sky", une autre de Gang Of Four "Damaged Goods", "Love is The Drug" du dandy ultime Brian FERRY; qui toutes brillent d'une belle énergie passée au polish Supergrass. Jouissif.
- Ultime (?) disque court (32mn) de la série d'enregistrements de Monsieur Johnny CASH sous production Rick Rubin. La voix de l'Homme en noir s'éteint lentement donnant encore le meilleur d'une âme avec un très grand A. "American VI" Johnny CASH
- "Parachute" THE PRETTY THINGS disque très injustement oubliée, Le meilleur d'une pop britannique audacieuse et classieuse, production 70 impeccable. A découvrir avant qu'il ne soit trop tard...
- "Life, Death, Love and Freedom" John MELLENCAMP - le garçon prouve une fois de plus qu'il est bien plus qu'un sous Dylan, Springsteen ou Cash. Pour vous en convaincre une écoute de "Mean" devrait faire l'affaire. Classic Rock certes et alors ?
- "We go way back" H-BURNS. un Français... pour un folk/Rock/Blues absolument parfait. Rugueux ET soyeux, Roots, écriture racée, mélodies imparables. le Mississipi affluent de la Seine ?
- "You'll never get to Heaven on a Hellbound Train" DELTA MOON. De sombres inconnus 'pour moi). Un blues sudiste dépoussiéré, mais néanmoins épais, rugueux, rock. Bel ouvrage.
- et toujours ce merveilleux coffret hommage à BIG STAR "Keep An Eye On The Sky". Magnifique travail artisanal de la maison "RHINO".
En quittant ces chats Persans, je me disais que décidément je n'irai pas voir cet "Avatar". Même si ce "petit" film Iranien a parfois un côté un peu foutraque, on se laisse vite prendre par la vitalité de ces groupes de Rock jouant à cache-cache avec les gardiens de la révolution islamique. L'histoire tient en rien, mais elle nous dévoile une jeunesse Iranienne épris de musique, épris de liberté, étouffant de 30 années d'intégrisme.
Plus surprenant : des images volées d'un Téhéran miséreux, hommes, femmes, enfants que l'on diraient sortis de Calcutta... Roumains sous les ponts de la banlieue parisienne... Ce film est juste beau, fort et poignant. La musique jouée par tous ces groupes y est étonnamment juste et belle, créant un pont évident entre cet Iran underground et nous. Ce pays implosera, mais quand ? Cette belle jeunesse en paiera et en paie déjà le prix de sa vie. Je me disais aussi que le pire à venir serait une guerre contre ce peuple. Ces mollahs à bout de souffle ne demande certainement pas mieux.
Pour quelles obscures et mauvaises raisons avais-je oublié cette merveille d'intensité Folk Rock ? Depuis il tourne, tourne, tourne. Album lumineux, sombre, simple et intense, un diamant en lieu et place de la plume. On pense à Dylan, Van Morrison, Neil Young. On a connu pire compagnons. Mike Scott même sans ses Waterboys a tout bon.
KLL
Bande son : "Bring' Em All In" MIKE SCOTT 1995
Bring 'em all in, bring'em all in, bring 'em all in, bring 'em all in, bring 'em all into my heart Bring 'em all in, bring 'em all in, bring 'em all in bring 'em all in, bring 'em all into my heart
En sortant du concert des jeunots "THE SONICS", je me disais que le Rock ne savait vraiment pas vieillir...pour le meilleur et pour le pire ! Ce soir ce fût donc le meilleur d'un groupe qui jouait, la soixantaine flamboyante, pour la première fois en France. Public Rock, Rockab à tendance Punky (?), venu voir un de ces groupes dont nous n'espérions ni la venue ni la survie. Joie enfantine d'avoir vécu un pur moment de communion R'n'R. Sortir, monter sur la Bonnie (que des Triumph vintage à la sortie ! dont la mienne :-)) , essuyer une pluie glaciale (gaffe sur le périph); garder la banane jusqu'à aujourd'hui. Merci les gars.
KLL
Bande son : THE SONICS "Psycho-Sonic" Label : Big Beat
PS : The Sonics (ne pas confondre avec les horribles Sonic Youth)
Revenir à la musique par la grâce d'un très joli coffret rendant hommage à "Big Star" losers magnifiques, en (bonne) compagnie des Flamin' Groovies, Faces, Gram Parsons. Ce soir je remets "#1 Record/Radio City", et là je découvre (pourquoi ce soir ?) cette pépite "Thirteen". Et pourtant je suis certain d'avoir déjà goûté à cette madeleine ailleurs. Je sais que ce ne peut être que l'Ami Elliot, alors je cherche; oui, elle est là, sur son album posthume "New Moon". Je n'avais jamais regardé l'auteur de cette merveille, persuadé qu'elle ne pouvait appartenir qu'à l'auteur d'"Alameda", "Can't Make a Sound", "Miss Misery". Belle soirée.
Nous ne nous connaissons pas, mais hier soir, sous la douche, radio allumé, un frisson m'a parcouru; et l'eau n'y était pour rien. J'apprends dans une brève, jetée l'air de rien, que le nain priapique souhaitait profaner la tombe de votre père, prétextant lui rendre honneur en transférant ses cendres au Panthéon.
Laisserez-vous récupérer et salir la mémoire de votre père, par celui qui, avant qu'un énarque forcément pervers ne lui en donne l'idée; ignorait son oeuvre ? Au mieux Albert Camus devait lui évoquer un nom de lycée, une rue ou une place, mais que sait-il de l'auteur de "L'Etranger", de "La Nausée", de "L'Homme révolté".
Que sait-il de l'Homme pour qui "Penser c'est dire non", que sait-il du résistant, de l'éditorialiste de "Combat", de l'Homme qui refusait tout honneur, tout asservissement aux pouvoirs, tout totalitarisme ? Que sait-il de l'Homme opposé à la peine de mort ?
Madame, je ne vous connais pas mais vous demande de ne pas céder à cette grossière manoeuvre, vil tentative de récupération, au viol de notre mémoire collective. Votre père ne doit rien à la droite que représente au plus haut degré d'ignominie, d'inculture, de suffisance ce triste pantin. Il est clair que le nain priapique a besoin de votre père, l'inverse ne peut être vrai.
Je ne suis Rien, rien d'autre qu'un homme parmi d'autres mais qui comme l'écrivait votre père fait partie d'une gauche "malgré moi et malgré elle".
Les idées de votre père étaient à l'envers de cette droite, renvoyez les à leurs vraies valeurs qui ont pour nom, mépris de la culture, de l'humain; suffisance, arrogance, amour du pouvoir, de l'argent.
Il n'est donc pas surprenant que "notre" omnimini président cherche à récupérer le symbole libertaire que représente encore votre père. Ne les laissez pas faire en son nom et au nom du peuple de l'Etranger.
"Les Justes" - préface de l'édition française, votre père écrivait :
"En février 1905, à Moscou, un groupe de terroristes, appartenant au parti socialiste révolutionnaire, organisait un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, oncle du tsar. Cet attentat et les circonstances singulières qui l'ont précédé et suivi font le sujet des Justes. Si extraordinaires que puissent paraître, en effet, certaines des situations de cette pièce, elles sont pourtant historiques. Ceci ne veut pas dire, on le verra d'ailleurs, que Les Justes soient une pièce historique. Mais tous les personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis. J'ai seulement tâché à vraisemblable ce qui était déjà vrai. J'ai même gardé au héros des Justes, Kaliayev, le nom qu'il a réellement porté. Je ne l'ai pas fait par paresse d'imagination, mais par respect et admiration pour des hommes et des femmes qui, dans la plus impitoyable des tâches, n'ont pas pu guérir de leur coeur. On a fait des progrès depuis, il est vrai, et la haine qui pesait sur ces âmes exceptionnelles comme une intolérable souffrance est devenue un système confortable. Raison de plus pour évoquer ces grandes ombres, leur juste révolte, leur fraternité difficile, les efforts démesurés qu'elles firent pour se mettre en accord avec le meurtre - et pour dire ainsi où est notre fidélité."
Magnifique vidéo de notre nicolae qui se passe de commentaires. Que nos très très chers paysans affiliés à la FNSEA courent encore voter pour ce pantin ! Non ils ne se fout pas de vous...mais de nous tous. KLL Black and Red
Alors là !!! je n'allume plus la lucarne à abrutir depuis des lustres, aussi c'est par le net que j'apprends ce soir que prince jean a renoncé au coffre fort promis par papa.
Merci aux internautes, aux blogueurs, aux journalistes du net, à Stéphane Guillon, à Didier Porte, à Mermet, d'avoir réveillé les consciences. Non content d'avoir mis au pas les journalistes (encore pas assez à son goût), d'humilier ses ministres et conseillers (bien fait pour leurs sales gueules), l'omnimini-président priapique a du reculer. Saloperie d'internet ! Alors ce soir ne boudons pas notre plaisir, après une rentrée particulièrement réussie (l'effet des vacances ?). Je cite de mémoire et dans le désordre : mitterand visite la Thaïlande, pour se taper de jeunes mais majeures éphèbes (pourquoi alors aller si loin ?), hortefeux confond arabes et auvergnats, besson nique les journalistes; fifils bac + 1 à papa brigue l'EPAD, besson, chouchou-fayot du nain et futur premier ministre (vous verrez), renvoie de pauvres bougres dans leur pays...en guerre ! Ce gouvernement dépasse nos espérances les plus folles, vraiment décomplexé cette droite, ça fait plaisir à voir et à entendre. Justement entendre le roquet lefebvre (jamais de majuscule pour ces courtisans) ramer pour défendre le cas mitterand, c'est grand ! Rien ne les arrête, c'est à cela qu'on les reconnait comme disait "l'autre"
Bac Philo 2010 : Comment fait-on pour être (encore) de droite aujourd'hui ?
Allez au lit, ce soir la nuit sera plus douce. "bonne chance mon papa" Louis sarkozy KLL Black and Red
Puisque rien n'y change, je me suis mis en sommeil politique. Je n'en suis pas au singe main sur la bouche, les oreilles, les yeux... loin de là. Mais l'écoeurement fut telle qu'il m'a été nécessaire de revenir aux riens qui font la Vie. La vraie, pas celle faite de rolex, de cac 40, de "pipeuleries", d'authentoc. Sommes-nous donc si peu à voir que le "nouveau" nanoprésident contient si mal l'original, l'arrogant, le méprisant, le suffisant ? Les socialistes continuent de creuser leur tombe (et la notre), gueule du nain sur le Nouvel Obs (rien de surprenant finalement, nouvelle mission pour rocard (la quatrième !!!), valls à droite toute, dray à la mauvaise heure... Que le PS crève enfin, mais vite alors, que la supercherie prenne fin, que nous puissions reconstruire une gauche joyeuse, libertaire, populaire, riche d'espoirs, d'espérances, d'utopies, de luttes.
Alors je me suis mis en congés de blog, marre, fatigué mais nullement déprimé. Attendre le bon moment ?
Retourner aux amis, aux enfants, au chocolat, au sexe, au Maury, et bien entendu à la musique. Je sais et le savais déjà depuis bien longtemps que les années 70, l'attitude, le son, la production de cette période me "parle". Ce soir le Beach Boys de derrière, Dennis Wilson. Je le rangerai à côté de Georges Harrison et Nicky Hopkins, sûr qu'il approuverait. Cet album est une offrande, peut-être l'ultime, d'un homme et d'une époque. Mais quelle offrande ! La sincérité imprègne une pop délicate, touchante, sublimée par la voix, les arrangements du petit frère, du batteur, de l'homme derrière. Un disque à coeur ouvert comme rarement je n'en ai entendu. RIP Dennis et merci.
KLL Bande son : "Pacific Ocean Blue" Dennis Wilson
Ah oui !!! Tout petit conducator, STP ne te décourage pas et continue de courir sous le soleil Versaillais.
Revenu d'une jolie ballade dans Paris avec Miss Bonnie...malheureusement pourrie par le nano président, chouchou de "femme actuelle". A la une de la voix de son maître, ce torchon de "figaro magazine" : "La raclée des anti-sarko" et le "point" d'enchaîner : "Enfin seul" avec la bobinette du De Funés priapique, hilare... Pays de mous du gland et du cortex, la gerbe totale ! Je n'avais aucunes envies de commenter ces "élections", à presque 60% d'abstention, en tirer des conclusions me semblait parfaitement malhonnête... si ce n'est que les bobos socialos, jeunes cadres urbains, CSP +++, ont déserté le camp rose pour planter des brocolis au cul du PS. De toute façon, rien d'illogique puisque ces bobos volatiles ne veulent pas changer de société. Celle-ci leur va bien, tant que la misère reste acceptable, traduire "pas sous mes fenêtres". Alors passer du rose très pale au vert ne change rien à la donne, à leur donne. sarko tutoie dany, dany déjeune avec sarko, même volonté de jouir sans entraves. Et dire que le nain voulait en finir avec l'esprit de 68 !!!
Mais voir les unes triomphantes de ces torches cul, me donne la nausée (pour rester poli !). Alors que la probité ( et puis quoi encore ?) aurait nécessité une analyse objective des ces chiffres, à savoir que ramener au nombre d'inscrits, d'abstentions et de bulletins nuls, cela donne 10,8% pour le parti à la talonnette du nain, 6,41% pour le zombi PS, 6,33% pour le rouquin verdâtre, 3,29% tout mou pour le bayrou, 2,47% pour le vieux borgne, 2,35% pour le Front de Gauche, 1,9% pour le facteur anti-capitaliste... Soit une gauche moribonde, une droite en tête avec seulement 10,8%; laissant une Démocratie à l'agonie.
Et le nanoléon de pavoiser, de tout repeindre en vert, d'y voir encore une occasion d'accélérer ses réformes libérales. Seule bonne nouvelle, il y a peu de chance de voir l'allégre claude (négationniste : "pas de réchauffement climatique, amiante pas dangereuse"... et autres conneries doctement débitées.) caler son gros cul dans un maroquin ministériel.
KLL Black and Red
Lecture : "Petit cours d'autodéfense intellectuelle" Normand Baillargeon Bande son : "Burnin' Alive" sur l'album "BallBreaker" AC/DC
Juste en passant entre 66 rdv, la maison, le boulot, le reste, la poire et le Parmesan ! Fruit d'une de mes dernières descentes à la crypte Gibert. ce beau morceau extrait du dernier album des toujours jeunes MADNESS. Le genre d'album rare que l'on sait de suite pouvoir être écouté les tempes encore plus grises...le genre d'album qui passera (ici, mais n°5 chez les Grands-Bretons !!!)) presque inaperçu, très injustement.
KLL
Bande son : "The Liberty Of Norton Folgate" MADNESS 2009
morceau à la signature évidente, sax jouissif, piano, voix, mélodie appuyé par la juste rythmique. Du boulot à l'ancienne :-)
15 du mois, de tous les mois, depuis au moins 30 ans et ces putains d'année 80 que je reçois Rock & Folk, toujours la même attente et souvent le même plaisir. Justement j'essayais d'expliquer le truc à un néo pote gotho-punk vendredi, lui dire que ce canard avait retrouvé la furia et l'intelligence nécessaire avec l'arrivée du Philippe à la Manoeuvre (oui jeune homme, celui de la "nouvelle star")... et alors ? le Phiphi n'a jamais oublié qu'il fallait d'abord maintenir une érection vitale, aimer cette musique par le bas "Elvis le Pelvis", avant le cortex. Et que ce n'est pas incompatible. Il s'agit de s'amuser, prendre et donner du plaisir. Et que le Rock se nomme Folk, Country, Punk, New Wave, Soul ou techno...non justement pas la techno !!! importe peu. Il s'agit quand même de bander pour des trucs avec une mélodie, un couplet, un refrain, une bonne chanson quoi; même écrite par des crétins. Alors ce 15 du mois, recevoir cet exemplaire avec l'interview de Monsieur UNGEMUTH qui dit mieux que moi tout l'Amour qu'il porte à notre musique. Quel plaisir ! Je garderai ce n° auprès de quelques autres, une saga des Kinks par Mr Ungemuth (encore lui !), un spécial Stones, une saga Zeppelin, de superbes rubriques nécro-nostalgiques d'un autre gentleman Dandy, soit Patrick EUDELINE. Et continuer à descendre dans la crypte Gibert avec le vague sentiment d'appartenir à une caste d'élite...en compagnie (le samedi matin, grande expérience) de types gentiment allumés, érudits fous ayant consacré toute leur vie à la recherche du Graal binaire, qui échangent leurs découvertes comme des gamins leurs vignettes panini. Le même plaisir, la même joie de partager l'unique. Je crois bien que je défendais ce vendredi la ligne éditorial de ce canard, sans même m'en rendre compte. Rester aux aguets des nouveaux groupes tout en continuant à remonter dans le temps, à la découverte de vieux trucs huileux, bien usés mais au parfum sans égal. Et le faire sans exclusive, sans élitisme, juste pour créer de nouveaux ponts, garder une oreille et parfois deux sur les nouveautés.
Morceaux choisis de l'interview de Sir Ungemuth : "Et si on n'aime le Rock, on ne peut pas ignorer que ça a été le big bang entre 1962 et 1969.... On a vécu une autre période créative entre 1977 et 1980 mais qui arrive nettement derrière, alors qu'à l'époque, les mecs faisaient des pas de géant à chaque disque. Prenons les Kinks, par exemple (pur hasard ! ndmoi). Ils enregistrent "You Really Got Me" et trois ans après, c'est clavecin et violoncelle, l'année suivante, ils passent à "Lola", au rock de stade puis à la country de "Muswell Hillbillies". Les Stones je n'en parle même pas, ils ont tout fait, commencé par Chuck Bery, passé par lépoque élisabéthaine et "Play With Fire", fait Beggars Banquet", l'un des plus grand disque de ma vie (oh putain j'aime ce mec ;-), et deux ans après, "Exile On Main Street", la bible, cette manne dont on ne sort jamais. On peut l'écouter dans tous les sens, à tous les âges, ce disque n'est pas compréhensible..." Voilà c'est pour cette objectivité ;-) là que j'aime ce R&F encore et toujours à l'aube d'une quarantaine bien entamée mais éblouissante :-)
KLL
Lecture (ça vient de sortir) : Garageland " Nicolas Ungemuth
Bande son (forcément) : "All Down The Line" sur "Exile On Main Street" THE ROLLING STONES
et une "découverte" dans la crypte Gibert : Shout Live" MIKE FARRIS & THE ROSELAND RYTHM REVUE
Un grand merci à Peter Doherty pour ce bijou Kinksien. Pas une once de sueur, de muscle, d'hormones mal placées; mais du bel ouvrage comme un Tom Waits briton qui chanterait... Rien à jeter aux loups, et une Salomé qui doit être très belle pour mériter telle chanson. A fréquenter sans modération.
L'Artiste est sorti de scène sous les applaudissements des anonymes venus lui rendre l'hommage mérité. Au Père Lachaise, des femmes aimantes, amantes de ses mots, des hommes en noir, âmes neuves et cabossées mélangées; pour un au revoir amoureux. Ironiquement le soleil était au rendez-vous d'un Homme qui écrivait à l'encre noire. Monsieur Bashung est parti "nous laissant des montagnes de questions". Merci l'Ami, merci Alain.
KLL
bande son (en tête toute la journée...) "La Nuit Je Mens" Alain BASHUNG... "j'ai fait l'Amour, j'ai fait le mort, t'étais pas né..."
Un Diamant noir nous as quitté, sans geindre, sans se plaindre, avec une élégance qui n'appartenait qu'à lui. L'Homme ne mentait pas, ni le jour, ni la nuit. Le souvenir d'une sortie de concert en lévitation, le coeur en étau, imprégné d'un univers onirique, où la mélancolie, la noirceur n'effaçait jamais la beauté de son univers qu'il faisait nôtre. Orphelin de ses mots, pas de ses maux, nous ne le croiserons donc pas dans le Vercors, sauter à l'élastique, Madame ne rêvera plus de formes oblongues... Dis Alain, "C'est comment qu'on freine ?". Merci, merci, merci...
KLL
Bande son : "Tant de Nuits" Album "Bleu Pétrole" et tous les autres, tous les autres...
et le pitre nain présidentiel d'oser ceci : ""' C'est un prince qui ce soir nous a quittés, un immense poète, un chanteur engagé", Monsieur Bashung en avait dit ceci : ""Il y avait des utopies, aujourd'hui il y a le CAC 40, un chef de l'Etat français agité dont j'ai honte et peur." CQFD
Mince, me dis-je, je n'ai même pas un disques des Beatles dans ma conséquente discothèque. Il ya donc quelques années, je file à la discothèque municipale pour emprunter quelques albums des fab four... et là déception, je trouve que cela a vieilli, mal vieilli, des morceaux qui traînent en longueur, prétentieux, boursouflés... à part quelques merveilles absolues, un album entier m'est difficile à entendre. Par contre je découvre que les morceaux qui me retiennent sont souvent signés par Georges Harrison, l'autre Beatle, le gars derrière; the nice guy. Alors aujourd'hui je me remets en boucle cette pure merveille "All Things Must Pass". Beware of Darkness and RIP Georges.
KLL Ps : toujours pas un disque des compagnons du Georges...
Bande son : "All Things Must Pass" Georges HARRISSON
... je me souviens d'un concert aérien, public en apesanteur, d'un Arthur Lee tout juste sorti de prison, pas encore malade, entouré de très jeunes musiciens subjugués, dévoués...
Notre petit pois sauteur a pris un rythme cathodique hebdomadaire, la propagande contre les faits, l'illusion de l'action, les mots contre les maux. Que la Guadeloupe montre l'exemple (à suivre) est symptomatique d'un système bien plus malade que ne le pensent encore ceux qui tiennent les leviers et la matraque. Dans des territoires où les chaines ont été remplacé par les fables catholiques, par l'exploitation démocratique des bras (toujours noirs), par le RMI, la drogue et le chômage; la lutte engagée est celle à venir, en France et partout dans le monde, se libérer d'un modèle menant à la haine, à la cupidité, à la destruction de la terre et des hommes. Il est commode et facile d'analyser la faillite du capitalisme comme étant seulement passagère, financière. Entendre ce bon strauss-khan prôner une purge des actifs pourris des banques, les socialistes appeler à la relance par la hausse des salaires et donc de la consommation... Pour faire perdurer un système profitant toujours à une minorité et menant à l'auto-destruction ? Ils ne peuvent donc comprendre et encore moins admettre que ce modèle est mathématiquement mort. Nous ne pourrons en sortir vivant qu'en acceptant de vivre sous d'autres valeurs qui auront pour nom, partage, coopérative, auto-gestion, il sera bientôt fini le temps où le peuple ne croira plus qu'à un seul modèle. S'attendre donc à une répression féroce des tenants du pouvoir, de tous les pouvoirs. Le capitalisme d'état montrera alors son vrai visage et les socialistes historiques ne seront pas loin derrière, encourageant à la soumission sous couvert d'appel au calme et à la raison. "L’enjeu est de trouver des solutions à tous les problèmes sociaux sans changer de stratégie économique". Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy
Sortir sans un mot de la salle de cinéma. Sortir doucement de ce film tout en non-dit, en suggestion, économies de mots et de gestes. De la misère des immigrants clandestins, de celle des ces deux femmes, passeuses par nécessité, de ce flic las et résigné, de ces enfants qui subissent la condition de leur naissance...Envie d'attacher hortefeux, besson (monsieur plus), le nain, et de leur soumettre l'humanité, l'âpreté et la beauté de ce "Frozen River".
Ce soir, l'agité prendra les clefs de la maison, l'heure est grave, aussi il devra nous rassurer, nous convaincre que face à la crise (un ovni tombé du ciel ?), il faut rester solidaire, attendre que la tempête passe, et surtout ne rien changer, continuer les nécessaires réformes... Un bon et gros numéro de camelot de marché, de joueur de bonneteau, un remake du discours fait aux ouvriers de Gandrange. Pendant ce temps l'ineffable parisot, reine du très social medef, demande des procédures de licenciement simplifiées. Gonflée ? non juste prévoyante au regard de ce qui nous attend. Notre président du pouvoir d'achat, du fouquet's, du yacht de bolloré, de l'auto augmentation, du "casse toi pov'con", nous donnera à n'en pas douter, une belle leçon d'auto, suffisance et satisfaction; l'air navré, affligé...seulement perturbé par quelques rictus et tics dont maman n'a su le guérir. Gageons que nos très indépendants journalistes, dont mlle ferrari, sauront le pousser dans ses derniers retranchement. une belle leçon de démocratie cathodique.
Envie de revenir (mon côté obsessionnel assumé) à SUPERGRASS.Groupe Anglo-Anglais jusqu'au bout de la prise jack, copains fins musiciens, une classe jamais démentie par une énergie high Rock'n'Roll. Alors ce matin revenir à des plaisirs simples, directs, efficaces. Envie d'en découdre avec joie. Supergrass sera le remède du jour, tant pis pour les voisins !
Donc hier soir, après la projection du film, à la question rituelle, alors ? Spontanément j'ai répondu à mon poto : "je n'ai rien et tout appris, en même temps" Rien, parce que d'intuition, empiriquement, sans dogmatisme, par l'analyse quotidienne des faits, en me confrontant aux pouvoirs... je sais la forfaiture des puissants, la collusion des médias. Tout, parce que l'énorme qualité de Noam Chomsky est de vulgariser sans excès une pensée protéiforme, pas une pensée de spécialiste, mais celle d'un Homme complet. Chercher la vérité au delà des évidences, du mensonge médiatique, démontrer l'entente informel ou non, du pouvoir médiatique, économique et politique. Comprendre pourquoi nous ne pouvons rien attendre des "élites", des intellectuels disciplinés, des médias asservis.
Prendre notre destin en main, résister et demain lutter. Ah oui j'ai appris quand même que j'étais un "Malgré Tout" ce qui selon la définition de Chomsky est un homme, une femme ayant échappé au moule éducatif, à la propagande des médias, à la résignation par l'illusion de liberté, l'illusion technologique, etc...
"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" LA BOETIE
KLL Black and Black
lecture : La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie NOAM CHOMSKY
Je me préparais hier à aller gonfler le rang des grévistes, avec plus d'entrain que d'habitude. Le sentiment qu'enfin et grâce au nain catalyseur, associations, syndicats, sympathisants, alter mondialistes, handicapés, parents d'élèves, travailleurs sans-papiers, lycéens, intermittents, services publics mais aussi salariés du privé, prenaient le "risque" d'exister. De résister, de faire entendre une voix, des voix différentes, loin du discours formaté des portes paroles habituels. Le sentiment que les organisations "traditionnelles" ne comprennent et ne maîtrisent pas l'ensemble des revendications, qu'un mouvement refusant la croissance comme seul alternative se fait entendre. Aussi je n'ai pas été surpris ce matin d'entendre sur France-Inter (radio publique !!!) un satisfecit sur le pseudo retour du PS au devant de la scène et Aubry en guest star. Les médias retrouvent ainsi leur vieil recette, leurs amis socialistes pour mieux noyer la colère populaire, confisquer les voies alternatives, le cri du peuple. Réflexe corporatiste, de caste, de survie. Le fait qu'ils n'aient rien de nouveau à proposer ne gêne personne, on est entre amis, entre personnes cultivées, formatées. les mêmes qui ont confisqué la démocratie, remember le NON au traité Européen, continuent à prendre la pose. Mais je retiendrai de cette journée une volonté palpable, physique, organique de résister. Résistance populaire qui échappera bientôt à tout contrôle. Il est à craindre alors que le pouvoir montre son vrai visage. Résistances, consciences.
"le vrai visage des cuistres" Pierre Desproges...long mais bon !
Lu hier dans le cortège : "nicolas, continue le jogging, ça va bientôt beaucoup te servir..." "15 milliards ça fait combien de kärcher ?" "Ni pauvres, ni soumis" "Urgence Sociale" "Nos patients sont moins dangereux que sarko" "Non à la politique de la peur"
Bande son : "Street Fighting Man" The Rolling Stones
6 juil 2008 - "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit" sketch du nain lors du Conseil national de l'UMP.
Demain et je l'espère ce n'est qu'un début, il apprendra le sens des mots.
En attendant, face à une droite arrogante, méprisante, manipulatrice, inculte...Opposons, joie, détermination, culture, solidarité, hédonisme et que sais-je encore. Comme prévu le nain de neuilly parvient à nous unir en un agrégat encore fragile mais vivant, au delà de nos différences. C'est ICI !
Histoire d'alléger la lourde "prose" des posts précédents. Revenir à plus de légèreté, attraper un disque, ce sera "HEFNER" groupe anglo-anglais, fines mélodies, couplet, refrain, du travail à l'ancienne que n'aurait pas renié les fabuleux KINKS. Un clip à l'image du groupe... Merci Stephan.
KLL
Bande son : "Boxing Hefner" HEFNER parfaite compilation.
Bon, je réponds en "direct" à deux bons commentaires laissés sur le post précédent (enfin !) alimentant ce malheureux blog. merci "anonyme".
"Cela fait réellement plaisir de "répondre" à des commentaires de ce niveau, vraiment. ça sent le socialiste de base, bien remonté contre ces salauds de gauchistes, donneurs de leçons. Mauvaise conscience ? Pour ce qui est de votre ami Julien Dray, pas question d'ouvrir son procès avant notre belle et indépendante justice... Il va devoir quand même se justifier de flux à son profit de 351 027 euros....une broutille ! Mais il est vrai que ce grand amateur d'horlogerie, se définissant lui-même comme un acheteur compulsif, (montre à 38000 euros, stylos de luxe, nuit d'hôtel à 6000 euros) est so-cia-lis-te !!! Député de l'Essonne, il devra aussi s'expliquer sur les "donations" d'entrepreneurs de la région. Bon courage Julien, encore il y a peu, ami de l'agitée du Poitou."
La démocratie est à l'agonie, les gens savent et votent pour balkany. Mais avancer vers la connaissance est un chemin douloureux, inquiétant, aussi aujourd'hui je suis allé voir "Il Divo" de Paolo Sorrentino, extraordinaire portrait de giulio andreotti. Soit l'homme politique Italien de 7 gouvernements, 21 fois ministre, soupçonné et condamné pour collusion avec la mafia, soupçonné d'être le commanditaire du meurtre d'un journaliste. Reconnu coupable puis par un tour de passe passe "blanchi". Les gens savent et votent pour berlusconi, les frères kachinsky, sarkosy... Le cinéma Italien renoue avec ses plus belles années, cinéma engagé, enragé, humain. L'ombre du grand Gian Maria Volonte, de Rosi et tant d'autres...
KLL Black and Black
Lecture : Déclaration de Ravachol lors de son procès en 1892 :
« Si je prends la parole, ce n’est pas pour me défendre des actes dont on m’accuse, car seule la société, qui par son organisation met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd’hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l’oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages. Exemple : un patron ne fait-il pas des vœux pour voir un concurrent disparaître ; tous les commerçants en général ne voudraient-ils pas, et cela réciproquement, être seuls à jouir des avantages que peut rapporter ce genre d’occupations ? L’ouvrier sans emploi ne souhaite-t-il pas, pour obtenir du travail, que pour un motif quelconque celui qui est occupé soit rejeté de l’atelier ? Eh bien, dans une société où de pareils faits se produisent on n’a pas à être surpris des actes dans le genre de ceux qu’on me reproche, qui ne sont que la conséquence logique de la lutte pour l’existence que se font les hommes qui, pour vivre, sont obligés d’employer toute espèce de moyen. Et, puisque chacun est pour soi, celui qui est dans la nécessité n’en est-il pas réduit a penser : "Eh bien, puisqu’il en est ainsi, je n’ai pas à hésiter, lorsque j’ai faim, à employer les moyens qui sont à ma disposition, au risque de faire des victimes ! Les patrons, lorsqu’ils renvoient des ouvriers, s’inquiètent-ils s’ils vont mourir de faim ? Tous ceux qui ont du superflu s’occupent-ils s’il y a des gens qui manquent des choses nécessaires ?"
Il y en a bien quelques-uns qui donnent des secours, mais ils sont impuissants à soulager tous ceux qui sont dans la nécessité et qui mourront prématurément par suite des privations de toutes sortes, ou volontairement par les suicides de tous genres pour mettre fin à une existence misérable et ne pas avoir à supporter les rigueurs de la faim, les hontes et les humiliations sans nombre, et sans espoir de les voir finir. Ainsi ils ont la famille Hayem et le femme Souhain qui a donné la mort à ses enfants pour ne pas les voir plus longtemps souffrir, et toutes les femmes qui, dans la crainte de ne pas pouvoir nourrir un enfant, n’hésitent pas à compromettre leur santé et leur vie en détruisant dans leur sein le fruit de leurs amours. Et toutes ces choses se passent au milieu de l’abondance de toutes espèces de produits ! On comprendrait que cela ait lieu dans un pays où les produits sont rares, où il y a la famine. Mais en France, où règne l’abondance, où les boucheries sont bondées de viande, les boulangeries de pain, où les vêtements, la chaussure sont entassés dans les magasins, où il y a des logements inoccupés !
Comment admettre que tout est bien dans la société, quand le contraire se voit d’une façon aussi claire ? Il y a bien des gens qui plaindront toutes ces victimes, mais qui vous diront qu’ils n’y peuvent rien. Que chacun se débrouille comme il peut ! Que peut-il faire celui qui manque du nécessaire en travaillant, s’il vient a chômer ? Il n’a qu’à se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de pitié sur son cadavre. C’est ce que j’ai voulu laisser à d’autres. J’ai préféré me faire contrebandier, faux monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J’aurais pu mendier : c’est dégradant et lâche et c’est même puni par vos lois qui font un délit de la misère. Si tous les nécessiteux, au lieu d’attendre, prenaient où il y a et par n’importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-être plus vite qu’il y a danger à vouloir consacrer l’état social actuel, où l’inquiétude est permanente et la vie menacée à chaque instant.
On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu’ils disent que pour avoir la tranquillité morale et physique, il faut détruire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n’est pas en supprimant celui qui, plutôt que de mourir d’une mort lente par suite des privations qu’il a eues et aurait à supporter, sans espoir de les voir finir, préfère, s’il a un peu d’énergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-être, même au risque de sa mort qui ne peut être qu’un terme à ses souffrances.
Voilà pourquoi j’ai commis les actes que l’on me reproche et qui ne sont que la conséquence logique de l’état barbare d’une société qui ne fait qu’augmenter le nombre de ses victimes par la rigueur de ses lois qui sévissent contre les effets sans jamais toucher aux causes ; on dit qu’il faut être cruel pour donner la mort à son semblable, mais ceux qui parlent ainsi ne voient pas qu’on ne s’y résout que pour l’éviter soi-même. De même, vous, messieurs les jurés, qui, sans doute, allez me condamner à la peine de mort, parce que vous croirez que c’est une nécessité et que ma disparition sera une satisfaction pour vous qui avez horreur de voir couler le sang humain, mais qui, lorsque vous croirez qu’il sera utile de le verser pour assurer la sécurité de votre existence, n’hésiterez pas plus que moi à le faire, avec cette différence que vous le ferez sans courir aucun danger, tandis que, au contraire, moi j’agissais aux risque et péril de ma liberté et de ma vie.
Eh bien, messieurs, il n’y a plus de criminels à juger, mais les causes du crime a détruire. En créant les articles du Code, les législateurs ont oublié qu’ils n’attaquaient pas les causes mais simplement les effets, et qu’alors ils ne détruisaient aucunement le crime ; en vérité, les causes existant, toujours les effets en découleront. Toujours il y aura des criminels, car aujourd’hui vous en détruisez un, demain il y en aura dix qui naîtront. Que faut-il alors ? Détruire la misère, ce germe de crime, en assurant à chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est facile à réaliser ! Il suffirait d’établir la société sur de nouvelles bases où tout serait en commun, et où chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins. Alors on ne verra plus des gens comme l’ermite de Notre-Dame-de-Grâce et autres mendier un métal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes céder leurs appâts, comme une vulgaire marchandise, en échange de ce même métal qui nous empêche bien souvent de reconnaître si l’affection est vraiment sincère. On ne verra plus des hommes comme Pranzini, Prado, Berland, Anastay et autres qui, toujours pour avoir de ce métal, en arrivent à donner la mort ! Cela démontre clairement que la cause de tous les crimes est toujours la même et qu’il faut vraiment être insensé pour ne pas la voir.
Oui, je le répète : c’est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer la société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre œuvre, en s’attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n’est votre justice qui s’amoindrit à punir les effets.
Je ne suis qu’un ouvrier sans instruction ; mais parce que j’ai vécu l’existence des miséreux, je sens mieux qu’un riche bourgeois l’iniquité de vos lois répressives. Où prenez-vous le droit de tuer ou d’enfermer un homme qui, mis sur terre avec la nécessité de vivre, s’est vu dans la nécessité de prendre ce dont il manquait pour se nourrir ?
J’ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n’avons pas trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C’est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n’admet pas de réplique, l’instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l’auteur.
Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m’avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l’aisance même aurait fait des honnêtes gens ! Une société intelligente en aurait fait des gens comme tout le monde ! »
Il semble bien que pour notre ami Julien Dray, grand amateur de belles horlogeries (un point commun avec le nain), que se soit l'heure des ennuis judiciaires. Ami jeune, Julien te parle sur son blog skyrock, bon la dernière mise à jour date du 13/06/2008... "Time is on my side" comme disait l'autre !
Alors que les dirigeants Israéliens continuent d'interdire l'accès aux journalistes dans Gaza, il est incroyable d'entendre encore des personnes défendre la position Israélienne. Un vrai déni de réalité qui ne les grandit pas. Et que l'on ne vienne pas m'accuser de partialité, ou de défendre les barbus...mais franchement les roquettes du Hamas ont tué 10 (?) personnes du côté Israélien (ok une seule c'était encore de trop...) en une année, cela peut il justifier ce déluge de feu sur la tête des Palestiniens. 1000 morts et plus de 4400 blessés, soit un rapport de 1 à 100 ? Israël se discrédite gravement, attise le feu dans le monde Arabe... aux mains de gouvernements qui n'en demandaient pas tant. Dernière info, un cimetière a même été atteint par une bombe Israélienne. No more comment.
J'ai reçu un courriel d'un gamin de 17 ans, musulman Français, ami de mon fils..en gros il renvoyait toute une série de photos atroces mais réelles de morts et blessés Palestiniens, avec une carte de la Palestine se réduisant comme peau de chagrin depuis 50 ans. Voici ma réponse pour ceux qui douterait encore de mon impartialité :
"W.....,
Ce qui se passe en Palestine est intolérable, le gouvernement Israélien prépare sa prochaine réélection en bombardant des innocents...et des salopards à barbe longue, qui ne valent pas mieux. Le Hamas a sciemment joué la carte du pire en sachant la réaction à venir. Cela dit n'excuse pas un état impérialiste et colonisateur qui tient depuis 50 ans les Palestiniens en esclavage. Fais attention au pouvoir des images qui utilisés ainsi sont aussi une insulte aux victimes, qui se retrouvent instrumentalisées et utilisées à fin de propagande. Dieu, Allah ou je ne sais quoi sont des prétextes faciles à manipuler pour obtenir l'assentiment de sa communauté. La raison de la misère des Palestiniens est économique, ils sont réduits à l'état d'esclavage par un état impérialiste. Je comprends que tu sois touché, je le suis aussi et depuis longtemps. Pas question de se trouver du côté du plus fort mais pas non plus du côté de barbus qui si demain prenaient le pouvoir, asserviraient leur propre communauté. Les exemples dans le monde musulman sont légion...pourquoi n'existe t'il pas UNE seule démocratie dans le monde musulman ? Dis toi bien que vivre libre c'est vivre sans dieu d'aucune sorte, ni dieu ni maître. Amour et Tolérance seront alors plus facile à échanger, à partager...
bon courage et à bientôt.
Fais attention à ne pas te laisser embrigader, ce qui n'exclut pas de rester lucide...au contraire !" ;-)
Juré, promis, pas craché; il n'était venu dans ce gouvernement de collabos que pour s'occuper de la pauvreté. Pensez un expert, ancien président de l'Union Centrale des Communautés Emmaüs, de gôoooooche, un CV plus long que l'engin de Rocco Sifredi. Il est tellement bien Martin qu'il a accepté de s'occuper de la jeunesse... La misère de la jeunesse ? C'est pourtant limpide.
Pendant ce temps l'armée Israélienne, ne pas dire ou écrire complaisamment "Tsahal", mais bien armée Israélienne, utilise de nouvelles bombes high tech au possible, heureux Palestiniens découpés, tranchés comme des jambons. On leur envoie le meilleur de notre technologie et ils se plaignent d'être massacrés. Ingrats. Vraiment le meilleur des mondes.
Cultiver l'Amitié, l'Amour, ne pas laisser de mauvaises herbes s'installer...hier soir l'Ami Elliot Smith est revenu à la maison. Ce sentiment curieux et toujours tenace d'avoir perdu un Ami, et malgré le temps passé de l'avoir quitté hier.
KLL
Bande son : New Moon" album posthume d'Elliot SMITH ... sur myspace, une page "contacte Elliot Simth" Fucking Monkey business !
Spécial dédicace 2009 à notre omniminiprésident : " Celui dont la pensée ne va pas loin verra les ennuis de près." CONFUCIUS à transmettre également au peuple d'autruches sous lexomil.
Comment oublier ce film absolument incroyable d'intensité, d'intelligence, de maîtrise cinématographique ?
'There Will Be Blood" de Paul Thomas Anderson Le film commence sur une scène de 15mn sans dialogues. Long et lourd silence où des hommes creusent dangereusement les entrailles de la terre pour en extraire la sève, le poison noir nourricier. Sous nos yeux naît ainsi une Amérique des pionniers se construisant sur le pétrole et la bible. Dans une parabole stupéfiante d'évidence (après coup), le capitalisme et l'église noue une relation incestueuse, croisse, ensemble, sur les mêmes valeurs. Violence, mensonge, corruption seront leurs armes et leur perte. Ce film est un monument, un chef d'oeuvre absolu. Je pense à "L'Homme qui voulut être Roi" à "Citizen Kane". Ce film organique ne se raconte pas, il se voit, se vit. On en sort secoué, éreinté, sens et intellect mis à mal; pour notre bien. "There Will Be Blood" nous parle aussi de l'Amérique de bush dans une mise en perspective, lucide et d'une extrême acuité. Une Amérique partie en croisade, pour défendre (dixit bush jr) "The American Way of Life". Une seule vision est bien insuffisante. A voir car ces pauvres mots n'en disent rien.
KLL
Film : "There Will Be Blood" Paul Thomas Anderson 2008
J'avais donc 15 ans quand ce "Pizza" et ce "Gaby oh Gaby..." me sont tombé dessus. Et c'était la première fois qu'un texte en Français me faisait autant d'effet. Monsieur Bashung faisait claquer la langue des Lumières en Rock And Roll. Et dans une France encore giscardienne, qui m'emmerdait et s'emmerdait, cela faisait du bien. Aussi je me souviens parfaitement que c'était un dimanche matin, à la radio... et que j'ai de suite voulu ce disque, mon premier coup de coeur musical. Merde un dimanche matin... Ni une ni deux, chez les bourgeois, ennemis de classe naturel de la ville voisine (asnières !!!), un prisunic est ouvert le dimanche matin en même temps que le marché. Me voilà monté sur le vélo, et à fond de pédales bientôt arrivé. Avec fébrilité et difficulté, je tombe enfin sur la cassette promise, pas les moyens d'avoir des vinyles à la maison... Je rentre en trombe, déchire l'emballage forcément récalcitrant, met le truc dans le lecteur et... rien !!! la cassette est vide de tout enregistrement. Oh non !!! et j'ai jeté le ticket... Putain je refais le chemin à l'envers, cherche ce foutu ticket au moins une heure, et le trouve. J'ai fini la journée à écouter en boucle ce premier disque d'un Monsieur auquel je resterai fidèle depuis, sans jamais le regretter.
KLL PS : n'allez pas faire vos achats le dimanche ! ;-)
Alors là, ce brouillon d'écriture va me valoir quelques inimitiés Rock and Roll. Je vois bien certains copains accro aux Cramps ou aux Flaming Groovies me couler dans le béton d'un pont sicilien. Mais j'avais envie après l'écoute d'un premier album merveilleux (7 fois en boucle cet après-midi) "Song Book" des Woodpigeons, de jeter un peu d'encre virtuel pour...Supertramp ! Aïe, ouille, pas la tête !!! Mais mince, je ne dois pas être le seul à cacher honteusement dans ma discothèque quelques disques de ces affreux hippies (au début). Oui j'avoue ce groupe m'a donné très jeune le goût de la belle mélodie et de la musique, pour la vie. Le premier album que j'ai acheté, enfin une cassette, était celui de Monsieur BASHUNG (Please stay with us...), et ceux de SUPERTRAMP suivraient pas loin derrière. Ce groupe avait tout, tout, tout pour déplaire aux durs à cuirs... ce qui arriva. Pensez, un chanteur gras jouant sur un piano classique, un autre à la voie de castra sous amphétamine, un saxo; mais quand même deux guitares et même une batterie. Et pourtant ce groupe accouchera de l'album pop parfait après quelques essais laborieux dont un album concourant même pour la pochette la plus laide de l'histoire de la pop. Il s'agit donc de ce "Breakfast in America" dont pas un seul morceau ne mérite l'opprobre. Ami Rocker ne te laisse pas abuser, cet album est finalement plus sombre et intense qu'il n'y parait. Dès le premier morceau le ton est donné par la voix grave de Rick Davies, "Gone Hollywood" annonce une époque de cheveux longs, patchouli, encens, qui se meurt. Portes s'ouvrant sur les affreuses années 80. Et l'album déroule ainsi sans aucunes fausses notes une fine pop sans (trop) manières. L'album se finit sur un fabuleux solo de piano crescendo "Child of Vision", les voix de Rick Davies et de Roger Hodgson bataillant ferme !!! Fabuleux morceau d'intensité pop. "The Logical Song" ( la bien nommée), "Goodbye Stranger" , "Just Another Nervous Wreck" ne gâche rien, SUPERTRAMP touche à la perfection sans être glaçant ou énervant. Et que dire de la superbe pochette, d'une production sublime, de la qualité des compositions et des mélodies ! Cet album aigre doux sorti en 1979 scelle définitivement la fin des années 70, et celle du groupe.
Mercredi en allumant la radio matinale, j'entends que notre miniprésident va visiter et prononcer un discours dans un hôpital psychiatrique. Chouette me dis-je, ils vont bien être obligé de le garder ! et bien en voilà la preuve, il fallait l'enfermer ! Le discours complet est imbuvable voir inbitable ! un monologue d'autosatisfaction d'un suppôt du néo-libéralisme, reconverti pour l'apparence aux services publics, à l'interventionnisme de l'état. Certainement un hasard il se rendait dans un hôpital d'Antony, ville de l'honorable devedjian, avant de filer à un meeting privé UMP dans une autre ville du 92. Le 92 est une pieuvre, un état qui tient l'Etat. sarkozy sait lui en être reconnaissant.