31 janvier 2009

Fils de Kinks

Envie de revenir (mon côté obsessionnel assumé) à SUPERGRASS.Groupe Anglo-Anglais jusqu'au bout de la prise jack, copains fins musiciens, une classe jamais démentie par une énergie high Rock'n'Roll. Alors ce matin revenir à des plaisirs simples, directs, efficaces. Envie d'en découdre avec joie. Supergrass sera le remède du jour, tant pis pour les voisins !


KLL

Bande son : "Diamond Hoo Ha" 2008 SUPERGRASS

30 janvier 2009

Malgré Tout



On leur a éteint la lumière mais ils ne veulent pas dormir. On les appelle les "Malgré Tout ».

Introduction au film de Daniel Mermet et Olivier Azam "Noam Chomsky et Cie"

Donc hier soir, après la projection du film, à la question rituelle, alors ? Spontanément j'ai répondu à mon poto : "je n'ai rien et tout appris, en même temps"
Rien, parce que d'intuition, empiriquement, sans dogmatisme, par l'analyse quotidienne des faits, en me confrontant aux pouvoirs... je sais la forfaiture des puissants, la collusion des médias. Tout, parce que l'énorme qualité de Noam Chomsky est de vulgariser sans excès une pensée protéiforme, pas une pensée de spécialiste, mais celle d'un Homme complet. Chercher la vérité au delà des évidences, du mensonge médiatique, démontrer l'entente informel ou non, du pouvoir médiatique, économique et politique. Comprendre pourquoi nous ne pouvons rien attendre des "élites", des intellectuels disciplinés, des médias asservis.

Prendre notre destin en main, résister et demain lutter. Ah oui j'ai appris quand même que j'étais un "Malgré Tout" ce qui selon la définition de Chomsky est un homme, une femme ayant échappé au moule éducatif, à la propagande des médias, à la résignation par l'illusion de liberté, l'illusion technologique, etc...

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" LA BOETIE

KLL Black and Black

lecture : La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie NOAM CHOMSKY

Une Journée Particulière

Je me préparais hier à aller gonfler le rang des grévistes, avec plus d'entrain que d'habitude. Le sentiment qu'enfin et grâce au nain catalyseur, associations, syndicats, sympathisants, alter mondialistes, handicapés, parents d'élèves, travailleurs sans-papiers, lycéens, intermittents, services publics mais aussi salariés du privé, prenaient le "risque" d'exister. De résister, de faire entendre une voix, des voix différentes, loin du discours formaté des portes paroles habituels. Le sentiment que les organisations "traditionnelles" ne comprennent et ne maîtrisent pas l'ensemble des revendications, qu'un mouvement refusant la croissance comme seul alternative se fait entendre. Aussi je n'ai pas été surpris ce matin d'entendre sur France-Inter (radio publique !!!) un satisfecit sur le pseudo retour du PS au devant de la scène et Aubry en guest star. Les médias retrouvent ainsi leur vieil recette, leurs amis socialistes pour mieux noyer la colère populaire, confisquer les voies alternatives, le cri du peuple. Réflexe corporatiste, de caste, de survie. Le fait qu'ils n'aient rien de nouveau à proposer ne gêne personne, on est entre amis, entre personnes cultivées, formatées. les mêmes qui ont confisqué la démocratie, remember le NON au traité Européen, continuent à prendre la pose. Mais je retiendrai de cette journée une volonté palpable, physique, organique de résister. Résistance populaire qui échappera bientôt à tout contrôle. Il est à craindre alors que le pouvoir montre son vrai visage. Résistances, consciences.

"le vrai visage des cuistres" Pierre Desproges...long mais bon !



Lu hier dans le cortège : "nicolas, continue le jogging, ça va bientôt beaucoup te servir..."
"15 milliards ça fait combien de kärcher ?"
"Ni pauvres, ni soumis"
"Urgence Sociale"
"Nos patients sont moins dangereux que sarko"
"Non à la politique de la peur"

Bande son : "Street Fighting Man" The Rolling Stones

28 janvier 2009

Bella Ciao

Juste pour ne pas oublier. Une version Française bien punk, son pourrie mais bon esprit !


une autre en noir et blanc classieux.



Chant des partisans Italiens dont la mélodie à une origine Yiddish...


KLL Vert Blanc Rouge

Le Cri du Peuple



6 juil 2008 - "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit" sketch du nain lors du Conseil national de l'UMP.

Demain et je l'espère ce n'est qu'un début, il apprendra le sens des mots.

En attendant, face à une droite arrogante, méprisante, manipulatrice, inculte...Opposons, joie, détermination, culture, solidarité, hédonisme et que sais-je encore. Comme prévu le nain de neuilly parvient à nous unir en un agrégat encore fragile mais vivant, au delà de nos différences. C'est ICI !

KLL Black and Red

Bande son "Bella Ciao" chant des partisans Italiens
Lectures : "Le Cri du Peuple" Jacques TARDI
"Pour sauver la planète, sortez du capitalisme" Hervé KEMPF

23 janvier 2009

Apesanteur



Il y a cette chanson "Going nowhere", l'air de rien, en apesanteur absolue. Pure merveille dont trente écoutes de suite ne me lasse en rien.

Question de moment, de moments.

KLL

Album : "New Moon" Elliot Smith

19 janvier 2009

Tous à poil



Histoire d'alléger la lourde "prose" des posts précédents. Revenir à plus de légèreté, attraper un disque, ce sera "HEFNER" groupe anglo-anglais, fines mélodies, couplet, refrain, du travail à l'ancienne que n'aurait pas renié les fabuleux KINKS.
Un clip à l'image du groupe...
Merci Stephan.

KLL

Bande son : "Boxing Hefner" HEFNER parfaite compilation.

18 janvier 2009

Les gens savent



Bon, je réponds en "direct" à deux bons commentaires laissés sur le post précédent (enfin !) alimentant ce malheureux blog. merci "anonyme".

"Cela fait réellement plaisir de "répondre" à des commentaires de ce niveau, vraiment. ça sent le socialiste de base, bien remonté contre ces salauds de gauchistes, donneurs de leçons. Mauvaise conscience ? Pour ce qui est de votre ami Julien Dray, pas question d'ouvrir son procès avant notre belle et indépendante justice... Il va devoir quand même se justifier de flux à son profit de 351 027 euros....une broutille ! Mais il est vrai que ce grand amateur d'horlogerie, se définissant lui-même comme un acheteur compulsif, (montre à 38000 euros, stylos de luxe, nuit d'hôtel à 6000 euros) est so-cia-lis-te !!! Député de l'Essonne, il devra aussi s'expliquer sur les "donations" d'entrepreneurs de la région. Bon courage Julien, encore il y a peu, ami de l'agitée du Poitou."

La démocratie est à l'agonie, les gens savent et votent pour balkany. Mais avancer vers la connaissance est un chemin douloureux, inquiétant, aussi aujourd'hui je suis allé voir "Il Divo" de Paolo Sorrentino, extraordinaire portrait de giulio andreotti. Soit l'homme politique Italien de 7 gouvernements, 21 fois ministre, soupçonné et condamné pour collusion avec la mafia, soupçonné d'être le commanditaire du meurtre d'un journaliste. Reconnu coupable puis par un tour de passe passe "blanchi". Les gens savent et votent pour berlusconi, les frères kachinsky, sarkosy... Le cinéma Italien renoue avec ses plus belles années, cinéma engagé, enragé, humain. L'ombre du grand Gian Maria Volonte, de Rosi et tant d'autres...

KLL Black and Black

Lecture : Déclaration de Ravachol lors de son procès en 1892 :

« Si je prends la parole, ce n’est pas pour me défendre des actes dont on m’accuse, car seule la société, qui par son organisation met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd’hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l’oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages. Exemple : un patron ne fait-il pas des vœux pour voir un concurrent disparaître ; tous les commerçants en général ne voudraient-ils pas, et cela réciproquement, être seuls à jouir des avantages que peut rapporter ce genre d’occupations ? L’ouvrier sans emploi ne souhaite-t-il pas, pour obtenir du travail, que pour un motif quelconque celui qui est occupé soit rejeté de l’atelier ? Eh bien, dans une société où de pareils faits se produisent on n’a pas à être surpris des actes dans le genre de ceux qu’on me reproche, qui ne sont que la conséquence logique de la lutte pour l’existence que se font les hommes qui, pour vivre, sont obligés d’employer toute espèce de moyen. Et, puisque chacun est pour soi, celui qui est dans la nécessité n’en est-il pas réduit a penser : "Eh bien, puisqu’il en est ainsi, je n’ai pas à hésiter, lorsque j’ai faim, à employer les moyens qui sont à ma disposition, au risque de faire des victimes ! Les patrons, lorsqu’ils renvoient des ouvriers, s’inquiètent-ils s’ils vont mourir de faim ? Tous ceux qui ont du superflu s’occupent-ils s’il y a des gens qui manquent des choses nécessaires ?"

Il y en a bien quelques-uns qui donnent des secours, mais ils sont impuissants à soulager tous ceux qui sont dans la nécessité et qui mourront prématurément par suite des privations de toutes sortes, ou volontairement par les suicides de tous genres pour mettre fin à une existence misérable et ne pas avoir à supporter les rigueurs de la faim, les hontes et les humiliations sans nombre, et sans espoir de les voir finir. Ainsi ils ont la famille Hayem et le femme Souhain qui a donné la mort à ses enfants pour ne pas les voir plus longtemps souffrir, et toutes les femmes qui, dans la crainte de ne pas pouvoir nourrir un enfant, n’hésitent pas à compromettre leur santé et leur vie en détruisant dans leur sein le fruit de leurs amours. Et toutes ces choses se passent au milieu de l’abondance de toutes espèces de produits ! On comprendrait que cela ait lieu dans un pays où les produits sont rares, où il y a la famine. Mais en France, où règne l’abondance, où les boucheries sont bondées de viande, les boulangeries de pain, où les vêtements, la chaussure sont entassés dans les magasins, où il y a des logements inoccupés !

Comment admettre que tout est bien dans la société, quand le contraire se voit d’une façon aussi claire ? Il y a bien des gens qui plaindront toutes ces victimes, mais qui vous diront qu’ils n’y peuvent rien. Que chacun se débrouille comme il peut ! Que peut-il faire celui qui manque du nécessaire en travaillant, s’il vient a chômer ? Il n’a qu’à se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de pitié sur son cadavre. C’est ce que j’ai voulu laisser à d’autres. J’ai préféré me faire contrebandier, faux monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J’aurais pu mendier : c’est dégradant et lâche et c’est même puni par vos lois qui font un délit de la misère. Si tous les nécessiteux, au lieu d’attendre, prenaient où il y a et par n’importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-être plus vite qu’il y a danger à vouloir consacrer l’état social actuel, où l’inquiétude est permanente et la vie menacée à chaque instant.

On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu’ils disent que pour avoir la tranquillité morale et physique, il faut détruire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n’est pas en supprimant celui qui, plutôt que de mourir d’une mort lente par suite des privations qu’il a eues et aurait à supporter, sans espoir de les voir finir, préfère, s’il a un peu d’énergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-être, même au risque de sa mort qui ne peut être qu’un terme à ses souffrances.

Voilà pourquoi j’ai commis les actes que l’on me reproche et qui ne sont que la conséquence logique de l’état barbare d’une société qui ne fait qu’augmenter le nombre de ses victimes par la rigueur de ses lois qui sévissent contre les effets sans jamais toucher aux causes ; on dit qu’il faut être cruel pour donner la mort à son semblable, mais ceux qui parlent ainsi ne voient pas qu’on ne s’y résout que pour l’éviter soi-même. De même, vous, messieurs les jurés, qui, sans doute, allez me condamner à la peine de mort, parce que vous croirez que c’est une nécessité et que ma disparition sera une satisfaction pour vous qui avez horreur de voir couler le sang humain, mais qui, lorsque vous croirez qu’il sera utile de le verser pour assurer la sécurité de votre existence, n’hésiterez pas plus que moi à le faire, avec cette différence que vous le ferez sans courir aucun danger, tandis que, au contraire, moi j’agissais aux risque et péril de ma liberté et de ma vie.

Eh bien, messieurs, il n’y a plus de criminels à juger, mais les causes du crime a détruire. En créant les articles du Code, les législateurs ont oublié qu’ils n’attaquaient pas les causes mais simplement les effets, et qu’alors ils ne détruisaient aucunement le crime ; en vérité, les causes existant, toujours les effets en découleront. Toujours il y aura des criminels, car aujourd’hui vous en détruisez un, demain il y en aura dix qui naîtront. Que faut-il alors ? Détruire la misère, ce germe de crime, en assurant à chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est facile à réaliser ! Il suffirait d’établir la société sur de nouvelles bases où tout serait en commun, et où chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins. Alors on ne verra plus des gens comme l’ermite de Notre-Dame-de-Grâce et autres mendier un métal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes céder leurs appâts, comme une vulgaire marchandise, en échange de ce même métal qui nous empêche bien souvent de reconnaître si l’affection est vraiment sincère. On ne verra plus des hommes comme Pranzini, Prado, Berland, Anastay et autres qui, toujours pour avoir de ce métal, en arrivent à donner la mort ! Cela démontre clairement que la cause de tous les crimes est toujours la même et qu’il faut vraiment être insensé pour ne pas la voir.

Oui, je le répète : c’est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer la société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre œuvre, en s’attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n’est votre justice qui s’amoindrit à punir les effets.

Je ne suis qu’un ouvrier sans instruction ; mais parce que j’ai vécu l’existence des miséreux, je sens mieux qu’un riche bourgeois l’iniquité de vos lois répressives. Où prenez-vous le droit de tuer ou d’enfermer un homme qui, mis sur terre avec la nécessité de vivre, s’est vu dans la nécessité de prendre ce dont il manquait pour se nourrir ?

J’ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n’avons pas trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C’est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n’admet pas de réplique, l’instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l’auteur.

Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m’avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l’aisance même aurait fait des honnêtes gens ! Une société intelligente en aurait fait des gens comme tout le monde ! »

Ravachol

14 janvier 2009

De Dray à Gaza

Il semble bien que pour notre ami Julien Dray, grand amateur de belles horlogeries (un point commun avec le nain), que se soit l'heure des ennuis judiciaires.
Ami jeune, Julien te parle sur son blog skyrock, bon la dernière mise à jour date du 13/06/2008... "Time is on my side" comme disait l'autre !

Alors que les dirigeants Israéliens continuent d'interdire l'accès aux journalistes dans Gaza, il est incroyable d'entendre encore des personnes défendre la position Israélienne. Un vrai déni de réalité qui ne les grandit pas. Et que l'on ne vienne pas m'accuser de partialité, ou de défendre les barbus...mais franchement les roquettes du Hamas ont tué 10 (?) personnes du côté Israélien (ok une seule c'était encore de trop...) en une année, cela peut il justifier ce déluge de feu sur la tête des Palestiniens. 1000 morts et plus de 4400 blessés, soit un rapport de 1 à 100 ?
Israël se discrédite gravement, attise le feu dans le monde Arabe... aux mains de gouvernements qui n'en demandaient pas tant. Dernière info, un cimetière a même été atteint par une bombe Israélienne. No more comment.

J'ai reçu un courriel d'un gamin de 17 ans, musulman Français, ami de mon fils..en gros il renvoyait toute une série de photos atroces mais réelles de morts et blessés Palestiniens, avec une carte de la Palestine se réduisant comme peau de chagrin depuis 50 ans. Voici ma réponse pour ceux qui douterait encore de mon impartialité :

"W.....,

Ce qui se passe en Palestine est intolérable, le gouvernement Israélien prépare sa prochaine réélection en bombardant des innocents...et des salopards à barbe longue, qui ne valent pas mieux. Le Hamas a sciemment joué la carte du pire en sachant la réaction à venir. Cela dit n'excuse pas un état impérialiste et colonisateur qui tient depuis 50 ans les Palestiniens en esclavage. Fais attention au pouvoir des images qui utilisés ainsi sont aussi une insulte aux victimes, qui se retrouvent instrumentalisées et utilisées à fin de propagande.
Dieu, Allah ou je ne sais quoi sont des prétextes faciles à manipuler pour obtenir l'assentiment de sa communauté. La raison de la misère des Palestiniens est économique, ils sont réduits à l'état d'esclavage par un état impérialiste. Je comprends que tu sois touché, je le suis aussi et depuis longtemps. Pas question de se trouver du côté du plus fort mais pas non plus du côté de barbus qui si demain prenaient le pouvoir, asserviraient leur propre communauté. Les exemples dans le monde musulman sont légion...pourquoi n'existe t'il pas UNE seule démocratie dans le monde musulman ? Dis toi bien que vivre libre c'est vivre sans dieu d'aucune sorte, ni dieu ni maître. Amour et Tolérance seront alors plus facile à échanger, à partager...

bon courage et à bientôt.

Fais attention à ne pas te laisser embrigader, ce qui n'exclut pas de rester lucide...au contraire !" ;-)



KLL Black and Red

Lecture : Siné Hebdo TOUS les mercredis

13 janvier 2009

Gaza laboratoire des marchands d'armes

Juré, promis, pas craché; il n'était venu dans ce gouvernement de collabos que pour s'occuper de la pauvreté. Pensez un expert, ancien président de l'Union Centrale des Communautés Emmaüs, de gôoooooche, un CV plus long que l'engin de Rocco Sifredi. Il est tellement bien Martin qu'il a accepté de s'occuper de la jeunesse... La misère de la jeunesse ? C'est pourtant limpide.

Pendant ce temps l'armée Israélienne, ne pas dire ou écrire complaisamment "Tsahal", mais bien armée Israélienne, utilise de nouvelles bombes high tech au possible, heureux Palestiniens découpés, tranchés comme des jambons. On leur envoie le meilleur de notre technologie et ils se plaignent d'être massacrés. Ingrats.
Vraiment le meilleur des mondes.

KLL Black and Black

Pas de musique ce soir.

11 janvier 2009

Ami Elliot

Cultiver l'Amitié, l'Amour, ne pas laisser de mauvaises herbes s'installer...hier soir l'Ami Elliot Smith est revenu à la maison. Ce sentiment curieux et toujours tenace d'avoir perdu un Ami, et malgré le temps passé de l'avoir quitté hier.



KLL

Bande son : New Moon" album posthume d'Elliot SMITH ... sur myspace, une page "contacte Elliot Simth" Fucking Monkey business !

10 janvier 2009

Sons And Daughters

Pour finir cette soirée loin de Gaza, loin de tout, en belle compagnie. Cousins des "The Duke Spirit"


KLL

Bande son "Love the Cup" SONS and DAUGHTERS

09 janvier 2009

Un monde sans pitié


©KLL
Alors que les dirigeants Israéliens préparent leur élection en massacrant d'innocents Palestiniens... Qu'Obama prépare les Américains (le monde ?) au pire économique, que notre mini conducator nicolae continue de s'agiter... Juste envie de musique, de douceur, d'énergie déployé à lutter pour. Je me disais ce soir en voiture, évidemment bloqué dans nos merveilleux embouteillages; que j'étais content de vieillir, enfin vieillir ainsi. Pas d'autosatisfaction ou de complaisance, mais juste constater que j'aimais de plus en plus les "gens", sans angélisme, sans populisme, avec lucidité. Mon regard s'affine, trouve le beau même devant l'évidente laideur, sans l'occulter malgré tout. Témoigner modestement, sans moyens de faire mieux pour l'instant.

KLL

Bande son : "Ida Honey (Tell Me You'll Be Mine)" sur l'album "Nothing Can Stop These Men" (super titre) THEE MILKSHAKES, Ami Gwen !!! je l'ai ;-)

Allez je rajoute des morceaux sur la radio.

02 janvier 2009

2009, An pire.

Spécial dédicace 2009 à notre omniminiprésident : " Celui dont la pensée ne va pas loin verra les ennuis de près." CONFUCIUS
à transmettre également au peuple d'autruches sous lexomil.

KLL Black and Red

Lecture : "La désobéissance civile" Henry David Thoreau

19 décembre 2008

Prix KLL 2008...suite

Comment oublier ce film absolument incroyable d'intensité, d'intelligence, de maîtrise cinématographique ?

'There Will Be Blood" de Paul Thomas Anderson
Le film commence sur une scène de 15mn sans dialogues. Long et lourd silence où des hommes creusent dangereusement les entrailles de la terre pour en extraire la sève, le poison noir nourricier. Sous nos yeux naît ainsi une Amérique des pionniers se construisant sur le pétrole et la bible. Dans une parabole stupéfiante d'évidence (après coup), le capitalisme et l'église noue une relation incestueuse, croisse, ensemble, sur les mêmes valeurs. Violence, mensonge, corruption seront leurs armes et leur perte. Ce film est un monument, un chef d'oeuvre absolu. Je pense à "L'Homme qui voulut être Roi" à "Citizen Kane". Ce film organique ne se raconte pas, il se voit, se vit. On en sort secoué, éreinté, sens et intellect mis à mal; pour notre bien. "There Will Be Blood" nous parle aussi de l'Amérique de bush dans une mise en perspective, lucide et d'une extrême acuité. Une Amérique partie en croisade, pour défendre (dixit bush jr) "The American Way of Life". Une seule vision est bien insuffisante. A voir car ces pauvres mots n'en disent rien.

KLL

Film : "There Will Be Blood" Paul Thomas Anderson 2008

11 décembre 2008

Prix KLL 2008




Fayot 2008, sous catégorie lèche burnes :
Xavier Bertrand

Humaniste 2008, sous catégorie renégat :
Bernard Kouchner, réinvente la TSF, traître sans frontières.

Humaniste socialiste 2008 :
Georges FRECHE

Chercheur 2008 ... de maroquin ministériel :
Claude Allègre

Prix Karl Marx 2008 :
Conducator nicolas, président d'un tout petit peuple de veaux couchés sous prozac, crédits, chômage, loto, PMU et télé commandé.

Plus drôle :

The FILM de l'année :
"ELDORADO" de Bouli Lanners



Albums de l'année bien pourrie :

"Neptune" THE DUKE SPIRIT .. et alors je m'en fous qu'il soit sorti en 2007...moi je l'ai découvert fin 2007, presque en 2008 !


"Real Animal" ALEJANDRO ESCOVEDO




"The Stand Ins" OKKERVIL River





Concert de mes concert à moi, loin devant ! :
THE DUKE SPIRIT - vendredi 23 mai 2008 - au Point Ephémère -



Journal de l'année :

SINE HEBDO

Livres de l'année :

"Le Capital" KARL MARX
"La haine de l'Occident" Jean Ziegler
"L'insurrection qui vient" Comité invisible

BD de l'année :
"Putain de Guerre" (T.1) 1914, 1915, 1916 Jacques Tardi et Jean-Pierre Verney

KLL

Pizza Rock'n'Roll



J'avais donc 15 ans quand ce "Pizza" et ce "Gaby oh Gaby..." me sont tombé dessus. Et c'était la première fois qu'un texte en Français me faisait autant d'effet. Monsieur Bashung faisait claquer la langue des Lumières en Rock And Roll. Et dans une France encore giscardienne, qui m'emmerdait et s'emmerdait, cela faisait du bien. Aussi je me souviens parfaitement que c'était un dimanche matin, à la radio... et que j'ai de suite voulu ce disque, mon premier coup de coeur musical. Merde un dimanche matin... Ni une ni deux, chez les bourgeois, ennemis de classe naturel de la ville voisine (asnières !!!), un prisunic est ouvert le dimanche matin en même temps que le marché. Me voilà monté sur le vélo, et à fond de pédales bientôt arrivé. Avec fébrilité et difficulté, je tombe enfin sur la cassette promise, pas les moyens d'avoir des vinyles à la maison... Je rentre en trombe, déchire l'emballage forcément récalcitrant, met le truc dans le lecteur et... rien !!! la cassette est vide de tout enregistrement. Oh non !!! et j'ai jeté le ticket... Putain je refais le chemin à l'envers, cherche ce foutu ticket au moins une heure, et le trouve. J'ai fini la journée à écouter en boucle ce premier disque d'un Monsieur auquel je resterai fidèle depuis, sans jamais le regretter.

KLL
PS : n'allez pas faire vos achats le dimanche ! ;-)

Bande son "Pizza" ALAIN BASHUNG 1980

Célestes clochards

Alors là, ce brouillon d'écriture va me valoir quelques inimitiés Rock and Roll. Je vois bien certains copains accro aux Cramps ou aux Flaming Groovies me couler dans le béton d'un pont sicilien. Mais j'avais envie après l'écoute d'un premier album merveilleux (7 fois en boucle cet après-midi) "Song Book" des Woodpigeons, de jeter un peu d'encre virtuel pour...Supertramp !
Aïe, ouille, pas la tête !!! Mais mince, je ne dois pas être le seul à cacher honteusement dans ma discothèque quelques disques de ces affreux hippies (au début). Oui j'avoue ce groupe m'a donné très jeune le goût de la belle mélodie et de la musique, pour la vie. Le premier album que j'ai acheté, enfin une cassette, était celui de Monsieur BASHUNG (Please stay with us...), et ceux de SUPERTRAMP suivraient pas loin derrière.
Ce groupe avait tout, tout, tout pour déplaire aux durs à cuirs... ce qui arriva. Pensez, un chanteur gras jouant sur un piano classique, un autre à la voie de castra sous amphétamine, un saxo; mais quand même deux guitares et même une batterie. Et pourtant ce groupe accouchera de l'album pop parfait après quelques essais laborieux dont un album concourant même pour la pochette la plus laide de l'histoire de la pop.
Il s'agit donc de ce "Breakfast in America" dont pas un seul morceau ne mérite l'opprobre. Ami Rocker ne te laisse pas abuser, cet album est finalement plus sombre et intense qu'il n'y parait. Dès le premier morceau le ton est donné par la voix grave de Rick Davies, "Gone Hollywood" annonce une époque de cheveux longs, patchouli, encens, qui se meurt. Portes s'ouvrant sur les affreuses années 80. Et l'album déroule ainsi sans aucunes fausses notes une fine pop sans (trop) manières. L'album se finit sur un fabuleux solo de piano crescendo "Child of Vision", les voix de Rick Davies et de Roger Hodgson bataillant ferme !!! Fabuleux morceau d'intensité pop. "The Logical Song" ( la bien nommée), "Goodbye Stranger" , "Just Another Nervous Wreck" ne gâche rien, SUPERTRAMP touche à la perfection sans être glaçant ou énervant. Et que dire de la superbe pochette, d'une production sublime, de la qualité des compositions et des mélodies !
Cet album aigre doux sorti en 1979 scelle définitivement la fin des années 70, et celle du groupe.

Bande son : "Breakfast In America" 1979 SUPERTRAMP

05 décembre 2008

Petit Corps Malade

Mercredi en allumant la radio matinale, j'entends que notre miniprésident va visiter et prononcer un discours dans un hôpital psychiatrique. Chouette me dis-je, ils vont bien être obligé de le garder ! et bien en voilà la preuve, il fallait l'enfermer ! Le discours complet est imbuvable voir inbitable ! un monologue d'autosatisfaction d'un suppôt du néo-libéralisme, reconverti pour l'apparence aux services publics, à l'interventionnisme de l'état. Certainement un hasard il se rendait dans un hôpital d'Antony, ville de l'honorable devedjian, avant de filer à un meeting privé UMP dans une autre ville du 92. Le 92 est une pieuvre, un état qui tient l'Etat. sarkozy sait lui en être reconnaissant.

KLL Black and Red

30 novembre 2008

"J'irai dormir à Hollywood"



Sortir d'une salle de cinéma avec le sourire bien accrochée sans avoir mis de côté les neurones n'est pas si fréquent. C'est pourquoi il faut sans hésiter foncer voir "J'irai dormir à Hollywood". D'un concept on ne peut plus simple, Antoine de Maximy, a su faire un vrai road-movie. Bardé de 3 caméras accrochés à lui, l'homme se filme, et surtout filme les gens rencontrés au hasard, sans préparation, sans scénario préalable. Scénario qui tient sur un ticket de métro, traverser ainsi équipé les Etats-Unis, de New-York à Los-Angeles, en passant la nuit chez qui le veut bien. Démarre ainsi des rencontres drôles, inquiétantes, tristes, d'une Amérique de communautés, de Hobo, de laissés pour compte. Indiens Navajo, ancien du Vietnam prenant le train pour aller purger 15 ans de prison...pour une broutille, malade mental, ancien agent immobilier ayant tout perdu... autant d'incarnations d'une Amérique approchés avec douceur et humanité. On a peur pour lui dans une Nouvelle-Orléans encore en ruine, à la rencontre d'un homme perdu dans un lotissement, lui-même perdu dans le désert; on sourit tristement à la rencontre d'une famille Navajo, replié sur elle-même, d'un Hobo sur une plage de Los-Angeles. Nous vivons avec lui son périple, sa recherche du semblable, sa quête du "des gens sympas il y en a partout, il suffit de les trouver"! Formidable moment de cinéma vérité, et si vous avez mal au coeur en sortant, c'est que celui-ci est bien rempli d'émotions et non parce que ces minis-caméras sur l'épaule vous auront donné le tournis ! Courez-voir ce film, antidote parfait à l'Amérique de bush.

KLL

Film : "J'irai dormir à Hollywood" d'Antoine de Maximy avec Antoine de Maximy !
Bande son : "I Started Out with Nothin and I Still Got Most of It" Seasick Steve