Petite leçon d'équivalence :
Qui disait ?
"Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver"
« Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge ; répétez le dix mille fois, il deviendra une vérité » ou autre "Le travail rend libre"
2007 France :
- Quand j'entends le mot culture je sors mon bigard (inoubliable auteur du "lâché de salopes") au Vatican et ma pouf chez mickey.
- "Travaillez plus pour gagner plus"
- "Tout devient possible"...
à jeter aux chiens le "Liberté, Egalité, Fraternité".
on devrait toujours apprendre à se méfier des slogans, de tous les slogans.
Les premiers slogans sont de goebbels, le directeur de communication d'un certain adolf hitler.
bonne nuit
KLL
Bande son : "Bella Ciao" chant des partisans Italiens.
20 décembre 2007
16 décembre 2007
nico VRP, stupéfiants, orifices et bobo.

Il a failli me couper toutes envies de continuer...ce pauvre blog. Le petit démagogue, VRP en canons, centrales nucléaires et autres friandises. Joyeux Noël.
Nous allions voir ce que nous allions voir, une droite décomplexée ! Yacht,Fouquet's,johnny, christian clavier, macias et autres joyeux intellectuels.
Et dire que ce triste gnome et sa suite de cireurs de pompes ne nous fouette que depuis 8 mois… nous plongeant toujours un peu plus dans une dangereuse schizophrénie. La France est (encore) tombée entre les sales pattes d’un mythomane. De Gaulle avait fait croire à une France résistante, mitterand à une France de Gauche et petit nicolas ? Qu’il n’y a plus ni droite ni gauche ? kouchner aujourd’hui, lang et allégre demain confirmeront… qu’ils n’ont JAMAIS suivi d’autres voies que celles de leurs ambitions. Ah oui, ami bobo tu découvriras bientôt que tu as dans ta discothèque le disque de la nouvelle amie de nicolas… bonne écoute ☺
Pour ma part, je suis bien trop responsable et bien élevé (merci papa) pour ne pas me foutre par tous les orifices ce qui me ferait oublier cette triste réalité. Question : comment fait-on pour avoir 16 ans aujourd'hui en France ? avec quels idéaux, quels rêves ? dans une France partagée au Fouquet's comme à Yalta entre les amis de nico, grands patrons du CAC 40.
Lecture : « J'aime pas la chanson française » LUZ
Bande son : « Ya Rayah » Rachid TAHA spécial dédicace à notre ministre de l’identité nationale.
KLL
15 septembre 2007
Burlington, Police et Rock'n'Roll

Je n'avais plus envie. Pas envie de reprendre du clavier après l'avénement de sarko 1er. La nausée l'emporte sur les neurones. Trop à dire, à penser, d'autres le font mieux que moi.
Et puis par la grâce d'un pote gentiment provocateur, envie de répondre à sa question : "Le rock est-il fondamentalement de droite et conservateur ?" http://kultura.over-blog.com/article-7072585.html
Bien écrit, bien argumenté, mais à mes yeux et surtout à mes oreilles, la question ne s'est jamais posé ainsi.
Putains d'années 80. Je me disais que finalement c'est aujourd'hui l'avénement des gamins de ces années, chaussettes et écharpes burlington, mocassins à ponpons, lodens et impers...Ces jeunes déjà vieux qui écoutaient "Police" et se foutaient de nos gueules de prolos, de nos sacs US siglés AC/DC,Téléphone et TRUST, forcément ! L'avénement des années fric, frime, des années bernard tapie, glucksmann et mitterand, vrais imposteurs et fossoyeurs de nos idéaux.
Je n'ai jamais pensé que le rock avait vocation à la révolution, il faut être né bourgeois pour y croire. Alors oui je suis ok pour penser que le rock canalise une certaine révolte et énergie, et que finalement cela arrange bien les pouvoirs en place. Nous vivons tous une schyzophrénie effrayante, avoir l'âme à gauche, rester éveillé, révolté... et jouir malgré tout des joujous capitalistes, maintenir notre "way of life" grâce à l'exploitation des petits Chinois ou des Marocains. Moi aussi j'éprouve un certain malaise à la sortie de concerts de groupes en devenir, un public arty, au look impeccable, étudiants, cultivés, fils et filles de cadres forcément supérieurs. Maintenant cette musique me fait toujours bander et m'apporte des émotions qui elles n'ont rien de sarkosyste. Le rock n'est pas conservateur, ni de droite. Il est récupéré, digéré, assimilé comme tout et tous par l'ogre libéral. Tous les groupes de Rock ayant prétendus bousculer le système, se sont cassés la gueule. Noyés qu'ils furent par leur réusite commerciale, le pognon, le confort, la vieillesse. Il y quand même moyen d'Elliot Smith à Herman Dûne, d'Arcade Fire à The Hives, pour être et penser différemment. Et si le Rock ne sert plus aujourd'hui qu'à supporter cette triste réalité, c'est déjà ça... en attendant mieux.
KLL
Bande son : "Antisocial" TRUST
10 juin 2007
Tous aux urgences

Dans moins d'une demi-heure, le PS entrera aux urgences, le PC en soins palliatifs. La gauche dite parlementaire en lambeaux, la ceinture rouge réduite à presque rien... triste pays. Ne pas allumer l'écran gris des hommes de même couleur, écouter Jeff Buckley, faire un bon repas, jouir tant que c'est encore permis.
KLL
Bande son : "Grace" - Jeff BUCKLEY -
06 mai 2007
bienvenue à sarkoland
Plus que quelques heures pour donner à ce nain humain et géant démagogue les clefs de la maison. Quelle naïveté que d'avoir cru à un sursaut républicain à l'issue du premier tour. Toute la société Française a glissé à droite et sarkosy de récupérer une partie des voix du borgne, et le socialisme parlementaire de glisser toujours plus vers un social-capitalisme résigné... la droite est, elle, sur ses valeurs et c'est en cela qu'elle a réussi par l'entremise d'un homme éminemment dangereux, sans foi ni loi autre que son moi. Nous ne tarderons pas à nous apercevoir, à subir ses lois et celles de ses sbires, tristes produits d'un dogme libéral. Confondre liberté et libéralisme... mettre au pouvoir un homme qui n'a rien entendu, (ce sont ses mots) de plus stupide que le "Connais-toi toi-même" de Socrate, un nain humain qui pense que la génétique explique le suicide ou la pédophilie; demain la pauvreté, l'homosexualité, que sais-je encore. L'inné contre le social et l'acquis ! Une société transformant toujours plus le citoyen en consommateur, docile, décérébré et forcément insatisfait; continuellement frustré d'un bonheur matérialiste impossible. sarkosy et les hommes qui le suivent sont dangereux, car dépourvu de culture, d'idées et d'humanisme, mais plein de leurs névroses. L'idée qu'un homme affirmant la connaissance de soi comme stupide puisse arriver à la tête de l'état me glace le sang. Merci aux socialistes et à Mme Royal d'avoir ouvert en grand les portes républicaines à ces ogres capitalistes. Plus qu'hier, être de gauche c'est être libertaire, anti-capitaliste, renier la croissance comme seule solution et modèle économique. Etre de gauche c'est lutter, dire non, s'opposer, se mettre en travers, Et demain le clavier n'y suffira pas.
KLL
Bande son : « Street fighting man » - The Rolling Stones
Lectures : « Jusque-là tout allait bien en Amérique » - Jean-Paul Dubois
« Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre » - Robin Cook
"La ferme des animaux" George Orwell
KLL
Bande son : « Street fighting man » - The Rolling Stones
Lectures : « Jusque-là tout allait bien en Amérique » - Jean-Paul Dubois
« Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre » - Robin Cook
"La ferme des animaux" George Orwell
02 février 2007
Les Juifs de sarkosy

Les juifs du tout petit homme sont les pauvres. Et ce n'est que l'aboutissement logique, engagé, d'un système inique, où se complaisent, s'engraissent des hommes dits supérieurs. Lobotomisés, asservis, dociles, mais durs à appliquer, faire subir aux petits les règles d'une société marchande. La société civile agonise sous les coups de boutoirs des représentants, vendeurs de services, stages et photocopieurs, apôtres du tout libéral, dépeceur des services publics. La mise en scène moderne, souriante, brillante ne trompe que ceux qui veulent l'être, et masque (mal) la violence des échanges en milieu tempéré (un film je crois...)
Camus disait que "Penser c'est dire Non". Cela n'a jamais été aussi vrai.
Continuez messieurs à enfiler vos costumes, à vendre vos foutaises, à toucher vos primes, continuez à vivre sans idées, sans idéaux, sans culture. Soyez convaincu de mériter vos salaires d'indécence. Et les autres, tous les autres, suivez poliment les chemins balisés, obligés, dessinés par ces porcs libéraux.
Un jour vous viendrez nous faire chercher, nous faire poursuivre, nous faire punir de notre résistance. Nous saurons vous répondre. Animaux traqués de fahrenheit 451.
Le pauvre est la cible, la dernière cause qui vous empêche de jouir paisiblement de vos études, de votre réussite. Le pauvre est coupable de son état, de ses échecs scolaires, de sa position dans la société. Voilà aujourd'hui la droite sarkosienne, la droite fière de ses certitudes.
Travailler plus propose le petit homme...
Une pensée aussi ce soir pour Patrick Dewaere et Elliot Smith... je saurais peut-être dire pourquoi demain ou après-demain...
KLL
Bande son : "Ave Maria" de Schubert (je sais rien à voir, quoique...)
Lectures : "A droite toute" Eric Dupin - "L'Etranger" Albert Camus - et enfin grâce à l'amitié et à l'intuition d'une belle âme "Les coups" de Jean Meckert
17 janvier 2007
Direction Calexico Paris 18éme
Tous les jours et les nuits aussi. C’est donc cela l’absence d’un père, que le temps, cette saloperie ; m’avait rendu familier. Perdu dans les rues du 18éme d’un quartier encore populo, appeler mon père et lui demander mon chemin. C’est fini petit garçon, tu devras trouver ta route tout seul. Juste panser ses blessures de musique forte, poignante.
Calexico sera le remède du jour et des nuits à venir. Juste laisser parler (et voir) un peu de leur country folk rock mariachi pop musique.
Merci à eux.
KLL
Bande son : "Garden Ruin" - CALEXICO -
WARNING : deux pépites inside - "Deep Down" - "All Systems Red"
Calexico sera le remède du jour et des nuits à venir. Juste laisser parler (et voir) un peu de leur country folk rock mariachi pop musique.
Merci à eux.
KLL
Bande son : "Garden Ruin" - CALEXICO -
WARNING : deux pépites inside - "Deep Down" - "All Systems Red"
07 janvier 2007
29 décembre 2006
La main de mon père.

Je devais avoir 8, 9 ou 12 ans. Du premier étage mon père a passé la tête par dessus l’escalier en me demandant d’aller chercher une savonnette à la cave.
« T’es feignant, tu pourrais y aller toi-même ».
C’est la seule fois où mon père a mis la main sur moi autrement que pour me consoler.
J’ai su au moment même où je prononçais ce mot combien cela était injuste. D’une enfance dans les caniveaux de Dickens, de la rue de l’Avenir, il n’avait pas appris à dire les mots bleus. Toute sa vie il parla de ses mains, d’abord et toujours pour ses enfants, mais aussi pour ses frères, ses amis, ses petits enfants. Réparer une voiture, une serrure, un vélo, était aussi un prétexte pour marquer son attachement. Nous en fûmes certainement ingrat. Mon père était un homme du quotidien, tenace, dur au mal, courageux, très courageux. Il parlait peu et donnait en exemple l’action, les faits. C’était pépé bricoleur pour ses petits-enfants. Luca et Sandro veulent faire une petite boite à poser sur la tombe, pour y mettre vis, clous et boulons trouvés.
Au revoir mon papa.
Pascal
10 décembre 2006
Seize chevaux en colère
Revenir sur ses pas ? Demander son chemin. Eviter. Mais finalement boucler 2006 avec le retour de "Sixteen Horsepower", déjà posté en janvier de cette sale année.
C'est peu dire que la musique hantée de ce groupe m'accompagne partout. Incapable que je suis d'écouter autre chose que de sombres musiques dans les moments difficiles. C'est alors que Johnny Cash, 16HP et autres outlaws reviennent au galop, traversant des plaines forcément américaines.
Mais dans le sang gris et noir de ce groupe coule une belle colère. Des Colères. Rien n'est plus sain pour moi que de sortir de cette forte mélancolie mélodique pour me lever, marcher droit. Homme en colère. De plus en plus étranger à ce monde sans pitié.
Sixteen Horsepower est devenu au fil du temps, mon groupe. Point.
KLL
Bande son : "Blessed persistence" - album - Folklore -
C'est peu dire que la musique hantée de ce groupe m'accompagne partout. Incapable que je suis d'écouter autre chose que de sombres musiques dans les moments difficiles. C'est alors que Johnny Cash, 16HP et autres outlaws reviennent au galop, traversant des plaines forcément américaines.
Mais dans le sang gris et noir de ce groupe coule une belle colère. Des Colères. Rien n'est plus sain pour moi que de sortir de cette forte mélancolie mélodique pour me lever, marcher droit. Homme en colère. De plus en plus étranger à ce monde sans pitié.
Sixteen Horsepower est devenu au fil du temps, mon groupe. Point.
KLL
Bande son : "Blessed persistence" - album - Folklore -
17 novembre 2006
Sociale bobocratie
Comme annoncée, la dame aux tailleurs immaculés a mis la main sur le sceptre rose, adoubée par les bobos des villes.
Ce sera donc en 2007, une élection rubik's cube, sarko/ségo.
C'est le borgne qui doit se marrer.
KLL
Bande son spécial dédicace à la nouvelle dame de fer et au roquet de l'UMP
"Betty" - Bernard Lavilliers - album "Nuit d'amour" -
extrait : "Je hais la morale, les prisons centrales, les maisons d'arrêt..."
PS euh non, Post Scriptum : ne pas oublier de cliquer sur le titre, un entretien avec Michel Onfray
et pour (mal) finir une belle leçon de démagogie populiste :
Ce sera donc en 2007, une élection rubik's cube, sarko/ségo.
C'est le borgne qui doit se marrer.
KLL
Bande son spécial dédicace à la nouvelle dame de fer et au roquet de l'UMP
"Betty" - Bernard Lavilliers - album "Nuit d'amour" -
extrait : "Je hais la morale, les prisons centrales, les maisons d'arrêt..."
PS euh non, Post Scriptum : ne pas oublier de cliquer sur le titre, un entretien avec Michel Onfray
et pour (mal) finir une belle leçon de démagogie populiste :
12 novembre 2006
Capuche, couteau, Herman Düne.
Laisser son grand garçon de 15 ans faire les derniers 200 mètres le menant à ses cours, où il croisera le loup tapis au fond d’une ruelle.
- « tu as l’heure »
- « non »
- « donne ton mp3 »
- « non, je ne te le donnerai pas »
Bien décidé à ne pas se laisser faire, Luca lui assène un coup de poing puis s’enfuit, avec un handicap scolaire de 10kg dans le dos.
Evidemment le gusse à capuche et casquette, le rattrape ; et lui met un coup de couteau au dessus du genou. La caillera a eu ce qu’il voulait.
Hôpital, commissariat, officier médico-légal… plus de peur que de mal, mais pour quelques centimètres, une vie aurait pu basculer...
Je ne lui souhaite pas de tomber entre mes mains. Et ce malgré mes convictions citoyennes et républicaines dont ce genre d’individu n’a rien à battre.
Comment grandir, vivre dans cette jungle, sans en être affecté ?
Alors j’ai découvert (avec l’habituel train de retard, voir deux ou trois) un merveilleux groupe de pop indie, juste barré ce qu’il faut ; au service de mélodies imparables appuyées de toutes sortes d’instruments décalés. Une autre planète s’ouvre alors, faite de joies, de rires d’enfants, mais aussi de muettes inquiétudes.
Sandro, 10 ans, ne s’y est pas trompé qui m’a piqué le disque pour l’écouter dans sa chambre.
Combien de groupes, de musiciens, savent-ils ainsi capter l’âme des enfants ? T. Rex, Supergrass parfois, et aujourd’hui ce groupe de freaks français nommé « Herman Düne ». Encore une histoire de frangins.
Les deux albums glissent tout seul, j'en suis à la vingtième écoute sans que jamais mes pavillons auditifs ne s'en lassent.
et quel moment de grâce absolue que ce "Giant" track 13 de l'album éponyme
Bande son : - Giant – Herman Düne - 2006 -
- Not On Top - Herman Düne - 2004 -
KLL
- « tu as l’heure »
- « non »
- « donne ton mp3 »
- « non, je ne te le donnerai pas »
Bien décidé à ne pas se laisser faire, Luca lui assène un coup de poing puis s’enfuit, avec un handicap scolaire de 10kg dans le dos.
Evidemment le gusse à capuche et casquette, le rattrape ; et lui met un coup de couteau au dessus du genou. La caillera a eu ce qu’il voulait.
Hôpital, commissariat, officier médico-légal… plus de peur que de mal, mais pour quelques centimètres, une vie aurait pu basculer...
Je ne lui souhaite pas de tomber entre mes mains. Et ce malgré mes convictions citoyennes et républicaines dont ce genre d’individu n’a rien à battre.
Comment grandir, vivre dans cette jungle, sans en être affecté ?
Alors j’ai découvert (avec l’habituel train de retard, voir deux ou trois) un merveilleux groupe de pop indie, juste barré ce qu’il faut ; au service de mélodies imparables appuyées de toutes sortes d’instruments décalés. Une autre planète s’ouvre alors, faite de joies, de rires d’enfants, mais aussi de muettes inquiétudes.
Sandro, 10 ans, ne s’y est pas trompé qui m’a piqué le disque pour l’écouter dans sa chambre.
Combien de groupes, de musiciens, savent-ils ainsi capter l’âme des enfants ? T. Rex, Supergrass parfois, et aujourd’hui ce groupe de freaks français nommé « Herman Düne ». Encore une histoire de frangins.
Les deux albums glissent tout seul, j'en suis à la vingtième écoute sans que jamais mes pavillons auditifs ne s'en lassent.
et quel moment de grâce absolue que ce "Giant" track 13 de l'album éponyme
Bande son : - Giant – Herman Düne - 2006 -
- Not On Top - Herman Düne - 2004 -
KLL
04 octobre 2006
D'outre-tombe, Bourdieu enterre ségoléne !
D'un grand grand bonhomme, l'air de rien autour d'un verre.
Une lucidité exprimée simplement, les 2mn de la fin éclairent mme royal sous son vrai profil et c'était bien avant le buzz merdiatique actuel. Un régal ! Désirs d'avenir dit-elle, ça fout les jetons !
KLL
Lecture : "Propos pour servir à la résistance contre l'invasion Néo-libérale" Pierre Bourdieu
Une lucidité exprimée simplement, les 2mn de la fin éclairent mme royal sous son vrai profil et c'était bien avant le buzz merdiatique actuel. Un régal ! Désirs d'avenir dit-elle, ça fout les jetons !
KLL
Lecture : "Propos pour servir à la résistance contre l'invasion Néo-libérale" Pierre Bourdieu
15 septembre 2006
Promis, j'irai à la fête de l'Huma...
Oui demain, j'irai. Et cela fera au moins dix ans que je n'aurai pas marché dans la boue de la Courneuve. Prendre le risque que tout ce barnum ne me gave au bout d'une heure, fuir les rabatteurs à la carte rouge, les discours formatés, les staliniens mal ou pas dégrossis, les beaufs et autres dinosaures... Mais aussi trouver, retrouver le simple peuple, partager leurs désirs, leurs volontés sincères d'un monde forcément meilleur.
Parcourir le village international, fouiner les stands de l'Amérique du sud, de l'Italie... déjà gamin, c'était ma partie préférée de la fête de l'Huma, celle qui me faisait rêver d'un idéal partagé au-delà des frontières. Celle qui me faisait vraiment rêver.
Demain j'irai à la fête de l'Huma, fuir les comptables de droite, les bobos de tout poil, le cynisme d'un sarkosy, le « socialisme » « modern blair » d'une ségolène royal (beurk !).
Pas que les dirigeants communistes soient meilleurs mais quand même...
Merci à Monsieur Didier "RATP" Wampas.
KLL
bande son : "Rimini" Didier Wampas
Parcourir le village international, fouiner les stands de l'Amérique du sud, de l'Italie... déjà gamin, c'était ma partie préférée de la fête de l'Huma, celle qui me faisait rêver d'un idéal partagé au-delà des frontières. Celle qui me faisait vraiment rêver.
Demain j'irai à la fête de l'Huma, fuir les comptables de droite, les bobos de tout poil, le cynisme d'un sarkosy, le « socialisme » « modern blair » d'une ségolène royal (beurk !).
Pas que les dirigeants communistes soient meilleurs mais quand même...
Merci à Monsieur Didier "RATP" Wampas.
KLL
bande son : "Rimini" Didier Wampas
10 septembre 2006
Premiers Punks ?
juste un retour éclair. j'écoutais ce matin le "You really got me" des merveilleux Kinks, en me disant qu'il avait alors plus de 10 ans d'avance sur le mouvement Punk. confirmation ici :
KLL. néo fan des sixties.
Bande son : Reprise par THE JAM du "David Watts" des KINKS.
KLL. néo fan des sixties.
Bande son : Reprise par THE JAM du "David Watts" des KINKS.
30 mai 2006
Let's Impeach The President
Sacré claque que ce disque de Neil Young. Oui ! Attaquons le président bush, sinistre clown qui répond à l'échelle des Etats-Unis à la médiocrité de berlusconi ou autre poutine.
Aussi ce disque est plein d'une fureur maîtrisé, électrique sans sortir les muscles. Pas nécessaire, car le Neil a retrouvé la voie des riffs saignants, de la mélodie juste, une merveille d'album. Dés le départ on sent l'homme en proie à une saine colère et des morceaux comme "The restless consumer", "Let's Impeach The President" ou encore "Shock and Awe" déboulent à fond de train, appuyés par des choeurs ou une trompette rageuse.Voilà qui donne envie de comprendre les textes du Canadien. Dans "Let's Impeach The President" il ne demande pas moins que la destitution de bush. Un Neil décidément très remonté qui accuse également l'administration bush d'espionner les citoyens, d'avoir laisser tomber les noirs lors de l'ouragan katarina... Ce disque parle d'urgence, d'une volonté d'en sortir enfin, d'ouvrir les yeux, de passer à autre chose. Bref un formidable album, d'une cohésion absolue, ou jamais pendant les 10 morceaux que contient l'album, on n'ait envie de zapper une seule fois. Un disque qui s'inscrit dans la grande tradition populaire des "protest songs", sans négliger la force des mélodies, la puissance instrumentale.
Téléchargement interdit.
Extrait de « THE RESTLESS CONSUMER »
…What out on the desert sands
Lies a desperate lover
They call her the « Queen of oil »
So much to discover…
Don’t need no ad machine…
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
N'oubliez pas de cliquer sur les titres de ce blog qui sont tous des liens en rapport avec le post.
KLL
Bande son : "Living with War" - Neil Young – 2006
(Merci Stephan !)
Aussi ce disque est plein d'une fureur maîtrisé, électrique sans sortir les muscles. Pas nécessaire, car le Neil a retrouvé la voie des riffs saignants, de la mélodie juste, une merveille d'album. Dés le départ on sent l'homme en proie à une saine colère et des morceaux comme "The restless consumer", "Let's Impeach The President" ou encore "Shock and Awe" déboulent à fond de train, appuyés par des choeurs ou une trompette rageuse.Voilà qui donne envie de comprendre les textes du Canadien. Dans "Let's Impeach The President" il ne demande pas moins que la destitution de bush. Un Neil décidément très remonté qui accuse également l'administration bush d'espionner les citoyens, d'avoir laisser tomber les noirs lors de l'ouragan katarina... Ce disque parle d'urgence, d'une volonté d'en sortir enfin, d'ouvrir les yeux, de passer à autre chose. Bref un formidable album, d'une cohésion absolue, ou jamais pendant les 10 morceaux que contient l'album, on n'ait envie de zapper une seule fois. Un disque qui s'inscrit dans la grande tradition populaire des "protest songs", sans négliger la force des mélodies, la puissance instrumentale.
Téléchargement interdit.
Extrait de « THE RESTLESS CONSUMER »
…What out on the desert sands
Lies a desperate lover
They call her the « Queen of oil »
So much to discover…
Don’t need no ad machine…
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
Don’t need no more lies
N'oubliez pas de cliquer sur les titres de ce blog qui sont tous des liens en rapport avec le post.
KLL
Bande son : "Living with War" - Neil Young – 2006
(Merci Stephan !)
29 mai 2006
Il Caimano - deuxième partie

Envie d'ajouter que cette dernière oeuvre de Nanni Moretti est aussi et avant tout un vrai film. L'histoire d'un producteur de série Z qui se retrouve à défendre presque par défaut un film contre berlusconi. Alors dit-il que "j'ai voté pour lui !". On suit donc ce petit homme malheureux dans sa vie, se séparant de sa femme, ne produisant plus rien d'autre que des émissions de télé-achat. Nanni dépeint cet homme dans son intimité et dans sa lutte forcée et maladroite pour produire le film. Et c'est parfois (un peu) laborieux, pas facile de faire se recouper la vie de ce petit homme et celle de berlusconi. Ce n'est que quand l'acteur pressenti pour tenir le rôle de berlusconi, magnifique Michele Placido, se défile que le film prend à la gorge. Et surprise c'est Nanni lui-même qui endosse le rôle de berlusconi. A cet égard la dernière scène du film fait froid dans le dos. berlusconi-Moretti sort du tribunal où il vient d'être condamné, monte sous escorte dans une berline noire. La caméra filme en plan serré le visage de Nanni-berlusconi, la voiture s'éloigne et on perçoit le tribunal en arrière plan qui flambe sous les cocktails molotovs du "peuple" vengeant berlusconi. On en frémit. Il y a aussi deux autres moments de pur cinéma. Bruno Bonobo, le producteur, quitte le notaire en compagnie de son ex-épouse, où ils viennent de régler cette séparation. Et alors nous les suivons tous les deux dans les embouteillages Romains, ils se passent et se dépassent plusieurs fois, se saluant de la main, se souriant. Autre scène magnifique également ou Bruno découvre que le film qu'il prévoyait de faire au départ (Le retour de Christophe Colomb) se fait finalement dans son dos et avec la trahison de son réalisateur et de son acteur fétiche (Michele Placido). Ce qui donne l'occasion à Nanni de nous amener sur une plage Romaine de nuit, sur un plateau de cinéma. J'ai pensé à la plage de Pasolini.
Merci encore Nanni.
Nanni, Nanni, Nanni, Signore Moretti

Sorti de la salle de cinéma, cueilli par un froid qui n'a rien de saison. Et pourtant je viens de quitter un ami de longue date, d'une amitié platonique.
"Bianca" avait été pour moi la découverte d'un nouveau cinéaste Italien, acteur-réalisateur qui parlait si bien de la société, notre société à travers nos vies, nos travers, nos désirs et nos désillusions.J'avais adoré aussi "Palombella Rossa", et tous les films qui suivraient. J'aime profondément cet homme dont j'ai su de suite qu'il ne ferait pas de film pour faire un film... de plus. Mais seulement parce qu'il avait à nous dire, à nous provoquer, à nous questionner, à travers lui, Michele, Nanni, Moretti.
Le Caïman ne fait pas exception à cette règle. Et si finalement le film parle évidemment de berlusconi, il nous parle aussi et surtout de nous, de notre position face à cette société mercantile où seule la vulgarité égale la médiocrité. Il nous parle de cette Italie qui fût belle, résiste encore parfois. D'une Italie vulgarisée par la loi de l'argent, des télévisions, des journaux berlusconiens. Que du capitalisme triomphant naissent des hommes tels que berlusconi, à cela rien d'étonnant. Le plus grave est qu'il s'approprie par les urnes le pouvoir législatif. Et seul en Italie résistent encore quelques juges courageux, incarnant presque à eux seuls le nécessaire contre-pouvoir. L'Italien est sorti affaibli, appauvri, malade de 30 ans de berlusconisme télévisuelle, c'est un fait. Un fait suffisamment sûr pour que même le téléspectateur "moyen" français soit bien incapable de regarder une chaîne de ce sinistre bouffon sans migrer ailleurs. Cet homme a joué habilement sur la volonté partagée par tous d'avoir une vie meilleure. Et pour cela il s'est bien sûr présenté en modèle absolu, dictateur d'opérette, entraînant l'Italie toujours plus bas. Jusqu'à se faire élire en prônant (bien entendu) moins d'état et plus de privé, refrain connu mais efficace, laissant la place aux requins dépeçant rageusement des services publics déjà mal en point. berlusconi disait en substance :"je suis milliardaire, élisez-moi, je ne mettrai pas les mains dans la caisse, je n'en ai pas besoin...". Et la moitié des Italiens de voter pour ce piètre bouffon.
Il n'y a pas d'équivalent en Europe d'un homme aussi puissant ayant tenu en ses mains un pays entier, économie et politique incestueusement mêlés. Et pourtant les gens savent, sont avertis. berlusconi a corrompu, est corruptible, a été condamné. Nanni interroge à plusieurs reprises ses personnages sur l'origine de la fortune de berlusconi, sur ses société écrans, ses prêtes noms. Les gens savent mais votent pour berlusconi, pour balkany, demain pour sarkozy ? Tout cela est bien triste et prépare idéalement la place à l’homme fort, fossoyeur de nos libertés.
Et la gauche officielle, proclamée comme telle, n'a que peu d'idées à opposer, toute affairée qu'elle est à se disputer une place au soleil.
Je me souviens qu'il y a quelques années, Nanni avait lors d'une manifestation de l'Olivier (gauche unie), saisit la tribune pour haranguer devant une foule énorme, les hommes politiques présents. Pour leur jeter à la face leur tristesse, fustiger leur inertie, leur incapacité à proposer, à résister brillamment et avec intelligence au caïman. Y a t'il UN seul Nanni Moretti en France ? Il Caimano est aussi une magnifique déclaration d'amour pour un cinéma militant, un hommage à Gian Maria Volonte, Michele Placido, Francesco Rosi... et tant d'autres.
Grazie Nanni, Grazie mille.
KLL
Bande son : « The Blowers Daughter » - Damien Rice – album « O » (que l'on trouve dans le film)
… si même nos penchants musicaux nous rapprochent…
23 mai 2006
Who knows where the time goes ?
21 mai 2006
Parodie Stonienne

Pour un retour...
Je me demandais ce soir en écoutant "Moonlight Mile" © The Rolling Stones © à quel moment les pierres étaient-elles devenues une parodie d'elles-même ? Certainement pas sur ce merveilleux album "Sticky Fingers". Ce morceau flotte à la fin de l'album en apesanteur absolu, les Stones encore, encore, encore. Superbe numéro de Rock and Folk ce mois, et un Ungemuth nous donnant à (re) découvir quelques pièces Stoniennes oubliées au grenier...et pourtant. Mais une parodie des Stones par eux-même est encore préférable aux vilains copieurs sans âme... et puis en concert ces gars mettent encore tout le monde d'accord... putain dire que j'ai raté l'Olympia !!!
Merci Monsieur Ungemuth
KLL
Bande son : Moonlight Mile" - Sticky Fingers - The Rolling Stones
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