17 septembre 2005

Pas de sport !


Marre de cette sous culture de beaufs, de cette course inutile au corps parfait, de cette avalanche de millions d'euros. Marre de voir les gosses transformés en placards publicitaires pour 3 bandes, une virgule ou un félin ! Bienvenue dans le meilleur des mondes sportif, corps unique, pensée unique ! Lobotomisation de masse.
Pas étonnant que le sport ait toujours été proche des dictatures, coupe du monde 78 dans l'Argentine de Pinochet, jeux olymfric à Berlin en 36 sous les yeux du führer, en 80 en URSS ! Les valeurs sportives sont réactionnaires et aujourd'hui ultra-capitaliste.
Le néo-bourgeois est sportif, le néo-bobo idem. De toute façon nous devrions tous nous méfier des "vérités" qui aujourd'hui ne souffrent pas d'être contredites. Le sport est tellement bon, bienfaisant, utile, nécessaire... hors du champ critique ?

Marre des discours hygiénistes, ami, amie, amis, amies, buvez, faites l'amour, mangez, voyagez, lisez, écoutez; mais de grâce lâchez nous les... justement pas les baskets ! Le sport n'apprend rien ! Dans la vraie vie, il n'y a pas de limites, pas de terrains, pas de règles intangibles. Regardez "nos" sportifs, tous de droite, douillet fait la léche pour chirac suivi de près par drut, bambuck, estrosi roule (même un ancien champion moto !) et virenque (glups !) pour sarkosy. J'en passe, ça lasse. Le plus à gauche c'est Rocheteau (allez les verts !) c'est dire ! Le sport école de la compétition, écrabouiller son "adversaire" sur le terrain puis au boulot.

Je vais me mettre un bon disque, un Kinks pour changer, un bon bouquin. Avec un peu de chance j'en garderai quelque chose du domaine du sensible, de l'indéfini, qui a osé dire intelligence ?

Finalement une des seules choses de bonne que nous a données le sport c'est le nom d'un prof de gym honni par quelques-uns de ses élèves, des glandeurs que ce con essayait de convertir aux joies du short qui pue... Ils s'en souviendront en nommant leur groupe de son nom. Lynyrd Skynyrd.

KLL

Bande-son : - Poison Whiskey - Lynyrd Skynyrd - album éponyme -1973 - MCA
Lecture : "Vivre et penser comme des porcs" Gilles Chatelet

03 septembre 2005

Ordre bourgeois

Avez-vous remarqué que sarkosy énonce toujours des réponses simples (à des problèmes complexes) sous couvert de bon sens ? démago, populiste...

Je laisse la parole à plus grand :

"Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle."

Roland Barthes.

Préservez-nous du "bon sens" sarkosien.

KLL

Nouvelle-Orléans-France

De la Nouvelle-Orléans aux squats parisiens, la même couleur. Noir. Ces même "dirigeants" qui stigmatisent les victimes en coupables en les dénonçant implicitement à la majorité silencieuse. bush avec son ordre de tirer pour tuer les "pillards", petit nicolas avec son ordre d'évacuer les squats. Quand ces immeubles sont occupés depuis 5, 10 ou 15 ans; il s'agit d'une responsabilité collective. Répondre par la force à des questions aussi complexes et humaines avilit l'action politique. sarkosy est lamentable, il s'accroche à son image d'homme d'action, qui n'est qu'un leurre médiatique. Il ferait mieux de construire des logements sociaux dans son neuilly et le 92 doré. La plupart des occupants de ces immeubles travaillent (même sans papiers !), leurs enfants vont à l'école mais personne ne veut les loger. Trop nombreux, trop pauvre, trop Noir ? Finalement ce gouvernement n'étonne plus, il est de droite et le fait savoir. Vous en voulez encore ?

Un des immeubles "évacués" se trouvait "Rue de la Fraternité". Honte.

KLL

Bande son : "Street fighting man" - The Rolling Stones -

01 septembre 2005

Pinocchio retourne à l'école


La rentrée... ce seul mot me renvoie à mes pires souvenirs, rétrospectivement. Car c'est bien après que je me suis rendu compte de la souffrance que m'avait infligée l'école. Même si je devrais plutôt parler de système scolaire, par respect envers les millions d'enfants qui eux désireraient se rendre à l'école. Le seul regret que je ressente à avoir des enfants vient de là.
L'impression parfois même d'envoyer mes enfants en prison. Sans exagération. Si notre modèle républicain l'était autant, alors pourquoi reproduit-il exactement les inégalités sociales ? Faut-il être naïf pour penser encore que ce système donne une égalité de chances pour tous, se moquant de la classe sociale, des origines, des différences. Si c'était le cas, il y a bien longtemps que nos écoles seraient fermées. Trop dangereux. Hors l'époque est à la nostalgie des écoles-pensionnats type années 50, c'est dire ! L'école broie les plus intelligents, les plus sensibles, les plus rebelles, les plus "différents". C'est une machine à fabriquer de bons petits citoyens consommateurs, ne bousculant pas l'ordre établi, respectant scrupuleusement la hiérarchie, brisant les rêves de liberté, effaçant le sourire des enfants. Pourquoi ces notes, cette compétition, ces humiliations ? Apprendre dans la souffrance pour beaucoup, dans l'ennui pour la majorité. C'est la première arme de répression massive.
Une autre école respectant l’enfant dans sa globalité comme un individu à part entière est-elle possible ? Trouver l'issue de secours.

KLL

Bande son : "Schools are prisons" Sex Pistols
"School Days" AC/DC -
" Yes sir, no sir" The Kinks-"Arthur"- 1969- reédition Sanctuary 2004

27 août 2005

R'N'R incorrect

Revenu de Rock en Seine hier. Arcade Fire !!! qu'en dire ? Ce groupe est LA sensation dont notre musique avait vraiment besoin. Epique, classieux, déjanté, romantique, intelligent, intense... et ce sur des compositions impeccables. Les Canadiens n'ont pas oublié que tout pouvait être tenté en partant d'abord de vraies chansons, couplet-refrains-mélodie... et seulement à partir de là toutes les "fantaisies" sont possibles. Et sur scène les lascars ne s'en privent pas, changements permanents d'instruments (sauf les violons !), tous au chant, même sans micros, percussions sur tout ce qui leur tombe dessus, pied de micro cassé... le public plonge avec eux dès le départ.
Putain de contraste avec les Queen of The Stone Age, bourrins de première ! Pas une chanson digne de ce nom ! Suffit pas de jouer dur et fort.
Et pour finir des Pixies à bout de souffle, enchaînant les morceaux sans âme, pressés d'en finir. De toute façon, encore un groupe surestimé... à mes oreilles. Au moins ils ont répondu de la meilleure façon au pourquoi de leur "reformation". $$$

KLL

Bande son : The Arcade Fire "Funeral" 2004

24 août 2005

Italia, Italia, amore mio


Profiter de ne pas avoir les enfants pour prendre un peu de temps sans contraintes ou presque. Je viens de finir de revoir ce merveilleux film de Marco Tullio Giordana "La Meglio Gioventu", "Nos meilleures années". Quelle merveille d'intelligence, de sensibilité, de grâce. L'Italie en ce qu'elle a de meilleure, un pays de fraternité, d'amitié, de conscience familiale et politique. Une Italie que j'ai découverte pour ma part à seulement 20 ans. Ce fut pour moi une révélation, mon université libre et chaleureuse. Un choc même ! Pour un petit français inconsciemment élevé dans l'idée d'un pays supérieur.
L'Italie m'envahit alors de son patrimoine artistique mais surtout humain. L'un échangeant constamment avec l'autre. Depuis j'ai eu le bonheur d'y amener mes beaux garçons (et ma douce)... qui sans s'en rendrent compte s'y imprègnent de ses couleurs, sa vitalité, sa beauté.
De toute l'Europe, seule l'Italie sait encore vivre en famille, y mélanger les générations avec bonheur.

Mais aujourd'hui j'en perçois les fissures. Pourquoi les Italiens attendent ils d'avoir 40 ans pour avoir un unique enfant ? Que deviendront ses valeurs en élevant l'enfant dieu ? Que deviendra la générosité, le goût de l'effort, le sens du partage dans une nation à l'enfant gras ? Pas d'enfant ou juste un, tel est la triste réalité en Italie depuis 10 ans. Et que dire de la course effrénée au fric, aux fourrures, aux 4*4 et berlines allemandes... La fracture avec un "nord" de plus en plus matérialiste n'a rien de symbolique. Plus que jamais il y a toujours deux Italies... au moins !
Descendre, descendre plus au sud. Les plus belles scènes de bonheur de ce film ont d'ailleurs lieu en Sicile (et en Toscane), sur l'île Stromboli. L'île de Rossellini et Ingrid Bergman. Faire confiance aux Italiens, roi du contre-pied, des contradictions apparentes.

KLL

Bande son : "Siamo solo noi" Vasco Rossi

19 août 2005

Des Stones aux Kinks


C’est peu dire que Sir Manœuvre sort le tapis rouge pour le dernier album des « Pierres qui roulent ». 5 étoiles dans le dernier R&F, rien de moins ! hum, hum, j’ai appris à me méfier des dernières livraisons Stoniennes depuis……….. Au moins « Tatoo You », en gros plus de 20 ans !!! à mon (humble) avis, les Stones manquent de danger, d’urgence, d’instabilité. Et puis la prod’, rien à faire, c’est toujours trop, trop gras, trop riche (on y revient). Ils peuvent prendre n’importe quel producteur, ingénieur du son, c’est sans surprises, les gars ne parviennent pas à laisser leur empreinte, ne parviennent pas à bouger les papys.
Finalement les meilleures chansons des Stones depuis 20 ans sont à chercher chez les « Blacks Crowes » ! Enfin bon le 5 Septembre, j’irai quand même verser mon obole au culte. Par fidélité.

Mais aujourd’hui je (re)découvre (grâce à un valet de Manœuvre), Mister Ungemuth Nicolas, les « Kinks », « THE KINKS ».
Sur la base de son superbe papier (R&F de juillet) relatant l’histoire de ces "beautiful looser", je me suis jeté sur les disques que je possédais. Et me suis aperçu qu’il m’en manquait 4 essentiels. Lacune comblée depuis en passant par l'amazone. The Kinks, donc, superbe groupe anglo-anglais, aux 2 frères Davies, Dave et Ray. De leur début à 1971, tous leurs albums sont indispensables. C’est le furieux « You really got me » morceau novateur s’il en fut, qui fera décoller le groupe. Mais très vite leurs compositions devinrent plus précieuses. Pour ceux qui aiment les mélodies de soie, les couplets-refrains immédiatement mémorisables, arrangements somptueux de clavecins, hautbois, cor, guitares, tambourins, mellotron… Sans qu’il n’y ait JAMAIS rien de trop, grâce à un talent inouï. Et que dire également de leurs textes, tableaux lucides, féroces et ironiques mais néanmoins attendris de l’Angleterre. Les Kinks c’est la quête d’une innocence perdue. Dès leur début ils allèrent à contre-courant, chantant le charme rétro d’une Angleterre victorienne. Pas le moindre des paradoxes (apparents) pour ces authentiques prolétaires, amoureux des pubs et du « working class hero ». Quand les Stones ou les Beatles voulaient changer le monde, eux chantaient avec mélancolie un monde révolu, une époque aux plaisirs simples des joies enfantines. Loin, très loin du psychédélisme alors à la mode. Ce qui fait qu’aujourd’hui ces disques sont « out of time », qu’ils ne semblent pas vieillir.

Dans une deuxième période leur talent s’épanouira complètement en concept album, aux titres impossibles.

Something Else by the Kinks en 1967

The Village Green Preservation Society (leur « Sgt Pepper’s… ») en 1968
(Magnifique réédition en 2004)

Arthur, or The Decline and Fall of the British Empire en 1969

Lola vs. the Powerman & the Money-Go-Round en 1970

Muswell Hillbillies en 1971

Mais ne pas oublier non plus les Kinks, première période, un superbe petit coffret paru sur le label « Castle » regroupe en 3 albums les singles des débuts.
Un seul morceau résume alors le caractère du groupe, le bien nommé « I’m not like everybody else ».

Aujourd’hui j’aime ce groupe de perdants magnifiques, pour toujours. 40 ans après une date de naissance décidément bien tardive… au pays de Claude François !

KLL

Bande son :

« The Kinks Are The Village Green Preservation Society » 1968
Somptueuse édition 3 CD en 2004 sur « Sanctuary Records.

Je n’ai personnellement jamais entendu une réédition aussi différente des précédentes, on y redécouvre réellement nombre d’instruments qui étaient auparavant enfouis dans les versions précédentes… On y perçoit pleinement le génie des arrangements Kinksiens.

10 août 2005

Souriez...


"Nous vivons dans une dictature soft. Notre liberté est une illusion. Dieu est mort. La démocratie est devenue une plaisanterie. Les politiciens sont des techniciens corrompus qui gouvernent nos pays comme s'ils manageaient une grande entreprise. La seule chose qui nous reste : le consumérisme. Le danger serait de nous en lasser, car au-delà du consumérisme, il ne nous reste plus rien." Ou alors pire : la violence. La réponse au chaos et au non-sens du monde contemporain, ce serait un acte de violence tout aussi dénué de sens.

J.G. BALLARD


Pourquoi ne pas garder le sourire ?

Le Gwen

08 août 2005

Electric Post


Je pensais à vous, les garçons de l'équipe Collectif Rock...
Et je viens de découvrir (à peu près) la façon de procéder pour poster ces foutus machins (posts ? C'est ça ?)
Ainsi, je pensais à vous : non, les gars, elles n'ont pas les yeux fixés sur vous... seulement sur le photographe.
C'est un vrai métier. La pose.
La pose. Un post. Mon premier post. Un petit quelque chose quand même...
Allez... tu l'édites ton poste, qu'est-ce tu fous ?

Bien à vous.

Le Gwen

05 août 2005

I'm back (part 2)


De retour, d'Italie, de Toscane. Forcément un peu le Blues. Pas grave, je repartirai ici ou ailleurs. Teenage Kicks.
Et puis le plaisir de retrouver les potes, sa discothèque et la jolie Louise :-)
Post bronzé, post fainéant.

Au fait l'ami Stephan, tu trouveras le moyen de mettre une radio sur ce foutu blog ? Bacio à Anne-Claire.

Good night, sleep tight.

KLL

03 août 2005

Bienvenue à bord, Louise....


Tonton istep est heureux de présenter à la face du monde la charmante Louise arrivée parmi nous le Mardi 26 Juillet 2005 à 16h40....Les parents vont bien...
La question que je me pose est la suivante: Comment vivra-t-elle quand elle aura 20 ans ? Quelle musique écoutera-t-elle ? J'y reviens trés prochainement ici même...

Istep

11 juin 2005

Enfants de Darwin


cauchemar-de-darwin
Originally uploaded by kaloutoo.
"Le cauchemar de Darwin" d'Hubert Sauper.

Synopsis du film

"Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l’humanité, sont aujourd’hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation.
En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fût introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l’énorme poisson est exportée avec succès dans tout l’hémisphère nord.
Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, prostituées, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d’un drame qui dépasse les frontières du pays africain.
Dans le ciel, en effet, d’immenses avions-cargos de l’ex union soviétique forment un ballet incessant au dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud: celui des armes."

Je ne vais plus souvent au cinéma, juste faute de temps. Alors aujourd'hui encore plus qu'hier, je ne supporte pas de voir un film "inutile". De ces films dont il ne reste rien la lumière revenue. Je suis donc allé voir "Le cauchemar de Darwin" d'Hubert Sauper. Rien vu de plus effrayant depuis «Shoah » de Claude Lanzmann.
Les mots sont impuissants à décrire l'horreur que montre (dénonce ?) ce documentaire. Juste envie de dire que c'est une parfaite allégorie de la mondialisation en cours, du capitalisme triomphant. Aller voir ce film est la moindre des choses, c'est un devoir civique, moral. Mais après, que faire ? Le diffuser au congrès UMP du petit nicolas. Si cela pouvait leur donner coeur et intelligence. Quelle société préparons-nous à nos enfants ?
Cliquez sur le lien plus haut et surtout, allez voir ce film digne, dur et lucide.

KLL

04 juin 2005

Les enfants


enfants
Originally uploaded by kaloutoo.
Je me souviens d'un temps où les enfants jouaient de rien, du sable, de l'eau, de l'air. je me souviens du temps où les enfants s'inventaient leur vie, leur peur,leur mort. Les terrains vagues l'étaient encore. Sans balises. No security. Je me souviens d'un temps où le monde était bien réel. Je me souviens d'un temps où les avions n'aterrissaient pas dans les tours. Je me souviens d'un temps où il n'était nul besoin d'être invité pour voir amis ou famille. Pousser la porte suffisait. Je me souviens d'un temps où les baby-sitter n'étaient pas des inconnus, mais un oncle, une tante, un cousin. Je me souviens d'un temps où l'ouvrier croyait encore à la lutte des classes. Je me souviens d'un temps où le peuple trouvait le bonheur avec peu, loin du consumérisme et de la télévision. Je me souviens d'un temps ou politique cohabitait avec conscience. Je me souviens...
Seul les enfants n'ont pas changé.

KLL

21 mai 2005

Rolling de plaisir

Oh putain, ça faisait une éternité...me lever un samedi matin et...mettre un Stones. L'objet du délit "Atlantic City 1989" (cherchez pas sur amaz et cie). Et comprendre une énième fois pourquoi ces mecs sont toujours là, à soulever les foules de plaisir sur "Honky Tonk Women" ou "Start Me Up". Le plaisir. Jamais entendu une foule rugir de bonheur ainsi. Vivre un concert des Stones au moins une fois dans sa vie, à l'Olympia ou dans un stade mais obligatoirement dans la fosse. Comprendre pourquoi Jagger est LE performer absolu. Impossible de résister. Ces mecs sont LE fucking great Rock'N'Roll band. Longue vie.
Gimme Shelter. "War, children, it's just a shot away".
KLL

Bande son - "Atlantic City 1989" - The Rolling Stones -

19 mai 2005

Sorry Boss

Pour revenir sur le post précédent... dire qu'il y a quand même quelques bons morceaux sur le dernier disque du Boss. Springsteen n'est jamais aussi bon que quand il nous décrit l'Amérique profonde, celle des laissés pour compte de libéralisme. Finalement ce disque est la suite logique du précédent qui narrait sobrement l'après 11 septembre. Étonnant cette capacité à se placer du côté de l'Amérique des raisins de la colère. "The Hitter" ou l'histoire d'un boxeur raté, c'est dans ces moments-là que le Boss retrouve la grâce. Délicatement, sobrement et sans apitoiement. Et puis un gars qui réussit à être aussi populaire ET intelligent, ça laisse rêveur. Un peu comme si Johnny avait un cerveau et... une âme.

Good night sleep tight.

KLL

Bande son : Bruce Springsteen - " Devils & Dust" - 2005 -

"Ami jeune, n'oublie pas de voter Giscard le 29 mai."

17 mai 2005

Springsteen et Mica p.hinson

Sur la pochette il a l'air concerné, belle photo en noir et blanc, tête baissée... et pourtant c'est d'un album transparent dont M. Springsteen nous gratifie. Il y a même 2 morceaux où sa voix s'essaie en des trémolos de pigeon. Merde. Et tout ça à près de 20€ Pour nous refiler en prime un DVD dont je n'ai strictement rien à branler. Voilà la dernière trouvaille des marchands pour nous fourguer encore plus cher des disques avec 3 bons morceaux dedans. Le téléchargement a encore de belles nuits devant lui.

Alors j'ai attrapé un beau disque, made in UK. On jurerait pourtant un vrai groupe américain, Un de ceux décalé, un peu bizarre..sans être inaccessible. "Micah p. Hinson and the gospel of progress". Bel album donc. Ambiance pas vraiment bubble-gum. Textes intimistes, blues blanc, guitares essentiellement acoustiques. Couleurs grises et noires mais sans austérité grâce à des arrangements audacieux, choeurs et voix féminines au service de mélodies impeccables. Un premier album qui impressionne sans sortir les muscles. Un final somptueux avec une ballade on ne peut plus mélancolique "The day texas sank to the bottom of the sea". Merci.

Profiter aussi de ce post pour saluer mes potos manchots qui oeuvrent pour l'exception culturelle française. Un peu seul en ce moment, loin de ma communauté apple-rock :-)

KLL

Bande son : micah p.hinson – 2004 – label Sketchbook

09 mai 2005

The Who et les Jéhova

Le blog c'est comme le sexe...difficile de reprendre après une longue interruption. Quelle philosophie !. Alors que je bullais en écoutant "The Who at Leeds", la sonnette retentit. Je n'attends personne...sauf les témoins de Jehova. Les malheureux, pas vraiment la bonne porte. La bouche pleine de miel, il cherche en dix secondes à me convaincre de la nécessité de croire en leurs foutaises. "je suis athé et parfaitement heureux de l'être". Vade retro. L'Athé, une espèce en voie d'extinction ?
je retourne à mon disque, pas fantastique au demeurant, la musique des Who n'a pas très bien vieilli, sauf quelques grands morceaux dont "Substitute" 2mn07, important la durée chez les Who. Trop long ça lasse.
Premier morceau de l'album "Heaven and Hell"...les Jehova écoutent aux portes !

23 avril 2005

Travelling autoroutier

Je me réjouis toujours à l'idée d'un voyage, quelle que soit la destination ou la durée. C'est comme un long travelling qui prend son temps. le plus important est de bien accompagner ce travelling de la bande son du jour. Généralement j'aime les musiques très "roots" pour rouler, Creedence ou Neil Young..."Harvest" pour commencer.
Alors demain départ pour une ville qui me réconcilie avec la France, Toulouse, sa belle campagne, son accueuil, sa simplicité...des défauts ? peut-être en voie de se bobotiser...à suivre.

21 avril 2005

Folk givré

La Suède ou l'autre rive du Rock ? c'est en écoutant ce magnifique "Walking Restless" sur l'album du talentueux Mattias Hellberg que j'ai eu envie d'écrire ce post. Le genre de "petit" morceau qui insidieusement s'imprime tranquillement pour ne plus vous quitter.
Guitares au pluriel, électrique en fond, accoustique devant, belle mélodie, choeurs féminins de " ouh ! ouh !"...à se pamer.
Ni trop gai, ni trop triste comme tout l'album du reste.

Pas évident à passer au Macumba un samedi soir mais une country/folk/rock intelligente, sobrement produite, d'un froid pays qui fait mieux qu'imiter les cousins mac-do. Que fait Obispo ?

Album "Mattias Hellberg" du même nom...Fargo Records-2005

19 avril 2005

N'ayez pas peur !

...de la bouche même de notre président du salon de l'agriculture, mais de quoi pourrions-nous avoir peur ? des privatisations ? Enfin il faut dire externalisation aujourd'hui. Ces changements sémantiques sont d'ailleurs révélateur d'une certaine gêne. Chirac et ses sbires sont le degré zéro de la politique, de vagues déclarations qui se veulent volontaristes, pas d'explications, pas de détails. Encore un qui n'a pas lu cette diarhée constitutionnelle de 852 pages ! Affligeant !!! et ce "n'ayez pas peur "...justement, parlons-en. J'ai la chance (c'en est une) par mon métier de cotoyer la France qui souffre, qui peine de cette démocratie qui n'est plus qu'un prétexte pour le grand capital. Cette France sans papiers, sans droits, travaillant au noir, pour continuer à engraisser les mêmes. Mais aussi cette France salarié, qui ne comprend plus, n'entend plus les prophétes promettant des jours meilleurs. Oui il faut avoir peur de ne pouvoir envoyer demain nos enfants en créche, à la cantine, à l'école sans devoir le payer très cher. Il sera bien trop tard alors pour regretter le temps où les services publics fonctionnaient équitablement pour tous...même avec leurs défauts. Cette volonté de gérer un pays de manière strictement comptable est effrayante, inhumaine.

Envie de citer Nanni Moretti :

"Tu sais à quoi je pensais ? Je pensais à une chose très triste, qui est que moi, même dans une société plus décente que celle-ci, je me trouverais toujours avec une minorité de personnes...je crois dans les gens, mais je ne crois pas à la majorité des personnes. Je sais que je me trouverais toujours à mon aise et d'accord avec une minorité..."
Extrait de "Journal Intime"