07 novembre 2005

Forza UMP


Pianotez "émeutes" ou "banlieue" sur le moteur de recherche gogol... et Oh surprise ! Apparaît en première position le site de l'UMP du petit nicolas. En sachant qu'il suffit d'acheter les liens commerciaux (ceux surlignés en bleu)... sarkosy à l'oeil si facilement larmoyant devant les "petites gens", profiterait-il de la misère de ces concitoyens pour se faire de la pub ? Pour faire bonne mesure le "nouvel Obs » fait de même ! Tel berlusconi en Italie, sarkosy et ses sbires use de toutes les ficelles pour attirer à lui le gogo de service.

Bravo nicolas tes dir'comm ont tiré toutes les leçons de leurs études américaines. We love you !

KLL

05 novembre 2005

Caillera

sarkosy répond à la banlieue. Avec les mots de celle-ci. Ainsi il semble bien que petit nicolas ait "simplement" répondu à une habitante du quartier qui lui demandait quand il les débarrasserait de cette racaille ? Et sarkosy de répondre dans les mêmes termes. Ce qui ne contribue pas à élever le débat et ne suffit pas à l'excuser, car ces mots (pas les premiers) , ne sont que démagogie dans la bouche d'un maire de neuilly. Il a aussi rencontré avant cette fameuse scène des jeunes d'Argenteuil, méthode sarkosy, allumer un feu et contre-feu pour couper court aux critiques. La France cumule les pires problèmes, urbanisme des banlieues, échec du "modèle" républicain, réflexes communautaires, montée des intégrismes, racisme, système scolaire sclérosé, syndicats corrompus. Et pourtant il faudra bien trouver des solutions politiques et donc collectives à ce foutoir. Une démission de sarkosy, réclamée par certains le rendrait encore plus populaire.

A voir donc dans l'excellente émission de Daniel Schneidermann "Arrêt sur image" dimanche 6 Novembre.

KLL

Banlieue city is burning

Et voilà donc que les médias redécouvrent les banlieues. De comptabiliser avec gourmandise les voitures brûlées comme seul indicateur d'un malaise mal exprimé. Lu dans Libération, un éducateur : "j'aurai voulu que ces gamins soient organisés politiquement". Moi aussi. On peut toujours rêver. Je n'ai qu'une envie c'est renvoyer gauche et droite dos à dos. La gauche qui a trop longtemps fermé les yeux sur les traffics (réels et très importants en volume...), et les conséquences qui en découlent. La droite qui ne sait que réprimer, réduire les subventions, supprimer des postes d'acteurs sociaux. J'en passe. Seulement je voudrais pointer du doigt une réalité trop souvent négligée. Ces "jeunes" ont retenu une réalité de notre société. Je consomme donc je suis. L'insatisfaction qui en découle est à mes yeux le vecteur principal de ces violences. Ajoutée à la démission des parents, à la faillite de l'école, et au chomage; le cocktail est éveidemment explosif. Il ne s'agit plus de réclamer des moyens supplémentaires, cela a été fait. Dans certains quartiers, on en est à la deuxième voire troisième réhabilitation, sans jamais oser aborder les questions de fond. Trop dérangeant ? Il faut admettre (ce qui ne revient pas à se résigner), qu'il existe une fraction de jeunes issus de l'immigration (ou non) qui sont absolument incontrôlables. Aucune conscience, aucune morale, aucun respect de rien ni de personne. Réclamer une conscience politique alors que certains sont capables de foutre le feu aux bus, personne handicapé à l'intérieur, de brûler un centre de loisirs ou une école maternelle ! Quand ces jeunes parlent d’irrespect, de contrôles continus par les flics, de racisme, ils ont raison, mais ils oublient facilement de se contraindre eux-mêmes au respect minimum. La violence verbale et physique qu’ils exercent au quotidien est très mal ressentie par les habitants du lieu banni. J'ai beaucoup d'amis de toutes origines, il m'est arrivé d'avoir ces discussions avec Farah, Rachid ou Roger. Mais mes amis eux travaillent, respectent les règles d'une démocratie (même malade). Ils conviennent que les communautés maghrébines ou autres devraient d'abord balayer devant leur porte. Et la tâche est rude, les questions complexes. Je ne prétends pas dans ce malheureux blog y répondre.
Mais j'en ai marre d'entendre la gauche dorée réclamer plus de moyens, la droite plus de répression. sarkosy n'est pas un imbécile, même si il n'y a rien d'étonnant à ce que ses mots aient mis le feu aux poudres. Il faut oeuvrer pour donner à vivre aux futures générations un autre modèle de société qui ne soit pas seulement basé sur le consumérisme. Que ce nirvana soit atteint ou non il est générateur de frustrations, dans toutes les franges de la société. Briser ce cercle vicieux qui fait des habitants des banlieues les premières et seules victimes de ces violences. Ne pas laisser le terrain du dialogue aux imams ou autres dealers. Le risque de guerre civile pourrait être réel si un pouvoir politique raciste arrivait au pouvoir. Beaucoup de ceux qui se sentent "légitimement" français n'attendent que cela...

KLL

Bande son : "Oualalaradime" - Essence ordinaire - ZEBDA -

31 octobre 2005

Les délices de Tanger

hum....... merci l'ami Istep de ton post précédent. Pour moi ce groupe c'est d'abord (à tort ) une émotion érotique, magnifiques photos du groupe accompagné de Mlle Chloe Des Lysses dans Rock & Folk. Un érotisme hard, un porno soft, fémininement assumé. De magnifiques photos noir et blanc qui font plus pour l'émancipation de la femme que... christine boutin ou marie-claire !

KLL

Chateau Gonzo ou le maitre en sa demeure



Enfin, la voix de TANGER s'exprime libre et curieuse sur la toile....Enfin des nouvelles de ce groupe français unique et exigeant.C'est dans ces moments là que je me dis que la blogosphère a un véritable intêret: Permettre à ceux qui ont quelque chose à dire de le faire sans attendre....Monsieur Pigeard, sachez que le prochain album de TANGER tourne déja sur ma platine mentale ;-)
Au plaisir de vous lire....à defaut de vous entendre !!

ISTEP

PS: Ne trouvant pas de crédit à cette trés belle photo de studio, je me permets de la reproduire telle quelle...D'avance merci

le blog de P.Pigeard: chateaugonzo

23 octobre 2005

Blog filial

ça devait arriver... le plus petit de la bande a décidé lui aussi de blogger. Frais, drôle, amusant... un regard d'enfant.
bonne route

10 octobre 2005

Motard un jour...


Je ne vous fais pas la suite du titre... ça en a fait marrer certains (ils se reconnaîtront :-). Je ne sais pas ce qui m'a pris mais j'avais envie de retourner au salon de la moto, avec mon petit bonhomme. En fait on n'est jamais ancien motard mais motard sans moto... pour cause de finance, de famille, etc... Et puis le virus revient comme après une trop longue abstinence. Et là devant le stand TRIUMPH, c'est elle ! une évidence ! un flash amoureux. Elle s'appelle Bonneville T100 et sera la parfaite compagne à mes amours Kinksiens... La moto reste un espace de folle liberté, parfaitement irrationnel donc banni dans une société qui cherche à nous baliser, contrôler, décider de notre sécurité... La moto emmerde sarkosy. Vive la moto, toutes les motos.

KLL

Bande son : "Down The Highway" - The Freewheelin' Bob Dylan – 1963

17 septembre 2005

Pas de sport !


Marre de cette sous culture de beaufs, de cette course inutile au corps parfait, de cette avalanche de millions d'euros. Marre de voir les gosses transformés en placards publicitaires pour 3 bandes, une virgule ou un félin ! Bienvenue dans le meilleur des mondes sportif, corps unique, pensée unique ! Lobotomisation de masse.
Pas étonnant que le sport ait toujours été proche des dictatures, coupe du monde 78 dans l'Argentine de Pinochet, jeux olymfric à Berlin en 36 sous les yeux du führer, en 80 en URSS ! Les valeurs sportives sont réactionnaires et aujourd'hui ultra-capitaliste.
Le néo-bourgeois est sportif, le néo-bobo idem. De toute façon nous devrions tous nous méfier des "vérités" qui aujourd'hui ne souffrent pas d'être contredites. Le sport est tellement bon, bienfaisant, utile, nécessaire... hors du champ critique ?

Marre des discours hygiénistes, ami, amie, amis, amies, buvez, faites l'amour, mangez, voyagez, lisez, écoutez; mais de grâce lâchez nous les... justement pas les baskets ! Le sport n'apprend rien ! Dans la vraie vie, il n'y a pas de limites, pas de terrains, pas de règles intangibles. Regardez "nos" sportifs, tous de droite, douillet fait la léche pour chirac suivi de près par drut, bambuck, estrosi roule (même un ancien champion moto !) et virenque (glups !) pour sarkosy. J'en passe, ça lasse. Le plus à gauche c'est Rocheteau (allez les verts !) c'est dire ! Le sport école de la compétition, écrabouiller son "adversaire" sur le terrain puis au boulot.

Je vais me mettre un bon disque, un Kinks pour changer, un bon bouquin. Avec un peu de chance j'en garderai quelque chose du domaine du sensible, de l'indéfini, qui a osé dire intelligence ?

Finalement une des seules choses de bonne que nous a données le sport c'est le nom d'un prof de gym honni par quelques-uns de ses élèves, des glandeurs que ce con essayait de convertir aux joies du short qui pue... Ils s'en souviendront en nommant leur groupe de son nom. Lynyrd Skynyrd.

KLL

Bande-son : - Poison Whiskey - Lynyrd Skynyrd - album éponyme -1973 - MCA
Lecture : "Vivre et penser comme des porcs" Gilles Chatelet

03 septembre 2005

Ordre bourgeois

Avez-vous remarqué que sarkosy énonce toujours des réponses simples (à des problèmes complexes) sous couvert de bon sens ? démago, populiste...

Je laisse la parole à plus grand :

"Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle."

Roland Barthes.

Préservez-nous du "bon sens" sarkosien.

KLL

Nouvelle-Orléans-France

De la Nouvelle-Orléans aux squats parisiens, la même couleur. Noir. Ces même "dirigeants" qui stigmatisent les victimes en coupables en les dénonçant implicitement à la majorité silencieuse. bush avec son ordre de tirer pour tuer les "pillards", petit nicolas avec son ordre d'évacuer les squats. Quand ces immeubles sont occupés depuis 5, 10 ou 15 ans; il s'agit d'une responsabilité collective. Répondre par la force à des questions aussi complexes et humaines avilit l'action politique. sarkosy est lamentable, il s'accroche à son image d'homme d'action, qui n'est qu'un leurre médiatique. Il ferait mieux de construire des logements sociaux dans son neuilly et le 92 doré. La plupart des occupants de ces immeubles travaillent (même sans papiers !), leurs enfants vont à l'école mais personne ne veut les loger. Trop nombreux, trop pauvre, trop Noir ? Finalement ce gouvernement n'étonne plus, il est de droite et le fait savoir. Vous en voulez encore ?

Un des immeubles "évacués" se trouvait "Rue de la Fraternité". Honte.

KLL

Bande son : "Street fighting man" - The Rolling Stones -

01 septembre 2005

Pinocchio retourne à l'école


La rentrée... ce seul mot me renvoie à mes pires souvenirs, rétrospectivement. Car c'est bien après que je me suis rendu compte de la souffrance que m'avait infligée l'école. Même si je devrais plutôt parler de système scolaire, par respect envers les millions d'enfants qui eux désireraient se rendre à l'école. Le seul regret que je ressente à avoir des enfants vient de là.
L'impression parfois même d'envoyer mes enfants en prison. Sans exagération. Si notre modèle républicain l'était autant, alors pourquoi reproduit-il exactement les inégalités sociales ? Faut-il être naïf pour penser encore que ce système donne une égalité de chances pour tous, se moquant de la classe sociale, des origines, des différences. Si c'était le cas, il y a bien longtemps que nos écoles seraient fermées. Trop dangereux. Hors l'époque est à la nostalgie des écoles-pensionnats type années 50, c'est dire ! L'école broie les plus intelligents, les plus sensibles, les plus rebelles, les plus "différents". C'est une machine à fabriquer de bons petits citoyens consommateurs, ne bousculant pas l'ordre établi, respectant scrupuleusement la hiérarchie, brisant les rêves de liberté, effaçant le sourire des enfants. Pourquoi ces notes, cette compétition, ces humiliations ? Apprendre dans la souffrance pour beaucoup, dans l'ennui pour la majorité. C'est la première arme de répression massive.
Une autre école respectant l’enfant dans sa globalité comme un individu à part entière est-elle possible ? Trouver l'issue de secours.

KLL

Bande son : "Schools are prisons" Sex Pistols
"School Days" AC/DC -
" Yes sir, no sir" The Kinks-"Arthur"- 1969- reédition Sanctuary 2004

27 août 2005

R'N'R incorrect

Revenu de Rock en Seine hier. Arcade Fire !!! qu'en dire ? Ce groupe est LA sensation dont notre musique avait vraiment besoin. Epique, classieux, déjanté, romantique, intelligent, intense... et ce sur des compositions impeccables. Les Canadiens n'ont pas oublié que tout pouvait être tenté en partant d'abord de vraies chansons, couplet-refrains-mélodie... et seulement à partir de là toutes les "fantaisies" sont possibles. Et sur scène les lascars ne s'en privent pas, changements permanents d'instruments (sauf les violons !), tous au chant, même sans micros, percussions sur tout ce qui leur tombe dessus, pied de micro cassé... le public plonge avec eux dès le départ.
Putain de contraste avec les Queen of The Stone Age, bourrins de première ! Pas une chanson digne de ce nom ! Suffit pas de jouer dur et fort.
Et pour finir des Pixies à bout de souffle, enchaînant les morceaux sans âme, pressés d'en finir. De toute façon, encore un groupe surestimé... à mes oreilles. Au moins ils ont répondu de la meilleure façon au pourquoi de leur "reformation". $$$

KLL

Bande son : The Arcade Fire "Funeral" 2004

24 août 2005

Italia, Italia, amore mio


Profiter de ne pas avoir les enfants pour prendre un peu de temps sans contraintes ou presque. Je viens de finir de revoir ce merveilleux film de Marco Tullio Giordana "La Meglio Gioventu", "Nos meilleures années". Quelle merveille d'intelligence, de sensibilité, de grâce. L'Italie en ce qu'elle a de meilleure, un pays de fraternité, d'amitié, de conscience familiale et politique. Une Italie que j'ai découverte pour ma part à seulement 20 ans. Ce fut pour moi une révélation, mon université libre et chaleureuse. Un choc même ! Pour un petit français inconsciemment élevé dans l'idée d'un pays supérieur.
L'Italie m'envahit alors de son patrimoine artistique mais surtout humain. L'un échangeant constamment avec l'autre. Depuis j'ai eu le bonheur d'y amener mes beaux garçons (et ma douce)... qui sans s'en rendrent compte s'y imprègnent de ses couleurs, sa vitalité, sa beauté.
De toute l'Europe, seule l'Italie sait encore vivre en famille, y mélanger les générations avec bonheur.

Mais aujourd'hui j'en perçois les fissures. Pourquoi les Italiens attendent ils d'avoir 40 ans pour avoir un unique enfant ? Que deviendront ses valeurs en élevant l'enfant dieu ? Que deviendra la générosité, le goût de l'effort, le sens du partage dans une nation à l'enfant gras ? Pas d'enfant ou juste un, tel est la triste réalité en Italie depuis 10 ans. Et que dire de la course effrénée au fric, aux fourrures, aux 4*4 et berlines allemandes... La fracture avec un "nord" de plus en plus matérialiste n'a rien de symbolique. Plus que jamais il y a toujours deux Italies... au moins !
Descendre, descendre plus au sud. Les plus belles scènes de bonheur de ce film ont d'ailleurs lieu en Sicile (et en Toscane), sur l'île Stromboli. L'île de Rossellini et Ingrid Bergman. Faire confiance aux Italiens, roi du contre-pied, des contradictions apparentes.

KLL

Bande son : "Siamo solo noi" Vasco Rossi

19 août 2005

Des Stones aux Kinks


C’est peu dire que Sir Manœuvre sort le tapis rouge pour le dernier album des « Pierres qui roulent ». 5 étoiles dans le dernier R&F, rien de moins ! hum, hum, j’ai appris à me méfier des dernières livraisons Stoniennes depuis……….. Au moins « Tatoo You », en gros plus de 20 ans !!! à mon (humble) avis, les Stones manquent de danger, d’urgence, d’instabilité. Et puis la prod’, rien à faire, c’est toujours trop, trop gras, trop riche (on y revient). Ils peuvent prendre n’importe quel producteur, ingénieur du son, c’est sans surprises, les gars ne parviennent pas à laisser leur empreinte, ne parviennent pas à bouger les papys.
Finalement les meilleures chansons des Stones depuis 20 ans sont à chercher chez les « Blacks Crowes » ! Enfin bon le 5 Septembre, j’irai quand même verser mon obole au culte. Par fidélité.

Mais aujourd’hui je (re)découvre (grâce à un valet de Manœuvre), Mister Ungemuth Nicolas, les « Kinks », « THE KINKS ».
Sur la base de son superbe papier (R&F de juillet) relatant l’histoire de ces "beautiful looser", je me suis jeté sur les disques que je possédais. Et me suis aperçu qu’il m’en manquait 4 essentiels. Lacune comblée depuis en passant par l'amazone. The Kinks, donc, superbe groupe anglo-anglais, aux 2 frères Davies, Dave et Ray. De leur début à 1971, tous leurs albums sont indispensables. C’est le furieux « You really got me » morceau novateur s’il en fut, qui fera décoller le groupe. Mais très vite leurs compositions devinrent plus précieuses. Pour ceux qui aiment les mélodies de soie, les couplets-refrains immédiatement mémorisables, arrangements somptueux de clavecins, hautbois, cor, guitares, tambourins, mellotron… Sans qu’il n’y ait JAMAIS rien de trop, grâce à un talent inouï. Et que dire également de leurs textes, tableaux lucides, féroces et ironiques mais néanmoins attendris de l’Angleterre. Les Kinks c’est la quête d’une innocence perdue. Dès leur début ils allèrent à contre-courant, chantant le charme rétro d’une Angleterre victorienne. Pas le moindre des paradoxes (apparents) pour ces authentiques prolétaires, amoureux des pubs et du « working class hero ». Quand les Stones ou les Beatles voulaient changer le monde, eux chantaient avec mélancolie un monde révolu, une époque aux plaisirs simples des joies enfantines. Loin, très loin du psychédélisme alors à la mode. Ce qui fait qu’aujourd’hui ces disques sont « out of time », qu’ils ne semblent pas vieillir.

Dans une deuxième période leur talent s’épanouira complètement en concept album, aux titres impossibles.

Something Else by the Kinks en 1967

The Village Green Preservation Society (leur « Sgt Pepper’s… ») en 1968
(Magnifique réédition en 2004)

Arthur, or The Decline and Fall of the British Empire en 1969

Lola vs. the Powerman & the Money-Go-Round en 1970

Muswell Hillbillies en 1971

Mais ne pas oublier non plus les Kinks, première période, un superbe petit coffret paru sur le label « Castle » regroupe en 3 albums les singles des débuts.
Un seul morceau résume alors le caractère du groupe, le bien nommé « I’m not like everybody else ».

Aujourd’hui j’aime ce groupe de perdants magnifiques, pour toujours. 40 ans après une date de naissance décidément bien tardive… au pays de Claude François !

KLL

Bande son :

« The Kinks Are The Village Green Preservation Society » 1968
Somptueuse édition 3 CD en 2004 sur « Sanctuary Records.

Je n’ai personnellement jamais entendu une réédition aussi différente des précédentes, on y redécouvre réellement nombre d’instruments qui étaient auparavant enfouis dans les versions précédentes… On y perçoit pleinement le génie des arrangements Kinksiens.

10 août 2005

Souriez...


"Nous vivons dans une dictature soft. Notre liberté est une illusion. Dieu est mort. La démocratie est devenue une plaisanterie. Les politiciens sont des techniciens corrompus qui gouvernent nos pays comme s'ils manageaient une grande entreprise. La seule chose qui nous reste : le consumérisme. Le danger serait de nous en lasser, car au-delà du consumérisme, il ne nous reste plus rien." Ou alors pire : la violence. La réponse au chaos et au non-sens du monde contemporain, ce serait un acte de violence tout aussi dénué de sens.

J.G. BALLARD


Pourquoi ne pas garder le sourire ?

Le Gwen

08 août 2005

Electric Post


Je pensais à vous, les garçons de l'équipe Collectif Rock...
Et je viens de découvrir (à peu près) la façon de procéder pour poster ces foutus machins (posts ? C'est ça ?)
Ainsi, je pensais à vous : non, les gars, elles n'ont pas les yeux fixés sur vous... seulement sur le photographe.
C'est un vrai métier. La pose.
La pose. Un post. Mon premier post. Un petit quelque chose quand même...
Allez... tu l'édites ton poste, qu'est-ce tu fous ?

Bien à vous.

Le Gwen

05 août 2005

I'm back (part 2)


De retour, d'Italie, de Toscane. Forcément un peu le Blues. Pas grave, je repartirai ici ou ailleurs. Teenage Kicks.
Et puis le plaisir de retrouver les potes, sa discothèque et la jolie Louise :-)
Post bronzé, post fainéant.

Au fait l'ami Stephan, tu trouveras le moyen de mettre une radio sur ce foutu blog ? Bacio à Anne-Claire.

Good night, sleep tight.

KLL

03 août 2005

Bienvenue à bord, Louise....


Tonton istep est heureux de présenter à la face du monde la charmante Louise arrivée parmi nous le Mardi 26 Juillet 2005 à 16h40....Les parents vont bien...
La question que je me pose est la suivante: Comment vivra-t-elle quand elle aura 20 ans ? Quelle musique écoutera-t-elle ? J'y reviens trés prochainement ici même...

Istep

11 juin 2005

Enfants de Darwin


cauchemar-de-darwin
Originally uploaded by kaloutoo.
"Le cauchemar de Darwin" d'Hubert Sauper.

Synopsis du film

"Les rives du plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l’humanité, sont aujourd’hui le théâtre du pire cauchemar de la mondialisation.
En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fût introduite dans le lac Victoria à titre d’expérience scientifique. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l’énorme poisson est exportée avec succès dans tout l’hémisphère nord.
Pêcheurs, politiciens, pilotes russes, prostituées, industriels et commissaires européens y sont les acteurs d’un drame qui dépasse les frontières du pays africain.
Dans le ciel, en effet, d’immenses avions-cargos de l’ex union soviétique forment un ballet incessant au dessus du lac, ouvrant ainsi la porte à un tout autre commerce vers le sud: celui des armes."

Je ne vais plus souvent au cinéma, juste faute de temps. Alors aujourd'hui encore plus qu'hier, je ne supporte pas de voir un film "inutile". De ces films dont il ne reste rien la lumière revenue. Je suis donc allé voir "Le cauchemar de Darwin" d'Hubert Sauper. Rien vu de plus effrayant depuis «Shoah » de Claude Lanzmann.
Les mots sont impuissants à décrire l'horreur que montre (dénonce ?) ce documentaire. Juste envie de dire que c'est une parfaite allégorie de la mondialisation en cours, du capitalisme triomphant. Aller voir ce film est la moindre des choses, c'est un devoir civique, moral. Mais après, que faire ? Le diffuser au congrès UMP du petit nicolas. Si cela pouvait leur donner coeur et intelligence. Quelle société préparons-nous à nos enfants ?
Cliquez sur le lien plus haut et surtout, allez voir ce film digne, dur et lucide.

KLL

04 juin 2005

Les enfants


enfants
Originally uploaded by kaloutoo.
Je me souviens d'un temps où les enfants jouaient de rien, du sable, de l'eau, de l'air. je me souviens du temps où les enfants s'inventaient leur vie, leur peur,leur mort. Les terrains vagues l'étaient encore. Sans balises. No security. Je me souviens d'un temps où le monde était bien réel. Je me souviens d'un temps où les avions n'aterrissaient pas dans les tours. Je me souviens d'un temps où il n'était nul besoin d'être invité pour voir amis ou famille. Pousser la porte suffisait. Je me souviens d'un temps où les baby-sitter n'étaient pas des inconnus, mais un oncle, une tante, un cousin. Je me souviens d'un temps où l'ouvrier croyait encore à la lutte des classes. Je me souviens d'un temps où le peuple trouvait le bonheur avec peu, loin du consumérisme et de la télévision. Je me souviens d'un temps ou politique cohabitait avec conscience. Je me souviens...
Seul les enfants n'ont pas changé.

KLL